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( 28 octobre, 2008 )

La Belle Femme

C’est encore Christian qui m’a envoyé des photos du carrefour de la Belle Femme, au bout de la rue Paul Bert, à la limite entre Lens et Liévin. Ce carrefour a été modifié : sur le GIF ci dessous, on le voit sur l’image satellite tel qu’il était avant. Sur les autres images, le triangle a été remplacé par un rond-point.

Ce lieu s’appelle « La Belle Femme » en mémoire de la tenancière du café qui se situait là en 1910. Cette femme était très jolie et faisait tourner la tête aux mineurs qui venait y prendre un verre. Est-ce une légende ou une histoire vraie ? On ne le sait pas mais on raconte que cette dame a tout quitté un jour pour partir avec un mineur faire fortune en Amérique. L’épouse du mineur, très décidée à ramener son mari volage au foyer a donc décidé à son tour de traverser l’Atlantique. En avril 1912, elle prit place à bord d’un magnifique paquebot qui s’appelait : le Titanic. Quelques jours plus tard, le 14, ce navire heurtait un iceberg. La femme du mineur fit parti des 1491 victimes de ce naufrage.

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( 24 octobre, 2008 )

La fin d’un mythe : l’Apollo va mourir

Mon ami Christian de Liévin m’a fait part de cette nouvelle : (Extrait d’un article paru dans « La Voix Du Nord » du 14 septembre 2008) :

La démolition de l’Apollo devrait débuter dans un mois

Le chantier des gares de Lens se poursuit. Les prochaines échéances concernent l’Apollo et la gare routière avec quelques perspectives supplémentaires.

Toutes les opérations préalables ont été menées. Cela a pris du temps mais cette fois les dés sont jetés. Dans un plus d’un mois, les travaux de démolition de l’Apollo vont débuter. « Il devraient durer six mois », explique Guy Delcourt (Maire de Lens). Quant au devenir du site, c’est toujours la piste d’investisseurs privés qui est privilégiée.

L’apollo, c’est encore une partie de notre jeunesse qui s’en va! Combien de fois avons sommes nous entrés dans cette magnifique salle ?  J’y ai ma communion en 1963 (avec les enfants de collèges Michelet et Campan); j’y ai aussi chanté sur scène des chants de Noël avec une chorale créée à l’école du 12 vers 1960 par l’un des instituteurs; on allait y assister à des représentations théatrales jouées pour les jeunes des écoles de Lens qui découvraient Molière ou Racine; mon père m’y avait même emmené assister à un meeting politique du Parti Socialiste pour la campagne présidentielle de 1974 avec un certain François MITTERAND. Mais ce dont on se souvient le plus, ce sont les séances de cinéma du dimanche après midi (quand parfois, on prenait plus de temps à draguer les filles au balcon qu’à regarder le film). Ensuite, toute la bande de copains revenait par la rue de la Paix et le Boulevard pour aller prendre un verre au café « Le Basly » (qui doit être maintenant le Zébulon). Même après l’ouverture du Colisée, nous sommes restés fidèles à l’Apollo, c’était le ciné des jeunes.

L’ Apollo s’en va … Dommage, on aurait le modifier mais en conserver l’architecture car ce bâtiment est aussi un symbôle de Lens depuis son ouverture le 26 mars 1932.

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( 22 octobre, 2008 )

Histoire de la « nouvelle » gare de Lens et de ses bus

La « nouvelle » gare de Lens a été construite après la première guerre mondiale. Tous les anciens se souviennent de la Place de la Gare avec ses vieux bus qui desservaient les corons et les communes environnantes et d’où partaient et arrivaient les ramassages scolaires des collèges Michelet (pour les garçons) et Campan (pour les filles).

La Compagnie qui desservait La Bassée (en passant pas l’hôpital et la fosse 14) s’appelait les Transports en Commun Lensois. Les vieux bus Chausson étaient de couleur jaune et avaient parfois bien du mal à monter la côte de la route de La Bassée. Les jours de marché par exemple, les bus étaient pleins et il arrivait que, malgré tous les efforts du chauffeur, le vieux bus renonce à aller plus loin que l’hôpital. Tout le monde devait descendre alors, les personnes à destination de la fosse 14 finissaient à pied et celles qui allaient plus loin vers La Bassée attendaient le suivant avec l’espoir qu’il serait en meilleur état. Ces bus étaient à peu près comme celui-ci :

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Pour en revenir à la gare, celle ci a été construite avec ne architecture originale faisant penser à une locomotiv de l’époque. Voici l’histoire de la « nouvelle « gare de Lens :

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( 21 octobre, 2008 )

lensois célèbre : Auguste DETOEUF

Auguste Detœuf (né à Lens en 1883 – mort le 11 avril 1947) est un industriel et essayiste français. Ancien élève de Polytechnique (Promotion 1902), ingénieur général des Ponts et Chaussées, il débute en 1908 aux travaux hydrauliques de la marine à Cherbourg. Il est ensuite nommé au Havre en 1912. Il s’intéresse aux problèmes d’exploitation des ports et met en œuvre ses idées pendant la Première Guerre mondiale. Il est affecté à la commission technique des voies navigables. De directeur du port de Strasbourg, il devient directeur général de Thomson-Houston. Il sera de 1928 à 1940 le premier président d’Alstom.Impliqué dans les bouleversements de son temps, il prononce en 1936 un fameux discours devant le Groupe X-Crise intitulé La fin du libéralisme. Il a participé en 1938 au colloque Walter Lippmann où, sur certains thèmes, il s’est opposé à Ludwig von Mises.Mais Auguste Detœuf est sans doute plus connu pour son recueil de petits essais, maximes et aphorismes écrit à la fin des années 30, Propos d’O.L. Barenton, confiseur. De manière souvent humoristique, il traite de nombreux thèmes comme la nature humaine, l’économie, le fonctionnement de l’entreprise… Cet ouvrage est régulièrement réédité. Une de ses citations célèbre : «Le capital est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.»

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( 21 octobre, 2008 )

lensois célèbre : Stephan KUBIAK

De parents arrivés de Westphalie en 1923, Stephan Kubiak est né en 1929 à Liévin, il veut très vite jouer de l’accordéon pour faire comme son oncle. C’est après la guerre qu’il se lance dans la création d’un orchestre avant d’ouvrir sa propre salle de danse, le célèbre Gaity, au 4 de Lens en pleine cité minière. Il rencontre Eddy Barclay qui veut commercialiser le procédé microsillon en France. Les deux hommes signent un contrat qui les fera décoller ensemble vers la notoriété.
Stéphane Kubiak fera venir à lui les meilleurs musiciens de la région, français et polonais, produira des dizaines de 45 et 33 tours, avant de passer avec succès au CD. Sa femme, Hélène, l’accompagnera au piano, son frère Casimir à la guitare et à la trompette, puis ses enfants, Catherine et Christian (qui a pris aujourd’hui le relais, sous une forme différente).
Stéphane Kubiak est le pur produit de la présence polonaise dans le Nord – Pas-de-Calais car il représente à la fois le folklore, la réussite et l’intégration. Pour les fêtes de fin d’année, il produisait un album qui s’arrachait dans le Nord-Pas-De-Calais. Stéphane Kubiak était entré vivant dans la légende. Mais aujourd’hui, c’est une autre dimension qu’il rejoint, l’Histoire. Il faisait corps avec sa région. La nuit de la saint-Sylvestre au Gaity était un événement. Il l’annulera une seule fois, en 1974, quelques jours après la catastrophe de Liévin.
Un jour, en vacances aux États-Unis, il voit chez un disquaire un rayon « folklore polonais ». Il regarde et tombe sur ses propres albums. De là-haut, il doit sûrement préparer un orchestre avec tous ses copains disparus, comme François Kmiecik, quelque part au paradis des musiciens.

C’est dans la nuit du 1er janvier 1990, dans son antre du Gaity et après trente-cinq ans de carrière, que Stéphane Kubiak faisait ses adieux à la scène. Stéphane Kubiak s’est éteint le 28 décembre 2007 à son domicile lensois de la rue Léon-Blum, à l’âge de 78 ans…

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la bande à Kubiak vers 1960

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Avec son fils Christian

 

( 21 octobre, 2008 )

lensois célèbre : André HORNEZ

André HORNEZ (1905-1989) né à Lens. Après des études d’architecture, il devint secrétaire de Saint-Granier et participe à la rédaction de livrets d’opérettes puis de scénarios de cinéma. Dans la chanson, il fut surtout connu pour avoir écrit les paroles de succès de Ray Ventura (Ca vaut mieux que d’attraper la scarlatine en 1930, Comme tout le monde en 1940 ou La mi-août en 1950). Il écrivit aussi pour Tino Rossi, Johnny Hess. Il faut aussi l’auteur de la chanson « Tralala » interprétée par Suzy Delair dans Quai des Orfèvres en 1947. Yves Montant (Moi, j’m'en fous, C’est si bon, Du soleil plein la tête), André Claveau (Malgré tout), Lucien Jeunesse ( Si la brise) et Line Renaud (Ni pourquoi, ni comment) furent aussi ses interprètes. En 1936, il faut co-scénariste du film « Les favoris ».

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( 21 octobre, 2008 )

lensois célèbre : Christophe SALENGRO

Lens compte parmi les siens un Chef d’Etat en exercice. En effet, Christophe SALENGRO, Président de la Présipauté de GROLAND est lensois d’origine.

Né le 9 août 1953 à Lens, Christophe Salengro est un acteur, danseur et metteur en scène français. Ce Chti se sera vite rendu compte qu’il a plus à gagner à frayer dans la bande au professeur Choron et du côté de la Cartoucherie de Vincennes que de finir ses études d’architecture qui n’avaient finalement pas d’autre but que  » de régler des comptes avec cette profession « . Son visage, notamment ses oreilles, lui permettent de trouver plusieurs rôles dans des publicités. Il a participé à des romans-photos dans Hara-Kiri.

Grand d’un peu moins de 2 mètres, il a était aussi l’un des danseurs de la série télévisée Palace (1988). Il s’est essayé à la mise en scène pour la première fois avec Repassage en janvier 2002 : la rencontre de plusieurs personnages dans une laverie automatique ; ce demi-échec n’a pas entamé son travail puisqu’il continue à enchaîner plusieurs rôles par la suite, tant au théâtre qu’au cinéma, et à développer de nouveaux projets.

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Sa reconnaissance par le grand public est due à son rôle de président de la présipauté du Groland, pays fictif d’une succession d’émissions humoristiques de la chaîne de télévision Canal+. Il prête d’ailleurs son propre nom au personnage caricatural qu’il interprète. Il est l’un des protagoniste du Festival du cinéma de Quend-Plage, où la bande à Moustique délire pendant plusieurs jours.

( 21 octobre, 2008 )

lensois célèbre : les champions olympiques

Vous ne savez peut être pas mais Lens compte 4 champions olympiques :

Les plus connus sont François BRISSON, Didier SENAC et Daniel XUEREB. Ces trois footballeurs appartenaient au RC Lens lorsqu’ils furent sélectionnés par Henri Michel dans l’équipe de France aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 1984.

En finale, la France disposa du Brésil par 2 buts à 0; Ce sont BRISSON et XUEREB qui marquèrent les 2 buts.

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Le quatrième Champion Olympique lensois :

José BEYAERT est né à Lens le 1er octobre 1925. (à la cité du 4). Il fut un champion cycliste de bonne renommée. Vainqueur entre autre du Grand Prix Helyett, du grand Prix d’Isbergues, de Paris Saint Valéry en Caux, le Critérium de l’Echo d’Alger et aussi le Tour de Colombie 1952 (en remportant 5 victoires d’étape)

 

Mais c’est surtout aux jeux Olympiques de Londres en 1948 que José Beyaert fit parler de lui en apportant à la France une médaille d’or à l’issue des 194,6 kilomètres de la « poursuite individuelle » (course de route aujourd’hui).

A l’issue de sa carrière, il partit s’installer en Colombie à la demande du gouvernement de l’époque où il s’occupa de la formation de jeunes cyclistes.

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( 20 octobre, 2008 )

lensois célèbre : Maurice GARIN

MAURICE GARIN est né à Arvier, un village situé à 780 mètres d’altitude, à 14 km d’Aoste, le le 4 mars 1871. En 1889, il est à Maubeuge, ramoneur, et vient de s’acheter sa première bicyclette. En 1892, Maurice, âgé de vingt et un ans, est majeur et obtient la nationalité française. En 1902, il s’établit à Lens, qu’il ne quittera plus et où, grâce à l’argent qu’il aura gagné sur les routes, il ouvrira une station-service dont l’enseigne ­ représentant un cycliste de l’époque ­ proclamera fièrement « Au champion des routiers du monde ». Maurice Garin passa finalement professionnel dans des circonstances assez amusantes. Il avait décidé de participer à un circuit à Avesnes-sur-Helpes, à 25 km de Maubeuge. Las, la compétition était réservée aux professionnels. Qu’importe, notre ramoneur n’en a cure. Le départ lancé, il surgit derrière le peloton, dépasse tout le monde, tombe deux fois et, totalement déchaîné, l’emporte avec une avance considérable, sous les applaudissements d’un public enthousiaste et… les vociférations des organisateurs. Il est naturellement exclu du classement, mais en lieu et place des 150 F attribués au vainqueur, se voit remettre 300 F, fruit d’une collecte spontanée organisée par les spectateurs. C’est décidé : il deviendra professionnel ! Desgrange, directeur général et rédacteur en chef du journal sportif L’Auto organise le premier Tour de France. Entre-temps, Garin s’était illustré sur toutes les routes de France. Il avait notamment gagné Paris-Mons ; Paris-Cabourg, Paris-Royan, Paris-Roubaix (deux fois), Bordeaux-Paris et en 1901, un certain Paris-Brest-Paris, parcourant 1200 km en 52 heures 11 minutes. Il démontra d’une manière éclatante, lors du premier Tour de France en 1903, son extraordinaire résistance en gagnant les deux étapes les plus longues ­ la première avec ses 467 km et la sixième ­ et en remportant l’épreuve longue de 2428 km en 94 heures 33 minutes, à la moyenne de 25,679 km. Maurice Garin remporta également le Tour 1904, mais fut disqualifié par l’Union vélocipédique de France ainsi que onze autres coureurs sur les vingt-sept arrivés à Paris au terme de l’épreuve. Il fallait faire un exemple et donc frapper un champion. Or Maurice Garin était incontestablement le « plus fort coureur de ces années-là. » C’est donc lui qui fut frappé, prioritairement. Il avait trente-quatre ans. La suspension de deux ans qui lui fut infligée interrompit sa carrière. On ne le vit plus jamais à la tête du peloton. Le 19 février 1957, Maurice Garin s’éteint à Lens, à sept heures du matin.

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( 20 octobre, 2008 )

lensois célèbre : Georges CARPENTIER

Georges Carpentier est né le 12 janvier 1894 à Liévin. Après avoir commencé la boxe à l’âge de 14 ans, il devient champion de France des welters (ou mi-moyens) en 1911 à 17 ans, puis d’Europe le 23 octobre de la même année dans la catégorie des welters ! Le titre européen des poids moyens tombe dans son escarcelle le 29 février 1912 et celui toutes catégories (lourds) le 1er juin 1913. Il devient champion du monde des mi-lourds le 12 octobre 1920 à Jersey City en mettant KO Battling Levinsky. Il devient ainsi le premier français champion du monde de boxe anglaise. Pour le titre mondial des poids lourds (toutes catégories), il échoue le 2 juillet 1921 face à Jack Dempsey auquel il rend 12 kg et 6 cm -qui deviendra par la suite l’un de ses meilleurs amis- dans un match du siècle qui lui vaudra néanmoins une renommée mondiale, car il a perdu à cause d’une main droite inutilisable suite à une fracture dès le 2e round ! Il se retire de la compétition en le 15 septembre 1926 et meurt à Paris le 27 octobre 1975.

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