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( 28 novembre, 2008 )

Le Tortillard Lens-Frévent

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  Appartenant à la Société des Chemins de Fer Economiques du Nord, la ligne Lens-Frévent  (54 km) a été ouverte le 8 août 1890. Ses rails avaient un écartement d’un mètre. Il desservait entre autres les gares de Liévin, Souchez, Aubigny en Artois, Liencourt, Rebreuviette et Frévent.

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  A Lens, le tortillard partait et arrivait à la gare du Nord, il partait vers Liévin par le boulevard des écoles (Bd Basly aujourd’hui) et revenait par la rue Thiers (rue Létienne).

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    Ce petit train transportait de nombreux voyageurs mais aussi des marchandises, en particulier du charbon et des fruits et légumes pour alimenter le marché de Lens.

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   Il fallait parfois plus de 3 heures pour rallier la gare de Frévent.

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  Le train peinait pour monter les côtes. Si bien que l’on pouvait le prendre en marche. Les pannes et déraillements étaient fréquents.

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  A l’âge d’or de la ligne, on ne compte plus le nombre de petits cafés installés dans les villages. Ce train a beaucoup contribué à l’essor économique du territoire.

  Les 2 conflits mondiaux ont eu raison de cette ligne. Dès 1914, certaines communes, telles Souchez, Liévin ou Lens vont être gravement touchés par la guerre et partiellement ou totalement détruites. L’exploitation de la ligne est réduite à 36 kilomètres, ces villes ne sont plus desservies. La ligne est reconstruite entièrement dès la fin du conflit.

  Pendant la seconde guerre mondiale, l’exploitation a pu continuer tant bien que mal : la ligne servit d’abord évacuer la population qui fuyait les Allemands pendant « l’exode ». Les habitants subissant les restrictions de l’occupant, la ligne devient rapidement l’outil principal de l’organisation du marché noir. Toutes les cachettes furent utilisées :la doublure de la veste du conducteur, le plancher des wagons et même la réserve de charbon.

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  Mais après la fin de la guerre, la ligne devint de moins en moins rentable : le déficit d’exploitation s’alourdit et contraint le Tortillard a effectuer son dernier voyage le 31 mai 1948.

    Le p’tit train lui-même est l’objet de plaisanteries ; on se raconte encore la farce, peut-être légendaire, qu’on lui a jouée au carrefour de l’Arrêt de Bully à Liévin.

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 Un jour, alors que le mécanicien, chauffeur et contrôleur se rafraîchissaient à l’estaminet, quatre plaisantins détachèrent le dernier wagon du convoi. Le tortillard partit, inconscient de la plaisanterie, et l’on ne se rendit compte de la situation anormale que quelques hectomètres plus loin. Le convoi fît marche arrière et l’on retrouva, dans le wagon immobile, un vénérable vieillard rouge de colère qui frappait violemment le plancher de sa grosse canne.

( 18 novembre, 2008 )

M’lampiste

Une dernière vidéo pour illuster la chanson d’Edmond Tanière, M’Lampiste. J’ai emprunté quelques photos sur le site de André de Marles et modifié un peu la superbe vidéo de Christian sur les molettes de Lewaerde en train de tourner. J’espère qu’ils ne m’en voudrons pas.

Image de prévisualisation YouTube

( 18 novembre, 2008 )

Dins ch’gardin

- Bin, d’où qu’i est cor, tin père ?

- Dins sin gardin, comme d’habitute !!

Hé oui, il y était souvent dans son jardin, notre père. Il en était fier de son potager. Il avait même une fois obtenu un premier prix au concours des plus beaux jardins organisé par les HBNPC et était heureux d’avoir eu sa photo dans « Notre Mine », l’ancêtre de Relais, le journal des mineurs du Nord-Pas de Calais.

Sur ce gif, quelques photos prises rue Lamennais à Lens, de ma mère et mes soeurs dans le coin réservé aux fleurs, de mon père dans son potager et de son arrière petit fils qui adore aussi le jardin et est fier de monter sa récolte !!!

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( 18 novembre, 2008 )

Encore deux belles photos de l’Apollo

Il ya quelques jours, suite aux indications de Christian me signalant que le cinéma Apollo allait être détruit, j’avais écrit un petit article sur ce cinéma.

Depuis, j’ai retrouvé deux autres photos montrant la Place de la Gare et ce cinéma à deux époques différentes :

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Celle ci date des années 50.

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Celle ci date des années 60 : les immeubles de part et d’autre du cinéma ont été rénovés.

( 11 novembre, 2008 )

A lire : Les Canadiens à Lens

En cette journée de commémoration de l’armistice de la Première Guerre Mondiale, je vous propose un livre que m’a recommandé un lensois passionné de l’histoire de cette époque dans la région lensoise. Il s’agit de :

« LES CANADIENS A LENS  – août 1917″
Auteur : Christian Duquesne aux Editions Ysec Editions
Le 7 juillet 1917, en vue de préparer une avance sur Lille, le corps d’armée canadien reçoit l’ordre de Sir Douglas Haig, commandant en chef des forces britanniques, de prendre Lens.
L’offensive débute à la mi-août 1917. Il s’agit de la seule bataille de grande envergure en milieu urbain de la Grande Guerre..
Cet épisode méconnu de la guerre dans le Pas-de-Calais est présenté avec une grande clarté par l’auteur. Le livre est illustré de 70 très belles photographies grand format, dont certaines en double page, qui sont publiées ici pour la première fois en France. Elles représentent un ensemble documentaire de premier ordre sur l’histoire de Lens et du bassin minier.
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Après Vimy, les Canadiens entreprennent des attaques dans la région d’Arras pour détourner l’attention des Allemands du front français et de l’offensive projetée dans les Flandres. La prise de la Côte 70 (70 m au-dessus du niveau de la mer), juste au nord de Lens, en France, le 15 août 1917, est la première manoeuvre importante du Corps expéditionnaire canadien sous la direction d’un commandant canadien, le lieutenant-général sir Arthur CURRIE. C’est un succès total, et, malgré les intenses contre-attaques allemandes (du 16 au 18 août), les Canadiens maintiennent leurs positions et occupent par la suite (du 21 au 25 août) une partie de Lens. Au cours de cette bataille le Corps canadien perd 9 198 hommes. Cependant, il gagne énormément de terrain et inflige des pertes énormes aux Allemands en se servant adroitement des mitrailleuses et en créant de façon délibérée des « terrains d’abattage » que doivent traverser les forces ennemies pour lancer une contre-attaque. Le Corps canadien empêche ainsi l’ennemi d’envoyer, comme il le projetait, de nouvelles troupes dans les Flandres.

( 9 novembre, 2008 )

Les flammes postales

    Les flammes postales, ce sont ces petits dessins qui figurent sur vos enveloppes à côté du timbre. Elles peuvent être émises par La Poste à l’occasion d’un évènement ou pour vanter un lieu ou une ville, mais aussi par des entreprises qui utilisent ce moyen pour faire un peu de publicité.

    Voici un GIF de flammes postales émises à LENS depuis les années 50 :

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( 5 novembre, 2008 )

Fosse 12 bis : la suite

Suite à l’article précédent, j’ai reçu pas mal de commentaires et de photos sur sur la fosse 12 bis et le centre de formation des Mines de Lens qui se situait à proximité.

D’abord, le 12 bis :

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Christian m’a envoyé des photos de sa sépulture. Il a été abattu en 1976.

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On peut voir cette sépulture dans un espace vert situé derrière le garage Suzuki qui se trouve à l’emplacement du carreau de la fosse 12 bis, donc, dans le prolongment de cette fameuse Avenue Saint Edouard.

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Mon frère bernard m’a donné quelques précisions sur ce lieu. je le cite : « En revenant à la photo: En partant de la rue de la Bassée, il y a la rue Saint Edouart, le parvis de l’église autour de l’église et l’avenue Saint Edouart entre l’ecole du 12 et la route de Béthune. Il y avait aussi pas loin le centre de formation des Houillières qui ce trouvait à droite du 12Bis en le regardant. Je l’ai visité aussi. Je crois que c’était un peu de propagande pour le recrutement des Houillères. Dans ce Centre il y avait un terrain de foot : c’était le terrain de l’ecole du 12 quand on jouait le championnat interecoles. On avait Xerces LOUIS comme entraineur. J’etais dans la classe de monsieur Fauquet. Dans ce centre il y avait quelques baraquements et aux événements de Hongrie en 1954 plusieurs familles de réfugies y ont habité. »

Voici une photo (Google Earth) où l’on apperçoit ce terrain de football. Le centre se situait où se trouve aujourd’hui l’IUT dont l’entrée est dans une rue qui s’appelait alors : Chemin Perdu.

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Encore Merci à Tertousse

( 3 novembre, 2008 )

Ine rue de l’cité du dousse

Bin, v’la pas, tizaute, qu’d'un seul coup, j’ai eu un tro : j’ai trouvé sur ch’Net ine photo d’où que l’légende al disot : « Rue et corons de la fosse 12″. J’a pas r’connu ch’te rue là. Alors, j’ai fait appel à tous cheux qui aurotent pu m’donner un coup d’main à l’situer.

Y’a eu Hervé : « La photo remonte et c’est la route qu’on prenait pour aller chez mémé Ténard. Pour moi, c’est cette rue, je ne vois que ça.  A moins que ce ne soit une rue adjacente à la route de Béthune. Il me semble qu’il y avait jadis un chevalement le long de la route avant le stade Bollaert quand on descend. Le pire c’est que cette rue, je suis sur de l’avoir emprunté… »

Pis Annick :  » Moi j’ai l’impression qu’il s’agit de la rue qui mène de l’église du 12 à la route de Béthune en tout cas ça m’en a tout l’air ……………bisous »

Là, j’me dis donc: « Ch’chevalet qu’in vo, ché pas ch’ti du 12. Cha s’rot ch’i du 9 ? Pis, y’avot pas des magasins dins l’rue là ? »

Annick a m’répond : « Oui ce serait celui du 9. Avant les magasins il y avait des corons …. les magasins ont du venir plus tard il y avait une boulangerie et un magasin de vêtements. Gros bisous a tous les 2″

Christian, i’m'dit à sin tour : » Cela m’étonnerait  beaucoup , le 9 et 9 bis  sont  trop  loin de l’église  du  12 vers la route de Béthune , c’est complétement désaxé il me semble. J’irais faire un petit tour du côté du 12. Amitiés chtis.  A  + « 

Infin là, y’a min grand frère, Bernard, qui confirme :  » Salut de Marseille. En réponse à ta question, il s’agit de la rue dont je ne sais plus le nom mais peut être rue du parvis. Dans le fond c’est le 12 bis et la rue dans le fond est la route de Bethune (le long du mur). Tu as l’église et les écoles du 12 dans ton dos. La rue devant toi doit être l’avenue de la Fosse 12 qui part de la fosse 12 et rejoint la route de Béthune au monument aux Morts. Elle croise le Grand Chemin de Loos avant l’école des garçons. Je pense ne pas trop me tromper. Grosses bises à vous tous »

 Alors là, j’dis « BRAVO A TERTOUSSE » : ché bien chelle là. Al s’appelle « Avenue Saint Edouard ». D’l'aute côté d’l'églisse du 12, y’a l’rue Saint Edouard qui va du parvis d’l'églisse à l’Route ed La Bassée.

Voyez mes gins, quind in aime s’ville, malgré tout l’temps qu’in en est parti, in l’oublie pas. Mi, j’m'in rapp’los pus qu’y avot un chevalet là. Ch’étot bien l’12 bis qui servos d’aérache à l’fosse 12.

Core merci a tertousse. V’là l’photo de l’rue avec ine aute du 12 bis :

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( 1 novembre, 2008 )

Les réclames lensoises

On se souvient tous de notre jeunesse et des magasins de centre ville de Lens où il régnait tous les jours une vive animation. Aujourd’hui, en semaine, la ville semble morte : c’est certainement la faute aux hypermarchés qui drainent vers eux tous ceux qui ont besoin de faire leurs courses.

On se souvient d’être allé chez « Marchand-Frères », « Perrissin », aux « Nouvelle Galeries » ou encore chez « Blondeau », « Renard » ou à la librairie « Copin ».

Sur ce GIF, des « réclames » d’alors, lorsque cela ne s’appelait pas encore « la pub ».

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