( 4 septembre, 2009 )

l’Autobrasseur

    Dans ma jeunesse, je ne me souviens pas en avoir vu beaucoup de sachets de l’AUTOBRASSEUR à la maison. Mes parents préféraient la bière « Pélican » en litre. Mais je sais que mes sœurs ainées en fabriquaient et que l’odeur de la fabrication se sentait très loin dans les corons lorsque les mineurs « faisaient leur bière ». 

    C’est le 16 janvier 1920 que Ludovic Willay, pharmacien sur la place du Cantin, dépose la marque Autobrasseur : c’est une préparation pour boisson à base d’orge, de chicorée, de houblon en cônes, de coriandre et de baies de genièvre, explique-t-il. Elle sert à faire une boisson de ménage. C’était une recette utilisée dans les campagnes, surtout au moment des moissons. L’orge est un fortifiant et la boisson est rafraîchissante. Peu à peu le produit prit de l’ampleur. Au faîte de sa gloire, trois millions de doses étaient vendues chaque année. Chaque paquet permettant d’obtenir 35 litres de boisson. 

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Ludovic Willay

    Dans les années 1930 la préparation lensoise touchait tellement de ménages que les brasseurs s’inquiétèrent pour leur production. Alfred Salmon, sénateur du Pas-de-Calais et brasseur, s’est emparé de l’affaire et l’a portée devant l’Assemblée Nationale. Un décret a alors été promulgué pour différencier les deux produits : L’Autobrasseur ne pourra jamais revendiquer le nom de bière malgré un goût proche et garde toujours son appellation de boisson de ménage.

Des réclames de l’époque :

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    Aujourd’hui, la préparation n’est plus utilisée que par quelques nostalgiques ou brasseurs amateurs. Autobrasseur ne compte plus que deux salariés. Ils produisent 20000 doses par an, vendues dans les pharmacies et quelques supermarchés indépendants.

La présentation du sachet n’a jamais changé :

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La recette:

• Renfermer le contenu du paquet dans un large sac de fine toile serrée, le plonger 

• Dans une marmite contenant la quantité d’eau nécessaire (soit 16/ 17 litres), porter à ébullition et laisser bouillir Doucement pendant 30 minutes environ. 

• Retirer le sac, incorporer au liquide 250g de sucre et laisser refroidir aux environs de 20°. • Ajouter, après l’avoir délayée dans un peu de liquide tiédi, 10 g de levure de boulangerie bien fraîche. 

• Mélanger intimement le tout et mettre en bouteilles munies de fermeture mécanique. • Laisser fermenter dans un endroit tempéré. 

• Le lendemain avant de boucher, goûter si la boisson est douce, au besoin ajouter la moitié d’un sucre blanc et Compléter avec un peu d’eau si nécessaire. 

• Laisser reposer quelques jours avant de consommer.

8 Commentaires à “ l’Autobrasseur ” »

  1. michel dit :

    y’a pas qu’tes soeurs qui ont mis d’l'autobrasseur in boutelles
    autant que je me souvienne ça n’était pas un
    grand un grand nectar mais ça rafraichissait
    etça ne …..saoulait pas salut

  2. Arno dit :

    Hum… ca donne envie!
    :-p

  3. filip62 dit :

    boisson agréable l’été qui rafraichit je ne peux plus m’en passer

  4. aymeric dit :

    On peut en trouver où??

  5. En réponse à Aymeric, voici l’adresse du fabriquant à Lens :
    Autobrasseur
    16 route de Loison
    62300 Lens
    Téléphone : 0321284238

  6. devos maurice dit :

    j’su pa certain , mais y m’sempe qu’ya eu un arporache , ya pas lontemps al télé , ach’sujet la , et ché vraimnt des cosses grammint plus
    interessantes , que s’qui nous pastent bin souvint

  7. josette dit :

    j’ai trouvé l’auto brasseur chez « les trésors du nord  » sur internet. l’intérêt est la possibilité de choisir un petit paquet pour 17 litres ou un grand pour 35 litres …j’ai essayé et commandé deux nouveaux paquets .
    c’est rafraichissant pas sucré comme toutes les fabrications ménagères et machins de l’agro alimentaire .
    pour ma famille qui a apprécié c’est un très bon produit

  8. derzen dit :

    Je connaissais bien René Brunooghe qui était comptable chez Autobrasseur. L’entrepôt se situait avenue Raoul Briquet à l’emplacement actuel de l’Irish Tavern. Les sacs de produits montaient dans les étages à l’aide d’une poulie extérieure. C’étaient les années 55/60…

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