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( 19 octobre, 2009 )

Rues et places de Lens (1) : la place Jean Jaurès

       Aujourd’hui commence une série d’articles sur les rues et places de Lens. Nous commencons par la place Jean Jaurès qui est à n’en pas douter le véritable centre de la ville.

       On retrouve trace de cette place dès 1569 sous le nom de « Rue du grand Marchié ». En 1744, elle est appelée « Rue Très Large » bien que sa largeur était largement moindre qu’aujourd’hui. C’est en 1909 qu’elle baptisée Place Ferrer du nom d’un philosophe espagnol fusillé en septembre 1909. Mais elle redevint aussitôt la « Grand-Place » jusqu’en 1936 quand la municipalité décide de l’appeler Place Jean Jaurès.

       En 1822, un Hôtel de ville y est construit (au même emplacement que celui d’aujourd’hui).

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      Mais à la fin du 19ème siécle, devant l’essor de la ville suite à la découverte du charbon, celui ci devient trop étroit. la municipalité décide alors d’acheter la ferme Roussel mitoyenne pour y installer différents services municipaux.

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      La Grand place est un lieu très animé avec de nombreux commerces dont le célèbre « Au Bon Grans Marché ».

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       La Grand Place donne sur la rue de la Porte d’Arras et le Boulevard des Ecoles.

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       Pendant longtemps, elle fut le lieu de rassemblement des camelots pour le marché de Lens. Plus tard, elle ne conservera que la mercerie, les tissus et les produits de la maison : les denrées périssables sont transférées place du Cantin et le marché aux poissons sur le Boulevard des Ecoles.

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     Dès octobre 1917, Lens est envahi par les Allemands. Les soldats apprécie se promener que ce qu’ils appelle « Die Markplatz ».

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    En 1918, après la fuite des troupes allemandes, la place est un véritable spectacle de désolation, tout est en ruine, il ne reste rien de l’église, la mairie et les habitations.

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      Mais très vite, les Lensois retroussent leurs manches et la reconstruction de la ville commence. La Place est élargie, la mairie et l’église sont reconstruites au même emplacements qu’avant la guerre.

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     Dès 1927, après l’inauguration de la nouvelle église Saint Leger, reconstruite à l’identique en 1926 et celle de l’Hôtel de Ville en 1927, il ne reste plus rien des 4 années de souffrance et la Grand-Place semble avoir repris toutes ses habitudes.

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       En 1936, la Grand Place devient la Place Jean Jaurès sur décision du Conseil Municipal d’Alfred Maës.

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    Mais de nouveau, la guerre frappe la ville de Lens. Les 16 juin et 11 août 1944, des bombardements alliés frappe à nouveau la place , l’Hôtel de Ville est détruit.

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       Trop abimé, il ne sera pas reconstruit et les services municipaux émigrent à la Gare Sainte Elisabeth, rue Bollaert en 1956. Ce n’est qu’en 1965 que la Place Jean Jaurès prendra son aspect d’aujourd’hui avec l’inauguration du nouvel Hôtel de Ville.

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   Aujourd’hui, la Place Jean Jaures est toujours considérée comme le centre de la ville bien que de célèbres magasins des années 50 à 80 aient disparu comme Perissin, Annebicque-Leprettre, A la Renommée des Voitures d’Enfants, la quincaillerie Renard, etc…

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( 17 octobre, 2009 )

Le 12/14 par un fils de mineur

      Mon ami Christian de Liévin m’a signalé la présence sur le web d’un autre blog sur la mine et les mineurs. Un de plus, me direz vous ? Mais celui ci est d’excellente qualité et mélange photos anciennes et articles d’aujourd’hui. A voir absolument c’est ici : http://filsdemineur.skyrock.com/

     C’est sur ce site que j’ai trouvé une photo des cités 12 et 14 qui date de l’entre 2 guerres : le cimetière du 14 est minuscule par rapport à aujourd’hui; le stade de l’AS lens, sur la route de Loos en Gohelle n’existe pas encore; la rue des Maronniers qui mène du cimetière à la cité 12 et à l’église Saint Edouard ainsi que la salle Saint Laurent ne sont encore que des terrains vagues; la chapelle de la Route de La Bassée ne verra le jour que beaucoup plus tard auprès de l’école maternelle qui elle, est déjà construite. Par contre, on y voit nien que l’activité minière, anéantie pendant la première guerre, a bien repris son activité et que la ligne du chemin de fer des mines qui mène de la fosse 11 à la gare de Vendin en passant par le 12 et le 14 est enièrement exploitable.

     Pour m’amuser, j’ai fait un comparatif avec le même site aujourd’hui en copiant une photo de Google Earth. A vous de juger.

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( 7 octobre, 2009 )

Chapelle Saint Edouard : J’ai trouvé !!!!

     Il y a quelques jours, j’écrivais ceci :

    Je cale sur l’histoire de Lens (hé oui, on ne sait jamais tout) : Voila, suite a la 1ère guerre mondiale et à la destruction de l’église Saint Leger, j’ai trouvé qu’une chapelle provisoire avait été contruite « Route de Béthune, devant la fosse 1″. J’ai pensé à la chapelle St Elisabeth (église polonaise comme disaient mes parents) mais un autre document me précise que cette chapelle s’appelait « Chapelle saint Edouard ». Elle abritait de 1920 à environ 1926 la paroisse Saint Leger. Son emplacement semble bien confirmé en bas de la Route de Béthune et non à la fosse 12 (???).

     A la reconstruction de l’église Saint Leger en 1926, je ne trouve plus aucune trace de cette chapelle. A t’elle été détruite ? Ou est ce elle qui est devenue Chapelle Ste Elisabeth ?  Je n’en sais rien et je ne trouve rien la dessus dans mes nombreux documents.

     A tout hasard, si certains d’entre vous pouvaient me donner des renseignements là-dessu, je suis preneur. Ci dessous une photo de cette Chapelle Saint Edouard :

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    Hé bien, je possédai la réponse à la maison dans un ouvrage appelé : « Lens, à travers 100 rues, places et lieux-dits » de Catherine Painset et Patrick Delecroix aus éditions La Voix du Nord.

    Je cite cet ouvrage :  » L’église Millénium remplace depuis 1966 l’ancienne église Sainte-Elisabeth. Annexe de Saint Leger, celle ci avait été construite par la compagnie des Mines de Lens après la première guerre mondiale, face aux installations de la fosse 1. A partir de 1923, elle fut spécialement destinée aux familles d’origine polonaise ». C’est donc bien l’ancienne Chapelle Saint Edouard qui a pris le nom de Sainte-Elisabeth après la reconstruction de l’église Saint-Léger.     

    Ouf, un mystère d’éclairci ! Comme quoi, en cherchant un peu …..

( 7 octobre, 2009 )

Le Tortillard (suite mais non fin)

     Je viens d’acquérir dans une vente aux enchères le livre « Le Tortillard… de Lens à Frévent » de Dominique LAMPIN et Serge LOUART (1983). On y trouve plein de renseignements sur ce train et sur la Société de Chemins de Fer Economique du Nord qui en possédait la concession depuis le 8 août 1890.

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Une belle photo du Tortillard en gare d’Aubigny en Artois

    Ainsi, je peux répondre à la question qui m’était posée par Michel sur son itinéraire dans Lens. Effectivement, si avant la 1ère guerre mondiale, il passait bien par le boulevard des Ecoles (Bd Basly aujourd’hui), lors de la reconstruction de Lens à partir de 1919, son itinéraire a été modifié comme suit : Il partait de l’Avenue Van Pelt, remontait la rue de la Gare, passait sur la place de la Gare (au pied du cinéma Apollo), puis rejoingnait Liévin par la rue Thiers (aujourd’hui rue E. Dolet, le Rond Point Bollaert et l’Avenue Alfred Maës.

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Le Tortillard Rue Thiers avant 14-18

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Un automoteur du Tortillard Place de la Gare

     La Société de Chemins de Fer Economiques du Nord possédait pour cette ligne 7 locomotives, 30 voitures et 139 wagons de marchandises. Il n’y avait donc pas UN tortillard mais DES tortillards. Il fut même complété par des automotrices pour assurer le trafic de voyageurs entre Lens et Souchez via Liévin et Angres.

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Une automotrice rue Defernez à Liévin

         Pour répondre à Christian : C’est bien en 1948 qu’a été supprimé définitivement le Tortillard. En 1947, le déficit était de 6 millions de Francs de l’époque. Le 13 janvier 1948, le Conseil Général décide donc d’en arrêter l’exploitation.

         Une partie du personnel est mis à la retraite, une autre reclassée dans le service routier de substitution. D’autres seront licenciés avec pour indemnités pour les titulaires :

             -  50 000 F pour un homme

             -  25 000 F pour une femme

             Et 10 000 F pour les agents en service discontinu.

          Je cite le livre : « Le 31 mai 1948, la machine n°22, bordée de fleurs et de drapeaux tricolores, effectue son dernier voyage. M. César BERNARD, Maire de Frévent, accompagne la dernière équipe composée de messieurs JACQUER, LAJUS et HANOT jusqu’à Bouret / Canche »

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Le Tortillard part pour son dernier voyage

( 3 octobre, 2009 )

1933 : Inauguration du Stade des Mines de Lens

    Cette page est tirée dans sa grande majorité d’un article paru sur le site Internet du journal « L’Avenir de l’Artois » (http://www.lavenirdelartois.fr/) signé par le journaliste Jérôme JANICKI.

    Après de longs mois de travaux, l’inauguration du nouveau stade des Mines de Lens fut fixée au dimanche 21 mai 1933. Cette annonce tomba publiquement à la fin du mois d’avril 1933 et à la demande du député maire de l’époque, Alfred Maës, toutes les associations furent invitées à y participer activement.
Le stade de la Société des Mines de Lens : 

      Pour trouver le stade, les Lensois disaient qu’il était placé en bordure de la voie ferrée Lens - Béthune. On y accédait à l’époque par une route débouchant avenue de Liévin entre le pont de chemin de fer et la pépinière des Mines de Lens (à l’emplacement de l’actuel jardin public ?). Les plans du stade avaient été établis sur les données de monsieur Hanicotte, ingénieur en chef des travaux du jour de la Société des Mines. Il avait dans l’esprit de mettre au service de la jeunesse des installations qui lui permettent de pratiquer dans les meilleures conditions leurs exercices et leurs jeux favoris et d’offrir le cadre agréable d’un parc très verdoyant. Deux vastes stades permettaient de jouer au football et une piste de course à pied ceinturait la pelouse du terrain d’honneur. Aux extrémités des installations furent aménagées pour pratiquer les sauts et les lancers. Par ailleurs, les basketteurs disposaient aussi de terrains pour donner un coup d’envoi sérieux à leurs entraînements.
      Le stade n’avait rien à voir avec ce qu’il est aujourd’hui ni avant ce qu’il était avant sa réorganisation. Jusque-là, les matchs accueillaient quatre à cinq milles spectateurs, dans le nouveau stade, ce furent plus de dix mille spectateurs qui purent désormais trouver place dans les nouveaux gradins. Pour la réalisation de l’ensemble, avec le temps nous avons oublié que près de 80 000 mètres cubes de terre furent déplacés. Et comme le dit l’expression populaire « quand le bâtiment va tout va « , les travaux du stade Bollaert amenèrent une bouffée d’air dans cette période où le travail était rare. Ainsi, en cette période de crise, la main d’oeuvre qui travailla sur le chantier était issue de 180 mineurs des  fosses 5 et 5bis d’Avion que la crise mondiale avaient réduit au chômage.
      Les travaux furent conduits par monsieur Spriet, ingénieur et chef du service des constructions et ce fut le chef des jardins et des plantations, monsieur Choquet qui puisa dans les serres constituées en 1919 pour agrémenter l’ensemble.
Inauguration du stade :
    Le comité d’organisation de la fête fédérale établit, au début du mois de mai 1933, une liste importante des sociétés qui souhaitaient participer à cette journée. Elle comprenait : L’Espérance de Barlin, L’Avant-garde de Grenay, Les Carabiniers de Billy-Montigny, l’Honneur de Bruay, la Sainte-Barbe de Lens, les Francs Tireurs Artésiens, l’Honneur de Meurchin, La Française de Vendin Le Vieil, la Saint Maurice de Loos-en-Gohelle, L’Espérance d’Haisnes, L’Etoile des Mines d’Ostricourt, La Prévoyante d’Hulluch, L’Union Sportive de Drocourt Mines, Le Racing Club d’Arras, L’Étoile Brebieroise, le Grand Condé de Lens, la Saint-Amé de Liévin, la Jeune France de Mazingarbe, la renaissance d’Haillicourt et le club de boxe et de gymnastique de Calais.
     La venue des champions olympiques de l’École de Joinville fut aussi assurée pour le plus grand plaisir de tous. Ils devaient proposer huit tableaux : la mise en train athlétique, la démonstration des courses de haies, le grimper athlétique, le saut en hauteur, le lancer du disque, du javelot et du marteau, le saut à la perche, le saut du cheval et le ballet des moniteurs. 

      À la veille de l’événement, d’autres sociétés se joignirent à la liste. Dans cette nouvelle liste, nous trouvons notamment Les Mineurs de Saint Vaast Le Haut (région de Valenciennes), la Saint Pierre de Lens ou le stade héninois d’Hénin-Liétard. Il n’est pas permis d’oublier les Sokols polonais de Bruay, Hersin, Marles, Barlin, Divion, Haillicourt, Beuvry, Noeux, Libercourt, Ostricourt, Carvin, Calonne-Liévin, fosse 11 de Lens, Mazingarbe n°2, Harnes, Auchy-les-Mines, Bully-les-Mines, Lens-Ville, Fosse n°3 de Lens, Montigny-en-Gohelle, N°7 de Mazingarbe, Billy-Montigny, Noyelles-sous-Lens, Loos-en-Gohelle, Houdain, Sallaumines et Béthune. 

     La présence de la communauté polonaise fut un élément majeur dans la réussite de la journée. Devant une telle présence de volontaires polonais, à 14 h 45, lors de l’ouverture de la fête, retentirent dans le stade, les hymnes nationaux français et polonais.

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Le Stade des Mines de Lens le jour de son innauguration

La fête :
       Des trains spéciaux avaient été programmés sur les lignes Lens - Arras, Lens- Béthune, Lens - Libercourt, Lens - Douai, Lens - Don-Sainghin. Le tortillard Lens - Frévent qui desservait Liévin, Bully, Angres-Givenchy, Souchez, Ablain-Souchez, Carency, Villers au Bois, Camblain L’Abbé, Aubigny-en-Artois, Izelles-les-Hameaux, Noyelle-Vion, Avesnes-le-Comte, Liencourt, Etrée-Wamin, Reubreviette, Rebreuve-sur-Canche et Frévent partit pour l’occasion de Frévent pour Lens à 7 heures et 13 h. Enfin, le Chemin de fer des Mines de Lens (La Bassée - Violaines à Lens) avait multiplié les départs avec des arrêts à La Bassée, Auchy-Haisnes, Douvrin, Wingles, Vendin Rivage, Pont-à-Vendin, Vendin, Lens Grand Condé, Lens Sainte Élisabeth et Lens Stade Bollaert.
     Dès 11 heures, les cliques et les fanfares participèrent à un beau concours musical au carrefour de l’Avenue du 4-Septembre, rue Bollaert. L’ensemble composé de 85 formations défila ensuite dans les rues du centre de Lens.
     Les spectateurs se massèrent en tout début d’après-midi aux portes du stade situées rue de Liévin. A 12 h 15, avait lieu le banquet officiel dans la salle des fêtes des Grands Bureaux de la Société des Mines de Lens. À la table officielle, se trouvaient toutes les personnalités de l’époque comme Louis Couhé, l’inspecteur à l’aviation, Félix Bollaert, puis les ingénieurs des Mines, les commandants des gendarmeries ou le consul de Pologne. À 13 h 30, les portes ouvrirent et tous s’installèrent dans les gradins. Le prix d’entrée avait été fixé à deux francs et l’entrée était gratuite pour les enfants de moins de treize ans.
      À 14 h 15, les festivités commençaient par un défilé de cinq mille gymnastes, présentation et remise du drapeau fédéral et dépôt d’une gerbe au monument aux morts de la ville de Lens. Puis le spectacle commença. D’abord se produisirent les « Marguerites « des Mines de Noeux, les moniteurs de l’École supérieure de l’école de Joinville. À l’issue, ce furent les élèves des écoles des filles et de garçons des Mines de Lens qui se présentèrent face au public. Toutes les démonstrations étaient accompagnées par l’harmonie des Mines de Lens et par la fanfare Saint-Amé. La seconde partie fut une fête de nuit qui commença à 21 h 30. Trois podiums avaient été aménagés pour la présentation de danses et de ballets. Malheureusement, la fête de nuit connut un succès moindre.
      Grâce aux nombreux dons qui lui ont été offerts, le comité d’organisation dota les différentes épreuves de superbes prix dont la valeur atteignait plus de 40  000 francs. Les cadeaux étaient exposés dans la vitrine du grand magasin de la place Jean-Jaurès.

Le Stade Félix Bollaert : 

      C’est à la mort de cet ingénieur, Président du Conseil d’Administration des Mines de Lens, en 1936 que le Stade des Mines de Lens deviendra le STADE BOLLAERT.

( 3 octobre, 2009 )

Le Pont Césarine

        Le nom du Pont Césarine vient de celui de la propriétaire d’un ancien cabaret où les gens attendait le train « Lens-Frévent ». Cette femme, Césarine Hennebois, était très populaire.

       Dans le journal du Notaire Léon Tacquet, édité sous le nom de « Dans la fournaise de Lens« , celui ci relate à la date du 24 septembre 1916 : » Une bombe tombée hier, au pont du Chemin de Fer du Nord, en face de chez Césarine, chez Drony a fait 32 victimes »

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       Cet ouvrage fut construit après la première guerre mondiale . Il a remplacé l’ancien passage à niveau situé entre la Route d’Arras et la rue Bollaert.

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      Dans les années 20 se produisit un original accident : la locomotive d’un train de marchandises a déraillé et est tombée du pont sur la chaussée. le premier wagon du train est resté en suspension.

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       Quelques années plus tard, la statue d’Emile Basly qui se trouvait au Rond Point Bollaert, fut déplacée près du Pont Cérarine (devant le magasin d’électroménagers Dumortier) côté Arras-Liévin.

       Aujourd’hui, le pont a été renforcé et est composé d’un tablier métallique :

Le Pont Aujourd’hui côté Arras-Liévin :

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et côté Centre-Ville :

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           Au pont Césarine, du côté Centre-Ville près de la rue d’accès au Stade Bollaert, une stèle rappelle que le 11 avril 1942 vers 22h00, une sentinelle allemande fut blessée et une autre tuée par trois résistants (Debarge, Boulanger et Ledent). Les Nazis proposent une récompense de 5000F à celui qui retrouvera ou dénoncera les coupables. Deux jours plus tard, le 14 avril, les Allemands fusillent 35 otages dont 20 suite à l’attentat du pont Césarine.

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( 2 octobre, 2009 )

Le Groupe Scolaire du Boulevard des Ecoles

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Cet important groupe scolaire se situait sur le boulevard des Ecoles (à l’emplacement de l’actuel collège Michelet) à qui il a donné son nom.  

Ce groupe a été construit en 1882-1883. Les écoles primaires Condorcet (à droite) et Campan (à gauche) encadraient une propriété privée. Condorcet était réservé aux garçons et Campan aux filles.

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Les cours des écoles Condorcet et Campan avant la première guerre

En 1895, l’institut Michelet a reuni les deux écoles en prenant la place de cette propriété privée. Les élèves les plus chanceux (et surtout les plus fortunés) pouvaient y suivre des cours complémentaires.

Totalement détruites pendant la première guerre, les écoles seront reconstruites et réouvertes en novembre 1923, quasiment au même endroit. Profitant du terrain laissé libre par la destruction de la Maison des Associations et de la suppression de l’Institut Michelet, les écoles Condorcet et Campan ont été agrandies. Campan a été adossé à Cordorcet et donne sur la rue Romuald Pruvost.

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En 1955 fut construit le Lycée Condorcet rue Etienne Dolet :

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L’ancienne école Condorcet est alors devenue le collège d’Enseignement Général Michelet et l’école Campan lui est annexé. Cependant le mur s’élevait toujours entre les cours de récréation des garçons et celle des filles !

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Le Collège Michelet et son annexe Campan aujourd’hui

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