( 1 novembre, 2009 )

Rues et places de Lens (2): La Route de Béthune

     Une partie de ce texte est inspirée d’articles de Jérôme JANICKI, journaliste à l’Avenir de l’Artois.

     L’histoire de Lens s’est en grande partie jouée le long de la route de Béthune. La première mention date de l’époque de la bataille de Lens au XVIIe Siècle. Dans un texte du livre de Stéphane Thion sur Les Armées Françaises de la guerre de Trente ans, on trouve : « L’archiduc Léopold attendait le 19 août 1648 au matin de la plaine de Lens. Mais Condé, jugeant les positions espagnoles trop fortes, refusa la bataille et fit rompre en arrière à gauche pour marcher en direction de la route de Béthune. »

     La route de Béthune est citée dans de nombreux ouvrages relatant la Grande Guerre dans la Gohelle dont celui de Henri Barbusse  intitulé « Le feu ».  

    C’est en 1770 que la construction du chemin Lens-Béthune commença. Les concepteurs privilégièrent en 1771, les pavés au gravier pour réaliser une voie de communication de qualité.

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La Route de Béthune au début du siècle

     A cette époque se trouvait au niveau de la cité 11, la Salle des Fêtes des Mines de Lens qui, entièrement détruite, ne fut pas reconstruite après la guerre :

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      Dès 1919, la Route de Béthune fut l’une des toutes premières à posséder des logements provisoires en tôle :

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     Après la Grande Guerre, la ville de Lens a dû remanier son plan ancien. Ainsi, en mars 1921, il fut établi que les routes nationales traversant la ville auraient la taille suivante : trois mètres pour les trottoirs de part et d’autre et une voie large de huit mètres au centre. Le règlement d’emprise de la RN43 a été établi lors du conseil municipal de janvier 1927 sous la présidence de Basly.    

     C’est à ce moment que l’on décida de la construction de la gendarmerie sur un terrain appartenant aux Mines de Lens entre les fosses 1 et 9.

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A la même époque, la fosse 1, entièrement détruite pendant la guerre fut reconstruite.

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     Aucune artère de Lens aussi vitale que la route de Béthune n’a fait à la fin des années cinquante et au début des années soixante une telle unanimité contre elle. De l’avis de tous, elle était devenue beaucoup trop étroite. Lorsqu’un véhicule léger, un autobus ou un camion s’y stationnait la route était bloquée et les embouteillages se créaient. Les journalistes disaient d’elle qu’on mettait autant de temps à la descendre ou à la monter qu’à faire dix kilomètres à la campagne. L’objectif était donc d’élargir la route de Béthune de 12 mètres.
    Ce n’est qu’en 1963 que les autorités nationales inscrirent comme une urgence, la refonte de la route de Béthune. En même temps, il fut décidé de revoir complètement l’éclairage public. Ernest Schaffner réunit le conseil municipal le vendredi 25 janvier 1963 et fixa le calendrier des travaux de la route. Etant Route Nationale, L’État prit à sa charge la réfection de la chaussée et la ville de Lens, celle des trottoirs, de l’installation des égouts, de l’abattage des arbres et du profilage des bordures. Ces travaux allaient coûter 65 millions d’anciens francs à la commune.
    Ainsi, la route nationale devait être élargie de 12 mètres sur une longueur de 1,800 km à partir du carrefour des Grands Bureaux jusqu’au chemin Manot.

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   Ci dessus : Les extrémités de la Route de Béthune : en haut, le carrefour Plumecocq croisement avec le Chemin Manot (rue Léon Blum aujourd’hui) et la rue Pierre Brossolette. En bas, le carrefour avec la Route de La Bassée et la rue Bollaert.

   A titre de comparaison, la Route de Béthune dans les années 50/60 et aujourd’hui (image Google Earth) :

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        Sur les terrains qui appartenaient autrefois aux Mines de Lens, on trouve aujourd’hui du côté de l’ancienne fosse 1, la Médiathèque Robert Cousin :

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         La salle des Fêtes Jean Nohain :

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        L’espace Bollaert :

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        Et face à l’Avenue de la Fosse 12, là où l’on « trouvait » le Chemin Perdu, l’Université.

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        C’est sur cette route que l’on trouve de grandes barres de corons :

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       Le Monument aux Mort des Mines de Lens, à l’angle de l’Avenue de la fosse 12 :

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      Un peu plus loin, la Route de Béthune traverse la cité du 12 avec, en autre, la fosse 12 bis (où se trouve aujourd’hui un concessionnaire autos). C’est là que se trouvait le Centre de Formation des Mines de Lens appelé aussi « La Mine Image ».

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        En continuant après la rue Saint Edouard qui donne vers l’église du même nom et le groupe scolaire Jean Macé, on trouve de nombreux commerces. C’est dans ces lieux que se trouvait le cinéma l’Eldorado.

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16 Commentaires à “ Rues et places de Lens (2): La Route de Béthune ” »

  1. MICHEL dit :

    encore tous mes compliments pour l’ensemble de ton oeuvre!!!2petites remarques:tout à côté de l’Eldorado il y a eu un autre cinema qui s’appelait le Printania (je le connais j’y suis allé).la photo sous celle de la gendarmerie doit être la photo de la fosse 5 située derrière la gare,en fait derrière l’ancien triage s.n.c.f Enfin sur la photo de la route de Bethune des années 50/60 je suis content de trouver le dépot de locomotives des Mines deLens là où^travaillait mon père Merci et salut à vous

  2. chti76 dit :

    BRAVO MICHEL. Comme disait notre ami Coluche « Enfin, y’en a un qui suit! ». Il s’agit bien d’une erreur de ma part concernant la photo de la fosse 1 (en fait une erreur sur le nom d’un fichier). Il s’agissait bien de la fosse 5, la bourde est rectifiée.
    Merci pour ce signalement.

  3. chti76 dit :

    Les deux fosses étaient pourtant reconnaissables : le chevalet de la fosse 5 était métallique, celui de la fosse 1 en béton. Ca aurait dû attirer mon attention.

  4. Daniel62 dit :

    Bonjour, je recherche des infos et des photos sur les salles de bal de la rue de béthune, l’idéal dancing (dit aussi le cerisier) et le familia. Quelqu’un peut m’aider ? grand merci
    daniel

  5. chti76 dit :

    Voici la réponse de mon grand frère Michel :
    Je sais: on ne peut tout connaitre ! Sur la route de Béthune, il y avait bien une salle de bal à proximité des cinémas Eldorado et Printania. Elle s’ appelait bien: Idéal Dancing .Elle était tenue par la famille Cerisier. La fille de maison s’est mariée avec un footballeur international lensois: Pisdek Lewandoski (Orthographe à vérifier) Puisque tu parles de salle de bal il y en avait une autre, route de Béthune à gauche en montant (le familia ?), juste à côté d’ où habitent les boulangers (nos cousins) Je ne me souviens plus de son nom mais tu peux le demander à Gilbert il doit s’en souvenir. C’était une salle mal fréquentée où les bagarres étaient nombreuses . Ces quelques renseignements te permettrons de compléter ton histoire de la route de Béthune
    MERCI MICHEL

  6. merrien dit :

    Bonjour,je recherchais des photos du dancing cerisier, route de bethune.Ma mère a vendu des frites avec ses parents dans une baraque a frites qui se trouvait devant ce dancing.Elle y a rencontré mon père qui était boxeur a l époque.C était dans les années 60 .

  7. Désolé, après recherches, je n’ai pas trouvé de photo de ce dancing.

  8. merrien carole dit :

    Merci d avoir cherché.

  9. merrien carole dit :

    Ma mére me dit qu en descedant vers Lens, il y avait bien un bal qui s appelait ElFau .

  10. mathé dit :

    Le bal s’appelait » Herfaut » et bien avant il était tenu par mes grands- parents c’était le bal « Leleu » et effectivement selon mes sources il y avait souvent des bagarres.C’était au numéro 247.Ensuite mon grand- pére a tenu le machand de cycles et réparation au 229 puis s’est associé avec mon frére c’était les cycles Mathé -Leleu.
    En ce qui concerne le »cerisier »les patrons s’appelaient Augustine et Firmin,ils avaient 2 filles Gilberte et Jacqueline mariées avec 2 joueurs de foot’ball:
    Cyclo et Lewandowski.
    Le café et Bal ont été vendus à Henri Herbaut et c’est devenu « L’idéal dancing ».

  11. JLP dit :

    Bonjour, effectivement il existait bien un café-Bal dont le propriétaire était Denis HERFAUT décédé en 1950. Le bâtiment est toujours visible à l’adresse indiqué par mathé.cdlt

  12. paul dit :

    Ideal dancing lens, palace de Henin-beaumont, colysee de billy- montigny, la bush et le
    bar à jack belgique il y avait le refuge club de dourge dans les années 70 aujourd’hui j’en ai 60
    ça nous rajeunit pas
    merci pour ce retro-tour

  13. paul dit :

    Barkajack et la bush victimes de leurs succès il me semble qu’ils auraient victime d’incendie criminel dans les années 90

  14. paul dit :

    Ideal dancing lens, palace de Henin-beaumont, colysee de billy- montigny, la bush et le
    bar à jack belgique il y avait le refuge club de dourge dans les années 70 aujourd’hui j’en ai 60
    ça nous rajeunit pas
    merci pour ce retro-tour le claridge de lievin et le piermont Henin-beaumont

  15. paul louis Rabia dit :

    L’eden-ranch à loison sous lens sans oublier le clarifier de lievin que de souvenirs j’allais dansé à l’idéal dancing vers 1977 et oui !
    40 ans déjà j’en ai 60 et aujourd’hui j’habite
    Planète Marseille

  16. paul louis Rabia dit :

    Le claridge non le clarifier

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