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( 30 décembre, 2009 )

Ine bonne et heureusse !

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Bonne année,

Bonne santé,

Ouv’ tin porte-monnaie

Donne me un tchiot billet

Et pis gramint d’monnaie

In cantos cha quind in étos gosses dins les rues des corons. Cha nous f’sot rigoler mais in l’diso quand même pas à chés gins qu’in allos vire pour leur dire « Bonne année ». In étos trop polis pour cha et pis in avos surtout peur d’arcevoir ine danse ed’not père si jamais i savos cha !

Alors, Bonne année à tertousse et surtout à tous cheux qui sont passés vire min blog  (presque 25 000 connections à ch’t heure), qui ont laissé des commentaires pis qui m’ont aidé à remplir quèques artiques sans oublier tous les z’autes chtis.

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( 26 décembre, 2009 )

Rues et places de Lens (8) : l’Avenue Alfred Maës

    La route qui mène de Lens à Liévin a porté plusieurs noms avant de devenir l’Avenue Alfred Maës, du nom d’un ancien Député-Maire de Lens qui a succédé à Emile Basly. (ici le lien sur A. Maës) 

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   En 1569, ce n’est qu’un chemin appelé simplement « Le chemin de Liévin ». Puis elle devint Chemin de la Bataille (ou aussi du Coron de la bataille) en souvenir de la victoire de Condé en 1648. Puis, elle s’est appelée Route de Liévin. Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale qu’elle devint Avenue Alfred Maës. 

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   L’Avenue A. Maës a son origine au Carrefour Bollaert. Avant de passer sous le pont Césarine, elle laisse de part et d’autre le jardin public et le garage Lallain.

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  Puis à l’embranchement avec la Route d’Arras, elle salue la statue d’Emile Basly juste devant ce marchand d’electro-ménagers présent depuis plusieurs dizaines d’année et qui s’appelait alors « La maison Dumortier ».  

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  L’avenue est, depuis longtemps, remarquable par ses immenses barres de corons abritant chacun environ 25 logements. 

  S’ils sont là si nombreux, c’est que l’Avenue A. Maës se situe entre deux puits de mine : les fosse 9 au nord : 

 

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et la fosse 4 au sud :

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  Le Stade Maurice Garin abrite le vélodrome de Lens. Son nom lui a été donné en mémoire d’un coureur cycliste qui a vécu et est mort à Lens. Il avait remporté de grandes courses au début des années 1900 dont Paris-Roubaix et surtout le premier Tour de France en 1903. 

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   Le 13 juillet 1939, le journal Le Réveil du Nord annonçait : « Cyclisme : le grand prix de la ville de Lens. Cette épreuve internationale aura lieu en deux étapes les 30 et 31 juillet sous la présidence de Monsieur Maës, député maire de Lens. 4 700 francs de prix ont été mis en jeu : quinze prix à chaque étape dont 400 francs au premier, plus quinze prix au classement général dont 500 francs au premier. Le 31 juillet, l’arrivée de la seconde et dernière étape aura lieu au vélodrome de l’avenue de Liévin où se dérouleront des courses derrière « derny », des motos de Bordeaux Paris avec les meilleurs coureurs de la région. » Le Grand Prix fut emporté par Edmond Dubois. 

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 Ce stade est appelé a être détruit pour laisser place à un accès au futur musée du Louvre 2 qui va se trouver sur le territoire de l’ancienne fosse 9. 

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   Le Tortillard de Lens à Frévent longeait cette avenue depuis le Rond Point Bollaert jusqu’à son entrée dans Liévin par la rue Defernez. 

 

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   Après la seconde guerre mondiale, des habitations provisoires et très rudimentaires furent installées le long de l’Avenue. Construites pour l’urgence, elles durèrent cependant plusieurs années puisqu’on pouvait encore en voir à la fin des années 50. 

 

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   Avant de quitter Lens, nous passerons devant le Temple Baptiste

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.. et l’école privée Sainte Thérèse

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… avant de longer une cité construite au début des années 60 faite de petites maisons pour retraités et dont chaque rue porte le nom d’un musicien.

   Enfin, avant de quitter Lens, on apercevra sur notre gauche les immeubles de la Résidence Sellier (lieu de l’ancienne cité Chouard) dont le quartie est en cours de rénovation :

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Et on arrivera à Liévin en passant au dessus de l’autoroute où se trouvait auparavant la « barrière du 3″ qui était un passage à niveau de la voie ferrée des Mines de Lens-Liévin qui rejoignait la fosse 3 de Liévin au 11-19 deLens.

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( 25 décembre, 2009 )

Bonnes Fêtes à tous

Le Lensois Normand souhaite à tous les visiteurs de ce blog un très joyeux Noël, de bonnes fêtes et, avec un peu d’avance, une très bonne année 2010.

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( 18 décembre, 2009 )

Rues et places de Lens (7) : la place de la République

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   Difficile de croire quand on voit la Place de la République aujourd’hui : pas très belle avec son parking sur 2 étages que ce lieu a été très longtemps l’une des places les plus vivantes et animées de la ville.

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  Appelée jusqu’à la fin du 19ème siècle La Place Verte, elle occupe aujourd’hui le terrain où était implanté le château comtal de Lens, (croix rouge sur ce plan de Lens en 1657) lieu de séjour des comtes de Flandres et d’Artois et des Ducs de Bourgogne à l’intérieur des fortifications de Lens.

  La Place Verte rejoignait alors la grand place (aux environs de l’actuelle place Jean Jaurès, point A sur le plan) par la rue du château (aujourd’hui rue Berthelot) où existaient de nombreux souterrains.

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   On pouvait aussi rejoindre les rives du canal par la rue des Jardins. Là se trouvaient les terrains d’exercices sportifs ou se réunissaient  vers 1570 les archers, arbalétriers ou encore canonniers regroupés en confrérie. Vers la fin du 19ème siècle c’est là que l’on trouvait les maisons closes qui firent le bonheur des soldats Allemands lors de l’occupation de Lens de 1914 à 1917.

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   Pendant les grèves de 1906 qui ont suivi la catastrophe de Courrière, la Place Verte servait de campement aux troupes chargées de protéger les puits de mines.

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   Devenue Place de la République vers les années 1910, elle proposait une vue dégagée vers la fosse 5 des Mines de Lens sur le territoire d’Avion. 

   Autorisés par lettre- patente en 1661 et 1663 furent construits sur cette place deux Halles aux grains qui, fragilisées par des affaissements miniers, ont cessé de fonctionné en 1897. 

    En 1861, la place verte est décrétée Champs de Foire. On y célébrait de nombreuses fêtes ou manifestations comme :

  La Grande Ducasse de la Trinité :

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  La Fête communale  dimanche d’octobre le plus proche de la Saint Leger ; plus tard la Foire de la Sainte Barbe les 3 premiers  dimanches de décembre, les Fêtes pour l’élection de la Muse de Lens en 1901 et 1913 qui couronnaient des ouvrières des Mines de Lens (Léa Bourdon de la fosse 2 puis Maria Godart , trieuse à la fosse 5) ou de la gymnastique en 1905 :

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  Depuis 1937 y avait lieu chaque année la foire commerciale avant qu’elle ne déménage au Stade Bollaert :

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     Après la 2ème guerre mondiale, en attendant la reconstruction de magasins détruits par les bombardements, une cité commerciale y fut installée.

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   Au centre de la place se trouvait le Kiosque implanté en 1891 en remplacement du premier, plus petit, construit en 1875.

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   Après la première guerre mondiale à partir de 1923, un nouveau kiosque fut construit par un serrurier lensois M . Van Den Weghe.

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   Le 1er concert d’après guerre eut lieu le 21 avril 1925 par l’Harmonie des Enfants de la Plaine qui devint par la suite Harmonie Municipale.

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   Détruit de nouveau lors de la guerre 39-45, il ne fut pas reconstruit.

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     Face à la Place Verte se trouvait au début du siècle le théâtre inauguré le 29 mai 1898. Le propriétaire était Paul Sauvage. Ainsi 1100 places étaient offertes aux Lensois pour assister à des représentations théâtrales et plus tard, des séances de cinéma.

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    A  l’angle de la rue de la Gare se trouve la Caisse d’Epargne de la ville de Lens. Son ouverture fut autorisée par ordonnance royale en 1841 et effective 2 ans plus tard. C’est ne 1897 que fut prise la décision de construire un bâtiment à l’emplacement des anciennes fortifications du château détruites. 

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  Bombardée le 22 novembre 1916, la Caisse d’Epargne fut reconstruite et inaugurée le 12 octobre 1923 mais de nouveau détruite pendant la seconde guerre. L’actuel bâtiment date de 1954.

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   Derrière la Caisse d’Epargne se trouvait jusqu’en 1917 l’Hôtel des Pompiers. La  Compagnie des pompiers fut créée vers 1851 et l’hôtel, construit par l’architecte  Joseph Baert livré le 15 février 1900. Après la 1ère guerre, les pompiers eurent de nouveaux locaux avenue Raoul Briquet.

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   Au tout début du 20eme siècle, les lycéens de Lille ou Arras ou des collégiens de Béthune se retrouvent place verte pour disputer des rencontres d’un sport très à la mode importé d’Angleterre et qui a déjà conquis Le Havre et Paris : le football. Très vite, des jeunes de la ville et des galibots de Lens les rejoignent les jeudis. En 1906, ces jeunes entourés par M. Van Dem Weghe (le serruruier) et Douterlingues créent le Racing Club Lensois. En 1907, ils quittent la place verte à la demande des riverains, las de devoir trop souvent remplacer leurs vitrines.

( 17 décembre, 2009 )

Le feuilleton de l’Apollo continue

    A plusieurs reprises, j’ai parlé dans ce blog de la démolition de l’Apollo et de l’aspect « nostalgique » d’en conserver la façade pour les gens de notre génération qui ont conservé de ce lieu des souvenirs intenses.

   Voici que de nouveau, M. Delcourt s’insurge contre le fait d’être obligé de conserver cette façade. Cette fois, il le fait par l’intermédiaire du bulletin municipal de Décembre dont voici l’article :

Bulletin municipal n° 59 de Lens Actualité  Démolition de l’Apollo : problématique du maintien de la façade

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      » Les travaux ont débuté à l’automne 2008. Le désamiantage est pratiquement achevé, la démolition progresse également. Le planning du chantier est ainsi respecté. Les constructions donnant sur la rue de la paix sont en cours de déconstruction.    Néanmoins, suite à la décision de l’Architecte des Bâtiments de France, les bâtiments situés du côté du parvis de la gare seront démolis avec précaution pour maintenir la façade. Sa préservation présente un surcoût de 149 500 € TTC. De plus, les investisseurs qui se sont positionnés pour développer un pôle commercial et tertiaire auront pour contrainte de l’intégrer à leur construction. 

    Monsieur Guy DELCOURT, Maire de Lens et Député du Pas-de-Calais met tout en oeuvre pour mettre fin à cette aberration : une lettre a notamment été adressée au Ministère de la Culture. 

   Le poids historique de ce lieu dans la mémoire des lensois est indéniable. Pour préserver et faire perdurer la notoriété passée de cet espace, il a ainsi été proposé de baptiser le futur bâtiment «l’Apollo». La façade est quant à elle faîte de béton décoratif collé, rien d’exceptionnel d’un point de vue architectural ou patrimonial. À l’oeil nu, chacun peut observer que cela n’est absolument pas esthétique. »

A SUIVRE …..

( 4 décembre, 2009 )

Rues et place de Lens (6) : le Grand Condé et la route de Lille

La Route de Lille est l’un des axes les plus anciens de la ville. Elle existe dans sa partie entre Lens et Carvin depuis 1748 lorsqu’elle a remplacé le « Vieux Chemin de Harnes.

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     En continuant vers la Route de Lille, (remarquez à gauche de la photo, la CCPM, coopérative du pays minier) nous traversons la cité et les grandes barres de corons du Grand Condé.

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   Ils appartiennent à la fosse 2 qui est le puits de mine le plus proche du centre ville. Le coron passait pour celui des « bas de soie » et des « fiers culs » pour les autres cités minières peut être un peu par jalousie. Il était appelé ainsi en souvenir de la bataille de Lens gagnée par le Grand Condé le 20 août 1648 sur l’Archiduc Léopold et qui libéra l’Artois du joug espagnol alors que Lens faisait partie des Pays-Bas espagnols. Cette bataille a permis à Mazarin de signer le Traité de Westphalie, mettant fin à la mit fin à la guerre des 30 ans. L’endroit où se situe la fosse 2 est l’emplacement exact du campement des troupes françaises.

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    La fosse 2 est ouverte en 1858 et mise en exploitation en 1859. Le puits n°2 bis est ajouté en 1904, puis le 2 ter sur un autre carreau au sud est, à Loison. Détruite en 1918 elle est econstruite en 1920. Le puits n°2 sert à l’aérage et au service, le n°2 bis à l’extraction et le n°2 ter sert à l’aérage.
    La Fosse est concentrée sur la Fosse 11/19 en avril 1960. Le puits n°2 ter est fermé en 1967. Les puits n°2 et 2 bis servent pour le service et l’aérage de la fosse 11/19 jusqu’en 1972. Les 3 chevalements et les principaux bâtiments sont détruits en 1976. 

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      La Route de Lille nous conduira jusqu’à la sortie de la ville et l’embranchement vers Loison où elle croisait la ligne de chemin de fer des Mines de Lens.

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     Un peu plus loin se trouvait la dernière usine, qui polluait encore dans cette partie du bassin minier : l’usine Noroxo (ex usine Kuhlmann) de Harnes qui appartenait au groupe Exxon-Mobil et qui n’est plus en activité depuis le 2 janvier 2004.

( 4 décembre, 2009 )

Rues et places de Lens (5) : la place du Cantin (R. Salengro)

      Encore plus que la rue Lannoy que nous appelons encore rue de Lille, la Place Roger Salengro est toujours pour nous, les anciens lensois, le Place du Cantin (et le restera encore longtemps je crois)

    Le nom de Cantin provient certainement d’un jeu populaire du Moyen Age qui constituait à courir autour d’un mannequin articulé appelé Quintan. Depuis toujours se trouvait sur cette place la fontaine Pierrefon où les lensois aimaient à recueillir l’eau fraiche. Mais en 1855, le creusement de la fosse 2 tout près a tari cette source.

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     Cependant, avant la 1ère guerre, la place reste un lieu de rencontre et de promenade pour beaucoup de lensois. On pouvait y voir du côté de la Route de Lille, la statue de Guislain Decrombecque, grand agriculteur, défricheur de la plaine de Lens et premier Maire de la ville. Cette statue fut érigée en 1905 mais ne restera pas longtemps sur la place puisque, détruite par la guerre 14-18, elle ne fut jamais reconstruite. A cette époque, la place avait reçu depuis 1892 le nom de place de l’Alliance en rappel de l’alliance Franco-Russe. 

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    On y trouvait aussi l’usine à gaz du côté de l’avenue du 4 septembre. Cette usine alimentait la ville en énergie (à cette époque, tout l’éclairage public était constitué de lanternes à gaz). Inutile de rappeler les dégâts subits par Lens lors de la guerre 14-18. Voici ce qui restait de la place et de l’usine à gaz :

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Dès la fin de cette guerre, des bâtiments furent érigés sur la place du cantin et servirent de Mairie provisoire.

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      Lors de la reconstruction dans les années 1920, l’emplacement de l’usine à gaz fut utilisé pour reconstruire l’école Carnot qui se trouvait précédemment de plus en plus à l’étroit rue de Lille. 

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      C’est à cette époque également que fur érigé le monument aux Morts juste dans l’axe des avenues Raoul Briquet et du 4 Septembre. Par mesures de sécurité routière, le monument aux Mort fut déplacé en 1972 au rond point de l’avenue Van Pelt.

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    Sur ce document rare datant de l’entre deux guerres, on peut voir au premier plan ce monument aux Morts qui vient d’être construit et dans le fond la statue de Decrombecque pas encore totalement enlevée. 

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      La place du Cantin a été très animée, notamment les mardis et vendredis avec les marchés de Lens qui depuis le début du siècle ont été petit à petit déplacés de la place Jean Jaurès vers celle du Cantin. 

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      De nombreux commerces entourent cette place. On y retrouve notamment le siège du journal local Nord Eclair, anciennement Nord-Matin ainsi que la quincaillerie du Cantin. 

 

( 4 décembre, 2009 )

Bonne fête à tous nos anciens

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