( 16 janvier, 2010 )

Les Copains d’Avant

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    S’il existe un site dont je ne peux dire que de bien, c’est bien « Copains d’Avant ». Je trouve qu’il est beaucoup plus intimiste que Facebook où tout le monde est au courant de tout ce que vous y faites ou y disiez et, de plus, il permet de contacter, non pas que des gens que vous connaissez aujourd’hui mais surtout de retrouver des personnes que vous avez perdu de vue.

    C’est grâce à ce site que j’ai retrouvé mes vrais amis ch’tis des années 60/70.  Merci à Copains d’Avant de m’avoir permis de correspondre avec Jean-Claude, Daniel, Francis, Claude, des amis de boulot et Dominique, un copain d’enfance avec qui j’ai harpenté en long et en large les rues des corons des cités 12 et 14 de Lens. Sans ce site, il est vraisemblable que l’on ne se serait jamais revu.

   Oui, Copains d’Avant, c’est bien, simplement !

 

( 30 décembre, 2009 )

Ine bonne et heureusse !

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Bonne année,

Bonne santé,

Ouv’ tin porte-monnaie

Donne me un tchiot billet

Et pis gramint d’monnaie

In cantos cha quind in étos gosses dins les rues des corons. Cha nous f’sot rigoler mais in l’diso quand même pas à chés gins qu’in allos vire pour leur dire « Bonne année ». In étos trop polis pour cha et pis in avos surtout peur d’arcevoir ine danse ed’not père si jamais i savos cha !

Alors, Bonne année à tertousse et surtout à tous cheux qui sont passés vire min blog  (presque 25 000 connections à ch’t heure), qui ont laissé des commentaires pis qui m’ont aidé à remplir quèques artiques sans oublier tous les z’autes chtis.

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( 4 décembre, 2009 )

Bonne fête à tous nos anciens

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( 27 novembre, 2009 )

Je ne résiste pas !!!!

La navigation sur Internet révèle parfois quelques agréables surprises. Sur un blog qui s’appelle « Accroupis » (c’est ici : http://accroupis.blogspot.com/ , j’ai retrouvé des photos du Racing. A vous qui êtes comme moi des fans des années 60/70 de retrouver ces photos et si vous en êtes capables, de mettre un nom sur chacun de ces joueurs. J’en connais un du côté de Méricourt qui serait capable de le faire !!!

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Bon amusement avec le Racing de l’époque où le sport gagnait encore sur le pognon !

( 8 novembre, 2009 )

Un ancien du Racing nous quite : Moncel Djebali

D’après un article de La Voix du Nord :

Un ancien du Racing, Moncef Djebali, est décédé ce matin au Touquet d’une attaque cardiaque. Il avait 52 ans

Lui qui est arrivé de Tunisie à l’âge de cinq ans, pour se poser avec ses parents du côté de Gardanne, près de Marseille, imaginait-il qu’il allait passer l’essentiel de sa vie dans le Nord ? «  Ça s’est fait comme ça, explique Moncef Djebali. Je jouais à Gardanne et Lens m’a repéré. Je suis arrivé au RCL à 17 ans, en 1974. J’ai fait mon premier match direct, contre Reims. » Le RCL, il en parle toujours avec émotion. «  De tous les clubs où j’ai joué, c’est celui qui est le plus près de mon coeur. Je vais de temps en temps au stade Bollaert, j’ai toujours une boule au ventre. » C’est là où il a commis son plus beau fait d’armes : deux buts décisifs contre la Lazio de Rome, match remporté 6-0 (match dans lequel il est entré à la 94ème mn en remplacement de Robert SAB).  « Marquer un but contre une équipe italienne c’était déjà fort, alors six… » Moncef Djebali quittera le RCL en 1980. Mais, souvent été blessé, sa carrière est stoppée à la fin des années 80. Il  repart à zéro en intégrant les services techniques du Touquet mais ne perd pas contact avec le terrain. Il entraîne les jeunes footballeurs du Touquet ainsi que l’équipe réserve et s’occupe désormais de l’accueil des footballeurs professionnels qui viennent se mettre au vert au Touquet. 

Son avis sur le foot aujourd’hui : «  Ce n’est pas la même génération. Certains, à peine arrivés dans un club, pensent déjà où ils vont partir l’année suivante. Nous, on respectait le contrat signé. les joueurs de mon époque n’avaient pas d’agents. On se débrouillait tout seul. Il y avait des grilles pour les salaires. Et quand on rentrait sur le terrain, on ne pensait qu’à une seule chose : jouer, sans se poser de questions

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( 7 octobre, 2009 )

Le Tortillard (suite mais non fin)

     Je viens d’acquérir dans une vente aux enchères le livre « Le Tortillard… de Lens à Frévent » de Dominique LAMPIN et Serge LOUART (1983). On y trouve plein de renseignements sur ce train et sur la Société de Chemins de Fer Economique du Nord qui en possédait la concession depuis le 8 août 1890.

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Une belle photo du Tortillard en gare d’Aubigny en Artois

    Ainsi, je peux répondre à la question qui m’était posée par Michel sur son itinéraire dans Lens. Effectivement, si avant la 1ère guerre mondiale, il passait bien par le boulevard des Ecoles (Bd Basly aujourd’hui), lors de la reconstruction de Lens à partir de 1919, son itinéraire a été modifié comme suit : Il partait de l’Avenue Van Pelt, remontait la rue de la Gare, passait sur la place de la Gare (au pied du cinéma Apollo), puis rejoingnait Liévin par la rue Thiers (aujourd’hui rue E. Dolet, le Rond Point Bollaert et l’Avenue Alfred Maës.

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Le Tortillard Rue Thiers avant 14-18

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Un automoteur du Tortillard Place de la Gare

     La Société de Chemins de Fer Economiques du Nord possédait pour cette ligne 7 locomotives, 30 voitures et 139 wagons de marchandises. Il n’y avait donc pas UN tortillard mais DES tortillards. Il fut même complété par des automotrices pour assurer le trafic de voyageurs entre Lens et Souchez via Liévin et Angres.

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Une automotrice rue Defernez à Liévin

         Pour répondre à Christian : C’est bien en 1948 qu’a été supprimé définitivement le Tortillard. En 1947, le déficit était de 6 millions de Francs de l’époque. Le 13 janvier 1948, le Conseil Général décide donc d’en arrêter l’exploitation.

         Une partie du personnel est mis à la retraite, une autre reclassée dans le service routier de substitution. D’autres seront licenciés avec pour indemnités pour les titulaires :

             -  50 000 F pour un homme

             -  25 000 F pour une femme

             Et 10 000 F pour les agents en service discontinu.

          Je cite le livre : « Le 31 mai 1948, la machine n°22, bordée de fleurs et de drapeaux tricolores, effectue son dernier voyage. M. César BERNARD, Maire de Frévent, accompagne la dernière équipe composée de messieurs JACQUER, LAJUS et HANOT jusqu’à Bouret / Canche »

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Le Tortillard part pour son dernier voyage

( 30 septembre, 2009 )

Lundi, ch’est l’jour de l’lessife !!

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C’est en voyant ça à Lewarde que je me suis dit qu’il fallait que je fasse un article sur la « lessife du lundi ». Le lundi était le jour de la lessive dans les corons. Pourquoi le lundi ? Ben, j’en sais rien. Peut être pour pouvoir laver les « habits du dimanche » qu’on avait mis la veille. Ca, c’était la corvée de ma mère mais aussi de mes soeurs ainées.

En tout cas, chez nous, ça se passait dans la buanderie. Un petit bâtiment annexé à la maison et qui se situait au fond de la cour. Sur cette photo, on voit la buanderie et la fenêtre que mon père y avait posée.

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Je me souviens d’une grande bassine contenant de l’eau bouillante qu’on posait sur « le feu » (un vieux poêle à charbon qui dégageait une chaleur insupportable dans cette petite pièce). Elle y mettait les draps, les torchons …. Il y avait  également une « lessiveuse » où on battait le linge.

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Une autre partie du linge était en attente dans la baignoise galvanisée qui nous servait aussi le samedi à prendre notre bain :

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Le savon utilisé était le « Sunlight » (prononcez : « sain liche »). Ca devait être une sorte de savon de Marseille :

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Puis, après être passé dans l’essoreuse, il fallait sécher le linge. Alors, le lundi ressemblait à un jour de fête dans les corons tant les jardins étaient décorés de vêtements de toutes couleurs séchant sur le fil à linge qui longeait l’allée du jardin :

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Il y avait surtout des « bleus » car dans les corons c’est comme ça qu’on appelait les vêtements de travail.

Les jours de pluie, les draps séchaient à l’intérieur, c’est à dire dans la cuisine ce qui n’était pas très pratique.

Ch’étot l’lundi, l’jour de l’lessife dins ches corons.

( 4 septembre, 2009 )

l’Autobrasseur

    Dans ma jeunesse, je ne me souviens pas en avoir vu beaucoup de sachets de l’AUTOBRASSEUR à la maison. Mes parents préféraient la bière « Pélican » en litre. Mais je sais que mes sœurs ainées en fabriquaient et que l’odeur de la fabrication se sentait très loin dans les corons lorsque les mineurs « faisaient leur bière ». 

    C’est le 16 janvier 1920 que Ludovic Willay, pharmacien sur la place du Cantin, dépose la marque Autobrasseur : c’est une préparation pour boisson à base d’orge, de chicorée, de houblon en cônes, de coriandre et de baies de genièvre, explique-t-il. Elle sert à faire une boisson de ménage. C’était une recette utilisée dans les campagnes, surtout au moment des moissons. L’orge est un fortifiant et la boisson est rafraîchissante. Peu à peu le produit prit de l’ampleur. Au faîte de sa gloire, trois millions de doses étaient vendues chaque année. Chaque paquet permettant d’obtenir 35 litres de boisson. 

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Ludovic Willay

    Dans les années 1930 la préparation lensoise touchait tellement de ménages que les brasseurs s’inquiétèrent pour leur production. Alfred Salmon, sénateur du Pas-de-Calais et brasseur, s’est emparé de l’affaire et l’a portée devant l’Assemblée Nationale. Un décret a alors été promulgué pour différencier les deux produits : L’Autobrasseur ne pourra jamais revendiquer le nom de bière malgré un goût proche et garde toujours son appellation de boisson de ménage.

Des réclames de l’époque :

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    Aujourd’hui, la préparation n’est plus utilisée que par quelques nostalgiques ou brasseurs amateurs. Autobrasseur ne compte plus que deux salariés. Ils produisent 20000 doses par an, vendues dans les pharmacies et quelques supermarchés indépendants.

La présentation du sachet n’a jamais changé :

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La recette:

• Renfermer le contenu du paquet dans un large sac de fine toile serrée, le plonger 

• Dans une marmite contenant la quantité d’eau nécessaire (soit 16/ 17 litres), porter à ébullition et laisser bouillir Doucement pendant 30 minutes environ. 

• Retirer le sac, incorporer au liquide 250g de sucre et laisser refroidir aux environs de 20°. • Ajouter, après l’avoir délayée dans un peu de liquide tiédi, 10 g de levure de boulangerie bien fraîche. 

• Mélanger intimement le tout et mettre en bouteilles munies de fermeture mécanique. • Laisser fermenter dans un endroit tempéré. 

• Le lendemain avant de boucher, goûter si la boisson est douce, au besoin ajouter la moitié d’un sucre blanc et Compléter avec un peu d’eau si nécessaire. 

• Laisser reposer quelques jours avant de consommer.

( 3 septembre, 2009 )

Si t’es un vrai ch’ti ….

 J’avais déja vu un texte très ressemblant à celui ci sur le blog de notre ami Liévinois Christian (http://lechtimi62800.skyrock.com/). Le voici dans une autre version :

Vous êtes un vrai CH’TI si : 

>> Vous mettez de la chicoré dans le café
>> Pour vous, un coup de jus, c’est pas du 220 Volts
>> Vous savez ce qu’est de la cassonade
>> Une semaine sans patate c’est impossible !
>> Vos doigts sentent la moule le premier week-end de septembre
>> Les frites avec de la mayo et du vinaigre ça vous parait normal
>> Vous ne prenez pas les baraques à frites pour les caravanes des gens du voyage
>> Vous ne mangez pas d’endives mais des chicons au gratin 

>> Pour vous, s’il ne pleut pas c’est qu’il fait beau !
>> Vous devez prétexter habiter dans un igloo et porter des peaux de bêtes pour plaire à vos connaissances parisiennes.
>> La définition du mot froid vous semble vraiment différente dans le sud
>> La pluie ne vous empêche pas de sortir
>> Vous trouvez le clapotis de la pluie romantique
>> Vous comprenez : « y drache… mets tin k-way »
>> Pour vous, le gris est une couleur
>> Chaque fois que vous partez en vacances vous trouvez qu’il fait bon
>> Dès le moindre rayon de soleil, vous squattez les terrasses (même en plein hiver)

>> Vous regardez « Bienvenus chez les Ch’tis » de Dany Boon sans les sous-titres
>> Prononcer le t à la fin du mot vingt ne vous paraît pas bizarre
>> Vous dites marcher à pied de chaussettes
>> Vous comprenez le mot babache (et tant pis pour les boubourses autour qui comprennent pas)
>> La phrase ‘je te rappelle et je te dis quoi’ n’est pas pour vous une bizarrerie mais un apport futur d’information
>> En voiture on vous dit ‘ar’monte tin carreau’, vous savez quoi faire
>> D’ailleurs, vous ne conduisez pas une voiture mais une carette
>> El’ducasse n’est pas pour vous uniquement une fête foraine 

>> Vous affirmez que Lens est vachement mieux que Paris
>> Pour vous, Paris-Plage, c’est au Touquet pas sur les bords de Seine
>> Pour vous, le carnaval à ne surtout pas manquer ce n’est ni Rio ni Nice mais celui de Dunkerque
>> Vous ne confondez pas La Voix du Nord avec une ligne de train

>> Vous dîtes ‘s’il vous plaît’ en tendant la monnaie pour payer vos achats
>> Vous lavez par terre avec un racleau et une wassingue
>> Vous avez des crayons de bois et non pas des crayons à papier
>> A la télé, vous ne regardez pas les actualités mais vous ravisez l’journal  

>> Et surtout :
                 » La porte de votre maison n’est jamais fermée à clé  »

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( 29 juillet, 2009 )

Des vues de Lens

     Je me suis rendu compte en écrivant le dernier article qu’il y avait bien longtemps que je n’avais pas parlé de Lens. Alors pour me faire pardonner (et aussi pour faire plaisir à Monsieur Dhédin), voici un gif des plus belles photos aériennes de cette ville appelée autrefois « La Capitale du Pays Minier ».

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