( 4 décembre, 2009 )

Rues et place de Lens (6) : le Grand Condé et la route de Lille

La Route de Lille est l’un des axes les plus anciens de la ville. Elle existe dans sa partie entre Lens et Carvin depuis 1748 lorsqu’elle a remplacé le « Vieux Chemin de Harnes.

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     En continuant vers la Route de Lille, (remarquez à gauche de la photo, la CCPM, coopérative du pays minier) nous traversons la cité et les grandes barres de corons du Grand Condé.

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   Ils appartiennent à la fosse 2 qui est le puits de mine le plus proche du centre ville. Le coron passait pour celui des « bas de soie » et des « fiers culs » pour les autres cités minières peut être un peu par jalousie. Il était appelé ainsi en souvenir de la bataille de Lens gagnée par le Grand Condé le 20 août 1648 sur l’Archiduc Léopold et qui libéra l’Artois du joug espagnol alors que Lens faisait partie des Pays-Bas espagnols. Cette bataille a permis à Mazarin de signer le Traité de Westphalie, mettant fin à la mit fin à la guerre des 30 ans. L’endroit où se situe la fosse 2 est l’emplacement exact du campement des troupes françaises.

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    La fosse 2 est ouverte en 1858 et mise en exploitation en 1859. Le puits n°2 bis est ajouté en 1904, puis le 2 ter sur un autre carreau au sud est, à Loison. Détruite en 1918 elle est econstruite en 1920. Le puits n°2 sert à l’aérage et au service, le n°2 bis à l’extraction et le n°2 ter sert à l’aérage.
    La Fosse est concentrée sur la Fosse 11/19 en avril 1960. Le puits n°2 ter est fermé en 1967. Les puits n°2 et 2 bis servent pour le service et l’aérage de la fosse 11/19 jusqu’en 1972. Les 3 chevalements et les principaux bâtiments sont détruits en 1976. 

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      La Route de Lille nous conduira jusqu’à la sortie de la ville et l’embranchement vers Loison où elle croisait la ligne de chemin de fer des Mines de Lens.

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     Un peu plus loin se trouvait la dernière usine, qui polluait encore dans cette partie du bassin minier : l’usine Noroxo (ex usine Kuhlmann) de Harnes qui appartenait au groupe Exxon-Mobil et qui n’est plus en activité depuis le 2 janvier 2004.

( 4 décembre, 2009 )

Rues et places de Lens (5) : la place du Cantin (R. Salengro)

      Encore plus que la rue Lannoy que nous appelons encore rue de Lille, la Place Roger Salengro est toujours pour nous, les anciens lensois, le Place du Cantin (et le restera encore longtemps je crois)

    Le nom de Cantin provient certainement d’un jeu populaire du Moyen Age qui constituait à courir autour d’un mannequin articulé appelé Quintan. Depuis toujours se trouvait sur cette place la fontaine Pierrefon où les lensois aimaient à recueillir l’eau fraiche. Mais en 1855, le creusement de la fosse 2 tout près a tari cette source.

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     Cependant, avant la 1ère guerre, la place reste un lieu de rencontre et de promenade pour beaucoup de lensois. On pouvait y voir du côté de la Route de Lille, la statue de Guislain Decrombecque, grand agriculteur, défricheur de la plaine de Lens et premier Maire de la ville. Cette statue fut érigée en 1905 mais ne restera pas longtemps sur la place puisque, détruite par la guerre 14-18, elle ne fut jamais reconstruite. A cette époque, la place avait reçu depuis 1892 le nom de place de l’Alliance en rappel de l’alliance Franco-Russe. 

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    On y trouvait aussi l’usine à gaz du côté de l’avenue du 4 septembre. Cette usine alimentait la ville en énergie (à cette époque, tout l’éclairage public était constitué de lanternes à gaz). Inutile de rappeler les dégâts subits par Lens lors de la guerre 14-18. Voici ce qui restait de la place et de l’usine à gaz :

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Dès la fin de cette guerre, des bâtiments furent érigés sur la place du cantin et servirent de Mairie provisoire.

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      Lors de la reconstruction dans les années 1920, l’emplacement de l’usine à gaz fut utilisé pour reconstruire l’école Carnot qui se trouvait précédemment de plus en plus à l’étroit rue de Lille. 

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      C’est à cette époque également que fur érigé le monument aux Morts juste dans l’axe des avenues Raoul Briquet et du 4 Septembre. Par mesures de sécurité routière, le monument aux Mort fut déplacé en 1972 au rond point de l’avenue Van Pelt.

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    Sur ce document rare datant de l’entre deux guerres, on peut voir au premier plan ce monument aux Morts qui vient d’être construit et dans le fond la statue de Decrombecque pas encore totalement enlevée. 

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      La place du Cantin a été très animée, notamment les mardis et vendredis avec les marchés de Lens qui depuis le début du siècle ont été petit à petit déplacés de la place Jean Jaurès vers celle du Cantin. 

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      De nombreux commerces entourent cette place. On y retrouve notamment le siège du journal local Nord Eclair, anciennement Nord-Matin ainsi que la quincaillerie du Cantin. 

 

( 27 novembre, 2009 )

Encore deux autres

Deux autres photos du RCL. La première concerne l’équipe de 45-46. je crois qu’il n’y avait pas beaucoup de différence avec celle qui a disputé la finale de la Coupe contre Lille en 47. Là, pas de problème puisque les noms des joueurs sont indiqués :

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La deuxième me rappelle le temps ou je commençais à devenir un vrai supporter. J’avais 8 ou 9 ans lorsqu’elle a été prise, c’est l’époque où mon père m’emmenait à Bollaert sur le porte bagages de sa mobylette.

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Là, moi-même j’en reconnais plusieurs : Clément, Sowinski les gardiens et Margotin, Deloffre, Polonia, Zamparini, Wieniewski, etc …. et aussi l’emblématique capitaine de l’époque : Bernard Placzeck. J’avais eu la chance d’assister à son jubilée à la fin de sa carrière.

( 27 novembre, 2009 )

Je ne résiste pas !!!!

La navigation sur Internet révèle parfois quelques agréables surprises. Sur un blog qui s’appelle « Accroupis » (c’est ici : http://accroupis.blogspot.com/ , j’ai retrouvé des photos du Racing. A vous qui êtes comme moi des fans des années 60/70 de retrouver ces photos et si vous en êtes capables, de mettre un nom sur chacun de ces joueurs. J’en connais un du côté de Méricourt qui serait capable de le faire !!!

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Bon amusement avec le Racing de l’époque où le sport gagnait encore sur le pognon !

( 26 novembre, 2009 )

Rues et places de Lens (4) : La rue René Lannoy

 

La Rue René Lannoy, en forte déclivité, commence au niveau de la Place Jean Jaurès pour se terminer place Salengro (Place du Cantin).

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Depuis mon plus jeune age et jusqu’à que je quitte Lens au début des années 70, la rue René Lannoy s’est toujours appelée pour mes parents « Rue de Lille ». C’est pourtant juste après la seconde guerre mondiale que la municipalité décida de la baptiser Rue Lannoy en l’honneur d’un grand résistant du Nord, chef du Front national de Libération du Pas-De-Calais décédé d’un accident de circulation le 14 décembre 1944.

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Cette rue, vieille de plusieurs siècles, s’appela Rue du Rivage, puis rue de la Porte de Lille. Au moyen age, elle menait au rivage et de là au Petit Marais (aux environs de l’actuel Lycée Condorcet) qu’alimentait de nombreuses sources. Au début du 20ème siècle, cette rue était beaucoup plus étroite qu’aujourd’hui mais était déjà très animée.

Le marché de Lens des mardis et vendredis qui avit lieu sur la Grand Place, débordait largement sur la rue de Lille :

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A l’angle de la rue de Lille et de la rue de …. l’Hospice, se trouvait L’hospice de Lens qui venait juste d’être agrandi lorsqu’il fut rasé pendant la première guerre mondiale. En 1919, des baraquements provisoires ont été installés à la place de l’hospice et servirent d’hôpital de fortune jusqu’à l’ouverture du CHL de la Route de La Bassée en 1932.

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De l’autre côté de la rue, se trouvait l’école Carnot qui fut reconstruite dans les années 20 avenue du 4 Septembre à la place de l’Usine à Gaz. Vieille de plusieurs siècles, cette école avait été transformée en hôpital militaire pendant la Révolution Française.

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Comme tout Lens, c’est une rue de Lille totalement rasée que les Lensois retrouvent lors de leur retour de l’exode en 1919 :

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Les Lensois retroussèrent leurs manches et la Rue de Lille retrouva rapidement l’aspect qu’on lui connait aujourd’hui :

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La rue fut pavée jusqu’au début des années 60 lorsqu’elle fut de nouveau élargie afin de pouvoir absorber l’augmentation de la circulation et des commerces.

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En effet de nombreux commerçants s’y installèrent et cette rue était très vivante avant l’implantation des centres commerciaux en périphérie de la ville. On y trouvait notamment un grand magasin de sport (ancêtre de Décathlon ?) :

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Et la célèbre droguerie Talandier :

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Vers l’extérieur de Lens, la Rue Lannoy est prolongée par la Route de Lille à voir dans un prochain article.

La Route de Lille, oh pardon, la rue R. Lannoy en février 2008

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( 10 novembre, 2009 )

Lens – Lazio de Rome 1977

   Un peu pour rendre hommage à Moncel Djebali, je vous invite à voir ou revoir les buts du match historique entre le Racing et la Lazio de Rome. Djebali est l’auteur des 5ème et 6ème buts lensois.

   La musique accompagnant le film n’est pas celle que j’aurai choisi mais le principal reste l’image.

Image de prévisualisation YouTube

 

( 9 novembre, 2009 )

Rues et places de Lens (3) : la Route de La Bassée

      L’axe Lens-la bassée date de l’ère Romaine et a certainement été le premier habité de la ville. Appelé faubourg Saint Laurent au Moyen age, du nom de son église construite au 6ème siècle sur une petite butte (on pense au niveau de l’hôpital aujourd’hui). L’église fut donnée à la collégiale de Lens en 1070 par l’évêque d’Arras. En 1789, l’église fut vendue comme biens nationaux et on perdit alors sa trace.

      La Route de La Bassée débute au carrefour de jonction avec la Route de Béthune et les rues Remeaux et Bollaert pour se terminer par le Centre Commercial Lens 2 et l’aérodrome de Lens-Bénifontaine (qui n’est déjà plus sur le territoire de la ville de Lens).

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    Les deux extrémités de la Route de la Bassée :

       En ville, la porte d’accès à l’Université Perrin où étaient autrefois les Grands Bureaux des Mines de Lens :

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        A l’ouest, le Centre Commercial Lens 2 et l’aérodrome :

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     Lorsque l’on remonte la Route de La Bassée, on peut appercevoir sur la droite le Collège saint Paul dont l’entrée principale se trouve rue Souvraz (ancienne rue du Pôle Nord).

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    Un peu plus loin, nous allons trouver la complexe hospitalier qui commence avec la Maison de Retraite inaugurée au début des années 60 :

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    En face quelques corons typiques de la région. Autrefois, devant chaque maison se trouvait un grand potager. Cet espace a été repris pour devenir un parking :

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     Puis nous arrivons a l’entrée de l’hôpital de Lens, appelé aussi CHL. Ou plutôt a sa première entrée puisqu’aujourd’hui une autre a été ouvert Rue Auguste Lefebvre (près de la route de Béthune).

      L’entrée du CHL a son inauguratiion en 1932, dans les années 60 et aujourd’hui :

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      Une vue aérienne de ce secteur dans les années 60 :

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       Face à l’hôpital, la rue Robert Schumann nous conduit à la piscine olympique inaugurée le 15 mai 1966 et à la Grande Résidence (on disait plutôt la ZUP) qui fut construite dans les années 60/70 pour loger « des cadres moyens et des ouvriers des usines de Douvrin ». Aujourd’hui, la Grande Résidence fait l’objet de grandes restucturations avec la destruction de plusieurs tours et leur remplacement par des logements (maisons individuelles, appartements de 4 étages maxi,…) plus humains.

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La Piscine

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La Grande Résidence

    Nous continuons notre remontée de la Route de La bassée pour arriver à la fosse 14.

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       Avec ses corons et ses commerces. Sur notre gauche, nous aurons la place Cauchy où était la Coopérative de madame Montuelle. C’est sur cette place qu’a lieu la ducasse du 14.

     Sur notre droite, avec l’enseigne rouge, le café « Pierru » où existait une section de supporters du RC Lens :

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       Plus loin, sur notre droite, nous allons trouver l’école maternelle La Fontaine et la Chapelle du 14 qui a été désacralisée et transformée en appartements :

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        Juste avant le pont de la ligne de Chemins de fer des Mines ,sur notre gauche, nous trouverons la Rue Lamennais chère à nos coeurs,

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      … sur notre droite se trouvait le chevalet de la fosse 14. Construite à partir de 1906, le siège ouvre un an plus tard. L’ensemble des installations est détruit en 1918 et reconstruit dans les années 1920. Cette fosse cesse d’extraire en 1938, concentrée sur la fosse 12. Le puits est maintenu pour le service du personnel jusqu’en 1967, date de la concentration du 12 sur le 11/19. Les installations sont détruites en 1974. Aujourd’hui, un terrain de football a pris la place du carreau de fosse.

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       La Route de La Bassée a joué un rôle très important à la fin de la première guerre mondiale. La bataille de la Côte 70 est une bataille que opposa le Corps canadien, sous le commandement du général Arthur Currie ainsi que le Ier Corps britannique (6e et 46e divisions), aux unités de défense allemandes, les 7e et 185e divisions d’infanterie ainsi que la 4e division d’infanterie de garde sur une très modeste élévation du terrain situé au nord de Lens. Elle eut lieu du 15 au 25 août 1917. L’opération canadienne était destinée à faire diversion et à soulager la pression qui pesait sur la ville.

      L’attaque commença par un barrage roulant d’artillerie, suivit de près par l’infanterie. En fin de matinée, les Canadiens occupaient les hauteurs de la côte dominant Lens. Les objectifs restant seraient atteint le lendemain. Durant la bataille, les contre-attaques allemandes se succédèrent, utilisant du gaz moutarde et des lance-flammes, mais à chaque fois ils furent repoussés au prix de lourdes pertes. À la fin de la bataille, le Corps canadien avait perdu 9 200 hommes, tués ou blessés. (Voir le livre de Christian Duquesne : Les canadiens à Lens – Août 1917 aux Editions YSEC).

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Une unité canadienne dans les tranchées de la côte 70

( 1 novembre, 2009 )

Rues et places de Lens (2): La Route de Béthune

     Une partie de ce texte est inspirée d’articles de Jérôme JANICKI, journaliste à l’Avenir de l’Artois.

     L’histoire de Lens s’est en grande partie jouée le long de la route de Béthune. La première mention date de l’époque de la bataille de Lens au XVIIe Siècle. Dans un texte du livre de Stéphane Thion sur Les Armées Françaises de la guerre de Trente ans, on trouve : « L’archiduc Léopold attendait le 19 août 1648 au matin de la plaine de Lens. Mais Condé, jugeant les positions espagnoles trop fortes, refusa la bataille et fit rompre en arrière à gauche pour marcher en direction de la route de Béthune. »

     La route de Béthune est citée dans de nombreux ouvrages relatant la Grande Guerre dans la Gohelle dont celui de Henri Barbusse  intitulé « Le feu ».  

    C’est en 1770 que la construction du chemin Lens-Béthune commença. Les concepteurs privilégièrent en 1771, les pavés au gravier pour réaliser une voie de communication de qualité.

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La Route de Béthune au début du siècle

     A cette époque se trouvait au niveau de la cité 11, la Salle des Fêtes des Mines de Lens qui, entièrement détruite, ne fut pas reconstruite après la guerre :

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      Dès 1919, la Route de Béthune fut l’une des toutes premières à posséder des logements provisoires en tôle :

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     Après la Grande Guerre, la ville de Lens a dû remanier son plan ancien. Ainsi, en mars 1921, il fut établi que les routes nationales traversant la ville auraient la taille suivante : trois mètres pour les trottoirs de part et d’autre et une voie large de huit mètres au centre. Le règlement d’emprise de la RN43 a été établi lors du conseil municipal de janvier 1927 sous la présidence de Basly.    

     C’est à ce moment que l’on décida de la construction de la gendarmerie sur un terrain appartenant aux Mines de Lens entre les fosses 1 et 9.

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A la même époque, la fosse 1, entièrement détruite pendant la guerre fut reconstruite.

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     Aucune artère de Lens aussi vitale que la route de Béthune n’a fait à la fin des années cinquante et au début des années soixante une telle unanimité contre elle. De l’avis de tous, elle était devenue beaucoup trop étroite. Lorsqu’un véhicule léger, un autobus ou un camion s’y stationnait la route était bloquée et les embouteillages se créaient. Les journalistes disaient d’elle qu’on mettait autant de temps à la descendre ou à la monter qu’à faire dix kilomètres à la campagne. L’objectif était donc d’élargir la route de Béthune de 12 mètres.
    Ce n’est qu’en 1963 que les autorités nationales inscrirent comme une urgence, la refonte de la route de Béthune. En même temps, il fut décidé de revoir complètement l’éclairage public. Ernest Schaffner réunit le conseil municipal le vendredi 25 janvier 1963 et fixa le calendrier des travaux de la route. Etant Route Nationale, L’État prit à sa charge la réfection de la chaussée et la ville de Lens, celle des trottoirs, de l’installation des égouts, de l’abattage des arbres et du profilage des bordures. Ces travaux allaient coûter 65 millions d’anciens francs à la commune.
    Ainsi, la route nationale devait être élargie de 12 mètres sur une longueur de 1,800 km à partir du carrefour des Grands Bureaux jusqu’au chemin Manot.

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   Ci dessus : Les extrémités de la Route de Béthune : en haut, le carrefour Plumecocq croisement avec le Chemin Manot (rue Léon Blum aujourd’hui) et la rue Pierre Brossolette. En bas, le carrefour avec la Route de La Bassée et la rue Bollaert.

   A titre de comparaison, la Route de Béthune dans les années 50/60 et aujourd’hui (image Google Earth) :

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        Sur les terrains qui appartenaient autrefois aux Mines de Lens, on trouve aujourd’hui du côté de l’ancienne fosse 1, la Médiathèque Robert Cousin :

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         La salle des Fêtes Jean Nohain :

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        L’espace Bollaert :

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        Et face à l’Avenue de la Fosse 12, là où l’on « trouvait » le Chemin Perdu, l’Université.

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        C’est sur cette route que l’on trouve de grandes barres de corons :

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       Le Monument aux Mort des Mines de Lens, à l’angle de l’Avenue de la fosse 12 :

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      Un peu plus loin, la Route de Béthune traverse la cité du 12 avec, en autre, la fosse 12 bis (où se trouve aujourd’hui un concessionnaire autos). C’est là que se trouvait le Centre de Formation des Mines de Lens appelé aussi « La Mine Image ».

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        En continuant après la rue Saint Edouard qui donne vers l’église du même nom et le groupe scolaire Jean Macé, on trouve de nombreux commerces. C’est dans ces lieux que se trouvait le cinéma l’Eldorado.

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( 19 octobre, 2009 )

Rues et places de Lens (1) : la place Jean Jaurès

       Aujourd’hui commence une série d’articles sur les rues et places de Lens. Nous commencons par la place Jean Jaurès qui est à n’en pas douter le véritable centre de la ville.

       On retrouve trace de cette place dès 1569 sous le nom de « Rue du grand Marchié ». En 1744, elle est appelée « Rue Très Large » bien que sa largeur était largement moindre qu’aujourd’hui. C’est en 1909 qu’elle baptisée Place Ferrer du nom d’un philosophe espagnol fusillé en septembre 1909. Mais elle redevint aussitôt la « Grand-Place » jusqu’en 1936 quand la municipalité décide de l’appeler Place Jean Jaurès.

       En 1822, un Hôtel de ville y est construit (au même emplacement que celui d’aujourd’hui).

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      Mais à la fin du 19ème siécle, devant l’essor de la ville suite à la découverte du charbon, celui ci devient trop étroit. la municipalité décide alors d’acheter la ferme Roussel mitoyenne pour y installer différents services municipaux.

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      La Grand place est un lieu très animé avec de nombreux commerces dont le célèbre « Au Bon Grans Marché ».

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       La Grand Place donne sur la rue de la Porte d’Arras et le Boulevard des Ecoles.

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       Pendant longtemps, elle fut le lieu de rassemblement des camelots pour le marché de Lens. Plus tard, elle ne conservera que la mercerie, les tissus et les produits de la maison : les denrées périssables sont transférées place du Cantin et le marché aux poissons sur le Boulevard des Ecoles.

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     Dès octobre 1917, Lens est envahi par les Allemands. Les soldats apprécie se promener que ce qu’ils appelle « Die Markplatz ».

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    En 1918, après la fuite des troupes allemandes, la place est un véritable spectacle de désolation, tout est en ruine, il ne reste rien de l’église, la mairie et les habitations.

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      Mais très vite, les Lensois retroussent leurs manches et la reconstruction de la ville commence. La Place est élargie, la mairie et l’église sont reconstruites au même emplacements qu’avant la guerre.

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     Dès 1927, après l’inauguration de la nouvelle église Saint Leger, reconstruite à l’identique en 1926 et celle de l’Hôtel de Ville en 1927, il ne reste plus rien des 4 années de souffrance et la Grand-Place semble avoir repris toutes ses habitudes.

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       En 1936, la Grand Place devient la Place Jean Jaurès sur décision du Conseil Municipal d’Alfred Maës.

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    Mais de nouveau, la guerre frappe la ville de Lens. Les 16 juin et 11 août 1944, des bombardements alliés frappe à nouveau la place , l’Hôtel de Ville est détruit.

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       Trop abimé, il ne sera pas reconstruit et les services municipaux émigrent à la Gare Sainte Elisabeth, rue Bollaert en 1956. Ce n’est qu’en 1965 que la Place Jean Jaurès prendra son aspect d’aujourd’hui avec l’inauguration du nouvel Hôtel de Ville.

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   Aujourd’hui, la Place Jean Jaures est toujours considérée comme le centre de la ville bien que de célèbres magasins des années 50 à 80 aient disparu comme Perissin, Annebicque-Leprettre, A la Renommée des Voitures d’Enfants, la quincaillerie Renard, etc…

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( 17 octobre, 2009 )

Le 12/14 par un fils de mineur

      Mon ami Christian de Liévin m’a signalé la présence sur le web d’un autre blog sur la mine et les mineurs. Un de plus, me direz vous ? Mais celui ci est d’excellente qualité et mélange photos anciennes et articles d’aujourd’hui. A voir absolument c’est ici : http://filsdemineur.skyrock.com/

     C’est sur ce site que j’ai trouvé une photo des cités 12 et 14 qui date de l’entre 2 guerres : le cimetière du 14 est minuscule par rapport à aujourd’hui; le stade de l’AS lens, sur la route de Loos en Gohelle n’existe pas encore; la rue des Maronniers qui mène du cimetière à la cité 12 et à l’église Saint Edouard ainsi que la salle Saint Laurent ne sont encore que des terrains vagues; la chapelle de la Route de La Bassée ne verra le jour que beaucoup plus tard auprès de l’école maternelle qui elle, est déjà construite. Par contre, on y voit nien que l’activité minière, anéantie pendant la première guerre, a bien repris son activité et que la ligne du chemin de fer des mines qui mène de la fosse 11 à la gare de Vendin en passant par le 12 et le 14 est enièrement exploitable.

     Pour m’amuser, j’ai fait un comparatif avec le même site aujourd’hui en copiant une photo de Google Earth. A vous de juger.

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