( 7 octobre, 2009 )

Chapelle Saint Edouard : J’ai trouvé !!!!

     Il y a quelques jours, j’écrivais ceci :

    Je cale sur l’histoire de Lens (hé oui, on ne sait jamais tout) : Voila, suite a la 1ère guerre mondiale et à la destruction de l’église Saint Leger, j’ai trouvé qu’une chapelle provisoire avait été contruite « Route de Béthune, devant la fosse 1″. J’ai pensé à la chapelle St Elisabeth (église polonaise comme disaient mes parents) mais un autre document me précise que cette chapelle s’appelait « Chapelle saint Edouard ». Elle abritait de 1920 à environ 1926 la paroisse Saint Leger. Son emplacement semble bien confirmé en bas de la Route de Béthune et non à la fosse 12 (???).

     A la reconstruction de l’église Saint Leger en 1926, je ne trouve plus aucune trace de cette chapelle. A t’elle été détruite ? Ou est ce elle qui est devenue Chapelle Ste Elisabeth ?  Je n’en sais rien et je ne trouve rien la dessus dans mes nombreux documents.

     A tout hasard, si certains d’entre vous pouvaient me donner des renseignements là-dessu, je suis preneur. Ci dessous une photo de cette Chapelle Saint Edouard :

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    Hé bien, je possédai la réponse à la maison dans un ouvrage appelé : « Lens, à travers 100 rues, places et lieux-dits » de Catherine Painset et Patrick Delecroix aus éditions La Voix du Nord.

    Je cite cet ouvrage :  » L’église Millénium remplace depuis 1966 l’ancienne église Sainte-Elisabeth. Annexe de Saint Leger, celle ci avait été construite par la compagnie des Mines de Lens après la première guerre mondiale, face aux installations de la fosse 1. A partir de 1923, elle fut spécialement destinée aux familles d’origine polonaise ». C’est donc bien l’ancienne Chapelle Saint Edouard qui a pris le nom de Sainte-Elisabeth après la reconstruction de l’église Saint-Léger.     

    Ouf, un mystère d’éclairci ! Comme quoi, en cherchant un peu …..

( 7 octobre, 2009 )

Le Tortillard (suite mais non fin)

     Je viens d’acquérir dans une vente aux enchères le livre « Le Tortillard… de Lens à Frévent » de Dominique LAMPIN et Serge LOUART (1983). On y trouve plein de renseignements sur ce train et sur la Société de Chemins de Fer Economique du Nord qui en possédait la concession depuis le 8 août 1890.

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Une belle photo du Tortillard en gare d’Aubigny en Artois

    Ainsi, je peux répondre à la question qui m’était posée par Michel sur son itinéraire dans Lens. Effectivement, si avant la 1ère guerre mondiale, il passait bien par le boulevard des Ecoles (Bd Basly aujourd’hui), lors de la reconstruction de Lens à partir de 1919, son itinéraire a été modifié comme suit : Il partait de l’Avenue Van Pelt, remontait la rue de la Gare, passait sur la place de la Gare (au pied du cinéma Apollo), puis rejoingnait Liévin par la rue Thiers (aujourd’hui rue E. Dolet, le Rond Point Bollaert et l’Avenue Alfred Maës.

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Le Tortillard Rue Thiers avant 14-18

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Un automoteur du Tortillard Place de la Gare

     La Société de Chemins de Fer Economiques du Nord possédait pour cette ligne 7 locomotives, 30 voitures et 139 wagons de marchandises. Il n’y avait donc pas UN tortillard mais DES tortillards. Il fut même complété par des automotrices pour assurer le trafic de voyageurs entre Lens et Souchez via Liévin et Angres.

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Une automotrice rue Defernez à Liévin

         Pour répondre à Christian : C’est bien en 1948 qu’a été supprimé définitivement le Tortillard. En 1947, le déficit était de 6 millions de Francs de l’époque. Le 13 janvier 1948, le Conseil Général décide donc d’en arrêter l’exploitation.

         Une partie du personnel est mis à la retraite, une autre reclassée dans le service routier de substitution. D’autres seront licenciés avec pour indemnités pour les titulaires :

             -  50 000 F pour un homme

             -  25 000 F pour une femme

             Et 10 000 F pour les agents en service discontinu.

          Je cite le livre : « Le 31 mai 1948, la machine n°22, bordée de fleurs et de drapeaux tricolores, effectue son dernier voyage. M. César BERNARD, Maire de Frévent, accompagne la dernière équipe composée de messieurs JACQUER, LAJUS et HANOT jusqu’à Bouret / Canche »

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Le Tortillard part pour son dernier voyage

( 3 octobre, 2009 )

1933 : Inauguration du Stade des Mines de Lens

    Cette page est tirée dans sa grande majorité d’un article paru sur le site Internet du journal « L’Avenir de l’Artois » (http://www.lavenirdelartois.fr/) signé par le journaliste Jérôme JANICKI.

    Après de longs mois de travaux, l’inauguration du nouveau stade des Mines de Lens fut fixée au dimanche 21 mai 1933. Cette annonce tomba publiquement à la fin du mois d’avril 1933 et à la demande du député maire de l’époque, Alfred Maës, toutes les associations furent invitées à y participer activement.
Le stade de la Société des Mines de Lens : 

      Pour trouver le stade, les Lensois disaient qu’il était placé en bordure de la voie ferrée Lens - Béthune. On y accédait à l’époque par une route débouchant avenue de Liévin entre le pont de chemin de fer et la pépinière des Mines de Lens (à l’emplacement de l’actuel jardin public ?). Les plans du stade avaient été établis sur les données de monsieur Hanicotte, ingénieur en chef des travaux du jour de la Société des Mines. Il avait dans l’esprit de mettre au service de la jeunesse des installations qui lui permettent de pratiquer dans les meilleures conditions leurs exercices et leurs jeux favoris et d’offrir le cadre agréable d’un parc très verdoyant. Deux vastes stades permettaient de jouer au football et une piste de course à pied ceinturait la pelouse du terrain d’honneur. Aux extrémités des installations furent aménagées pour pratiquer les sauts et les lancers. Par ailleurs, les basketteurs disposaient aussi de terrains pour donner un coup d’envoi sérieux à leurs entraînements.
      Le stade n’avait rien à voir avec ce qu’il est aujourd’hui ni avant ce qu’il était avant sa réorganisation. Jusque-là, les matchs accueillaient quatre à cinq milles spectateurs, dans le nouveau stade, ce furent plus de dix mille spectateurs qui purent désormais trouver place dans les nouveaux gradins. Pour la réalisation de l’ensemble, avec le temps nous avons oublié que près de 80 000 mètres cubes de terre furent déplacés. Et comme le dit l’expression populaire « quand le bâtiment va tout va « , les travaux du stade Bollaert amenèrent une bouffée d’air dans cette période où le travail était rare. Ainsi, en cette période de crise, la main d’oeuvre qui travailla sur le chantier était issue de 180 mineurs des  fosses 5 et 5bis d’Avion que la crise mondiale avaient réduit au chômage.
      Les travaux furent conduits par monsieur Spriet, ingénieur et chef du service des constructions et ce fut le chef des jardins et des plantations, monsieur Choquet qui puisa dans les serres constituées en 1919 pour agrémenter l’ensemble.
Inauguration du stade :
    Le comité d’organisation de la fête fédérale établit, au début du mois de mai 1933, une liste importante des sociétés qui souhaitaient participer à cette journée. Elle comprenait : L’Espérance de Barlin, L’Avant-garde de Grenay, Les Carabiniers de Billy-Montigny, l’Honneur de Bruay, la Sainte-Barbe de Lens, les Francs Tireurs Artésiens, l’Honneur de Meurchin, La Française de Vendin Le Vieil, la Saint Maurice de Loos-en-Gohelle, L’Espérance d’Haisnes, L’Etoile des Mines d’Ostricourt, La Prévoyante d’Hulluch, L’Union Sportive de Drocourt Mines, Le Racing Club d’Arras, L’Étoile Brebieroise, le Grand Condé de Lens, la Saint-Amé de Liévin, la Jeune France de Mazingarbe, la renaissance d’Haillicourt et le club de boxe et de gymnastique de Calais.
     La venue des champions olympiques de l’École de Joinville fut aussi assurée pour le plus grand plaisir de tous. Ils devaient proposer huit tableaux : la mise en train athlétique, la démonstration des courses de haies, le grimper athlétique, le saut en hauteur, le lancer du disque, du javelot et du marteau, le saut à la perche, le saut du cheval et le ballet des moniteurs. 

      À la veille de l’événement, d’autres sociétés se joignirent à la liste. Dans cette nouvelle liste, nous trouvons notamment Les Mineurs de Saint Vaast Le Haut (région de Valenciennes), la Saint Pierre de Lens ou le stade héninois d’Hénin-Liétard. Il n’est pas permis d’oublier les Sokols polonais de Bruay, Hersin, Marles, Barlin, Divion, Haillicourt, Beuvry, Noeux, Libercourt, Ostricourt, Carvin, Calonne-Liévin, fosse 11 de Lens, Mazingarbe n°2, Harnes, Auchy-les-Mines, Bully-les-Mines, Lens-Ville, Fosse n°3 de Lens, Montigny-en-Gohelle, N°7 de Mazingarbe, Billy-Montigny, Noyelles-sous-Lens, Loos-en-Gohelle, Houdain, Sallaumines et Béthune. 

     La présence de la communauté polonaise fut un élément majeur dans la réussite de la journée. Devant une telle présence de volontaires polonais, à 14 h 45, lors de l’ouverture de la fête, retentirent dans le stade, les hymnes nationaux français et polonais.

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Le Stade des Mines de Lens le jour de son innauguration

La fête :
       Des trains spéciaux avaient été programmés sur les lignes Lens - Arras, Lens- Béthune, Lens - Libercourt, Lens - Douai, Lens - Don-Sainghin. Le tortillard Lens - Frévent qui desservait Liévin, Bully, Angres-Givenchy, Souchez, Ablain-Souchez, Carency, Villers au Bois, Camblain L’Abbé, Aubigny-en-Artois, Izelles-les-Hameaux, Noyelle-Vion, Avesnes-le-Comte, Liencourt, Etrée-Wamin, Reubreviette, Rebreuve-sur-Canche et Frévent partit pour l’occasion de Frévent pour Lens à 7 heures et 13 h. Enfin, le Chemin de fer des Mines de Lens (La Bassée - Violaines à Lens) avait multiplié les départs avec des arrêts à La Bassée, Auchy-Haisnes, Douvrin, Wingles, Vendin Rivage, Pont-à-Vendin, Vendin, Lens Grand Condé, Lens Sainte Élisabeth et Lens Stade Bollaert.
     Dès 11 heures, les cliques et les fanfares participèrent à un beau concours musical au carrefour de l’Avenue du 4-Septembre, rue Bollaert. L’ensemble composé de 85 formations défila ensuite dans les rues du centre de Lens.
     Les spectateurs se massèrent en tout début d’après-midi aux portes du stade situées rue de Liévin. A 12 h 15, avait lieu le banquet officiel dans la salle des fêtes des Grands Bureaux de la Société des Mines de Lens. À la table officielle, se trouvaient toutes les personnalités de l’époque comme Louis Couhé, l’inspecteur à l’aviation, Félix Bollaert, puis les ingénieurs des Mines, les commandants des gendarmeries ou le consul de Pologne. À 13 h 30, les portes ouvrirent et tous s’installèrent dans les gradins. Le prix d’entrée avait été fixé à deux francs et l’entrée était gratuite pour les enfants de moins de treize ans.
      À 14 h 15, les festivités commençaient par un défilé de cinq mille gymnastes, présentation et remise du drapeau fédéral et dépôt d’une gerbe au monument aux morts de la ville de Lens. Puis le spectacle commença. D’abord se produisirent les « Marguerites « des Mines de Noeux, les moniteurs de l’École supérieure de l’école de Joinville. À l’issue, ce furent les élèves des écoles des filles et de garçons des Mines de Lens qui se présentèrent face au public. Toutes les démonstrations étaient accompagnées par l’harmonie des Mines de Lens et par la fanfare Saint-Amé. La seconde partie fut une fête de nuit qui commença à 21 h 30. Trois podiums avaient été aménagés pour la présentation de danses et de ballets. Malheureusement, la fête de nuit connut un succès moindre.
      Grâce aux nombreux dons qui lui ont été offerts, le comité d’organisation dota les différentes épreuves de superbes prix dont la valeur atteignait plus de 40  000 francs. Les cadeaux étaient exposés dans la vitrine du grand magasin de la place Jean-Jaurès.

Le Stade Félix Bollaert : 

      C’est à la mort de cet ingénieur, Président du Conseil d’Administration des Mines de Lens, en 1936 que le Stade des Mines de Lens deviendra le STADE BOLLAERT.

( 3 octobre, 2009 )

Le Pont Césarine

        Le nom du Pont Césarine vient de celui de la propriétaire d’un ancien cabaret où les gens attendait le train « Lens-Frévent ». Cette femme, Césarine Hennebois, était très populaire.

       Dans le journal du Notaire Léon Tacquet, édité sous le nom de « Dans la fournaise de Lens« , celui ci relate à la date du 24 septembre 1916 : » Une bombe tombée hier, au pont du Chemin de Fer du Nord, en face de chez Césarine, chez Drony a fait 32 victimes »

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       Cet ouvrage fut construit après la première guerre mondiale . Il a remplacé l’ancien passage à niveau situé entre la Route d’Arras et la rue Bollaert.

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      Dans les années 20 se produisit un original accident : la locomotive d’un train de marchandises a déraillé et est tombée du pont sur la chaussée. le premier wagon du train est resté en suspension.

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       Quelques années plus tard, la statue d’Emile Basly qui se trouvait au Rond Point Bollaert, fut déplacée près du Pont Cérarine (devant le magasin d’électroménagers Dumortier) côté Arras-Liévin.

       Aujourd’hui, le pont a été renforcé et est composé d’un tablier métallique :

Le Pont Aujourd’hui côté Arras-Liévin :

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et côté Centre-Ville :

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           Au pont Césarine, du côté Centre-Ville près de la rue d’accès au Stade Bollaert, une stèle rappelle que le 11 avril 1942 vers 22h00, une sentinelle allemande fut blessée et une autre tuée par trois résistants (Debarge, Boulanger et Ledent). Les Nazis proposent une récompense de 5000F à celui qui retrouvera ou dénoncera les coupables. Deux jours plus tard, le 14 avril, les Allemands fusillent 35 otages dont 20 suite à l’attentat du pont Césarine.

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( 2 octobre, 2009 )

Le Groupe Scolaire du Boulevard des Ecoles

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Cet important groupe scolaire se situait sur le boulevard des Ecoles (à l’emplacement de l’actuel collège Michelet) à qui il a donné son nom.  

Ce groupe a été construit en 1882-1883. Les écoles primaires Condorcet (à droite) et Campan (à gauche) encadraient une propriété privée. Condorcet était réservé aux garçons et Campan aux filles.

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Les cours des écoles Condorcet et Campan avant la première guerre

En 1895, l’institut Michelet a reuni les deux écoles en prenant la place de cette propriété privée. Les élèves les plus chanceux (et surtout les plus fortunés) pouvaient y suivre des cours complémentaires.

Totalement détruites pendant la première guerre, les écoles seront reconstruites et réouvertes en novembre 1923, quasiment au même endroit. Profitant du terrain laissé libre par la destruction de la Maison des Associations et de la suppression de l’Institut Michelet, les écoles Condorcet et Campan ont été agrandies. Campan a été adossé à Cordorcet et donne sur la rue Romuald Pruvost.

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En 1955 fut construit le Lycée Condorcet rue Etienne Dolet :

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L’ancienne école Condorcet est alors devenue le collège d’Enseignement Général Michelet et l’école Campan lui est annexé. Cependant le mur s’élevait toujours entre les cours de récréation des garçons et celle des filles !

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Le Collège Michelet et son annexe Campan aujourd’hui

( 30 septembre, 2009 )

Lundi, ch’est l’jour de l’lessife !!

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C’est en voyant ça à Lewarde que je me suis dit qu’il fallait que je fasse un article sur la « lessife du lundi ». Le lundi était le jour de la lessive dans les corons. Pourquoi le lundi ? Ben, j’en sais rien. Peut être pour pouvoir laver les « habits du dimanche » qu’on avait mis la veille. Ca, c’était la corvée de ma mère mais aussi de mes soeurs ainées.

En tout cas, chez nous, ça se passait dans la buanderie. Un petit bâtiment annexé à la maison et qui se situait au fond de la cour. Sur cette photo, on voit la buanderie et la fenêtre que mon père y avait posée.

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Je me souviens d’une grande bassine contenant de l’eau bouillante qu’on posait sur « le feu » (un vieux poêle à charbon qui dégageait une chaleur insupportable dans cette petite pièce). Elle y mettait les draps, les torchons …. Il y avait  également une « lessiveuse » où on battait le linge.

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Une autre partie du linge était en attente dans la baignoise galvanisée qui nous servait aussi le samedi à prendre notre bain :

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Le savon utilisé était le « Sunlight » (prononcez : « sain liche »). Ca devait être une sorte de savon de Marseille :

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Puis, après être passé dans l’essoreuse, il fallait sécher le linge. Alors, le lundi ressemblait à un jour de fête dans les corons tant les jardins étaient décorés de vêtements de toutes couleurs séchant sur le fil à linge qui longeait l’allée du jardin :

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Il y avait surtout des « bleus » car dans les corons c’est comme ça qu’on appelait les vêtements de travail.

Les jours de pluie, les draps séchaient à l’intérieur, c’est à dire dans la cuisine ce qui n’était pas très pratique.

Ch’étot l’lundi, l’jour de l’lessife dins ches corons.

( 22 septembre, 2009 )

Les premiers films à Lens

D’après « La Renaissance de Lens »  par Ginette Haÿ dans les dossiers de Gauhéria n°8

    Le premier film parlant diffusé à Lens fut « Le Mystère de la Villa Rose » en septembre 1920 au cinéma « Le Casino », rue de Paris. Puis ce fut « La Route est belle » un film parlant et chantant avec André Baugé.

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   Puis ce fut « Parade d’amour » avec Maurice Chevalier et « Nono Nanette » ou encore « La grande mare ». Devant le succès obtenu, M. Boeuf (successeur de M. Scohy), propriétaire du Casino et du Majestic (ci-dessous) devra entreprendre des travaux d’agrandissement et d’embellissement de ses cinémas.

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   Le 26 mars 1932 ouvre à lens le cinéma Apollo dont nous avons déjà beaucoup parlé ici. 2432 places sont offertes aux Lensois par la Société de Monsieur Bertrand. A l’étage se situe l’appartement de la famille Bertrand tout en style Art-Déco.

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  L’un des premiers films diffusé est « La petite Chocolatière » avec Raimu.

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    Avec la création de cette salle à Lens, le cinéma devient populaire et presque une institution. Il s’attirera cependant les foudres du diocèse de Lille en octobre 1930 qui dénonce l’obscurité des salles, les films riqués, la promiscuité des spectateurs, les affiches malsaines. Ceci au point que le curé de la paroisse Saint Leger affiche à la sortie de la messe, sous le porche de l’église le liste des films « à conseiller ou non » déterminé par  » l’office technique du cinéma familial ».

   A la mort du fondateur Joseph Bertrand en 1935, ce sont son fils Bertrand et son gendre R. Boucher qui lui ont succéder. Ci dessous la famille Bertrand.

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    L’Apollo fut racheté en 1985 par une importante société est sa fermeture fut définitive le 31 décembre 2000.

( 4 septembre, 2009 )

l’Autobrasseur

    Dans ma jeunesse, je ne me souviens pas en avoir vu beaucoup de sachets de l’AUTOBRASSEUR à la maison. Mes parents préféraient la bière « Pélican » en litre. Mais je sais que mes sœurs ainées en fabriquaient et que l’odeur de la fabrication se sentait très loin dans les corons lorsque les mineurs « faisaient leur bière ». 

    C’est le 16 janvier 1920 que Ludovic Willay, pharmacien sur la place du Cantin, dépose la marque Autobrasseur : c’est une préparation pour boisson à base d’orge, de chicorée, de houblon en cônes, de coriandre et de baies de genièvre, explique-t-il. Elle sert à faire une boisson de ménage. C’était une recette utilisée dans les campagnes, surtout au moment des moissons. L’orge est un fortifiant et la boisson est rafraîchissante. Peu à peu le produit prit de l’ampleur. Au faîte de sa gloire, trois millions de doses étaient vendues chaque année. Chaque paquet permettant d’obtenir 35 litres de boisson. 

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Ludovic Willay

    Dans les années 1930 la préparation lensoise touchait tellement de ménages que les brasseurs s’inquiétèrent pour leur production. Alfred Salmon, sénateur du Pas-de-Calais et brasseur, s’est emparé de l’affaire et l’a portée devant l’Assemblée Nationale. Un décret a alors été promulgué pour différencier les deux produits : L’Autobrasseur ne pourra jamais revendiquer le nom de bière malgré un goût proche et garde toujours son appellation de boisson de ménage.

Des réclames de l’époque :

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    Aujourd’hui, la préparation n’est plus utilisée que par quelques nostalgiques ou brasseurs amateurs. Autobrasseur ne compte plus que deux salariés. Ils produisent 20000 doses par an, vendues dans les pharmacies et quelques supermarchés indépendants.

La présentation du sachet n’a jamais changé :

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La recette:

• Renfermer le contenu du paquet dans un large sac de fine toile serrée, le plonger 

• Dans une marmite contenant la quantité d’eau nécessaire (soit 16/ 17 litres), porter à ébullition et laisser bouillir Doucement pendant 30 minutes environ. 

• Retirer le sac, incorporer au liquide 250g de sucre et laisser refroidir aux environs de 20°. • Ajouter, après l’avoir délayée dans un peu de liquide tiédi, 10 g de levure de boulangerie bien fraîche. 

• Mélanger intimement le tout et mettre en bouteilles munies de fermeture mécanique. • Laisser fermenter dans un endroit tempéré. 

• Le lendemain avant de boucher, goûter si la boisson est douce, au besoin ajouter la moitié d’un sucre blanc et Compléter avec un peu d’eau si nécessaire. 

• Laisser reposer quelques jours avant de consommer.

( 4 septembre, 2009 )

Les Mineurs de fond

Voici une superbe vidéo trouvée sur Dailymotion. Réalisée par Marcel (dont le blog est ici : http://bienvenue-chez-moi.over-blog.com/ ), cette vidéo fera revivre aux anciens quelques souvenirs de la mine.

http://www.dailymotion.com/video/x8zav0

( 3 septembre, 2009 )

Les autres édifices religieux

L’église du 4 (Sainte Barbe) :

La première pierre a été posée le 24 mars 1896. L’évêque d’Arras, Mgr Williez est venu bénir l’église le 19 avril 1897. L’église Ste Barbe, appelée aussi « église de la Bataille »,a été détruite le 12 août 1915,par des tirs de l’artillerie française.

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Elle a été reconstruite selon les plans de Louis Marie Cordonnier dans une configuration proche de la précédente: un corps de bâtiment accolé à une tour, cependant la tour a été placée de l’autre côté. Elle a été bénie le dimanche 23 février 1930 par le chanoine Henneguet. Les clés de l’église lui ont été remises par le directeur général des Mines de Lens Ernest Cuvelette.

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Devenue dangereuse compte tenu de l’instabilité des terrains, elle a été détruite en 1990. Depuis, l’office est célébré dans une salle du centre culturel du 54 rue Saint-Antoine

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L’église du 9 (Sainte Théodore)

L’église de la fosse 9, appelée Saint Théodore, fur édifiée en 1910 par l’architecte Jean-Baptiste Cordonier. Elle a été inaugurée le 24 octobre 1910 par Monseigneur Williez.

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Détruite lors de la 1ère Guerre mondiale, elle fut reconstruite en 1930. A remarquer son toit très pentu percé de lucarnes.

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L’église du 11 (Saint Pierre)

Elle fut construite à partir de 1899 par les architectes Croin et Cordonnier et innaugurée en 1901. Elle a été édifiée au point de jonction des communes de Lens, Liévin et Loos-en-Gohelle.

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Totalement détruite dès le début de la guerre 14-18, elle fut reconstruite sur les mêmes plans en 1923. Munie de ses 2 clochers, elle fut surnommée : »La Cathédrale des Mines ».

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L’église du 12 (Saint Edouard)

Appelée ainsi en l’honneur d’Edouard Bollaert, Directeur des Mines de Lens, elle fut construite en 1899 et innaugurée le 2 septembre 1901.

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Comme quasiment toute la ville, elle fut rasée lors de la 1ère guerre mondiale et reconstruite à l’identique sur des plans de Louis-Marie Cordonnier :

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Elle fut innaugurée en 1924 et possède la particularité d’être au centre du groupe scolaire Jean Macé.

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La Chapelle du 14 ( Sainte Thérèse)

Située Route de La Bassée, elle faisait parti de la paroisse Saint Edouard. (VOIR DANS LES COMMENTAIRES LES PRECISIONS DE MICHEL)

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Désacralisée il y a quelques années, elle abrite aujourd’hui des appartements.

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L’église Saint Vulcain (Route de Lille):

L’une des plus récentes des églises lensoises. Elle possède une architecture originale.

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L’église du Millenium (Route de Béthune):

Construite en 1967 à l’emplacement de l’ancienne chapelle en bois Sainte Elisabeth, Depuis 1992, à l’occasion des fêtes du millenaire de la Pologne, elle s’appelle « église du Millenium ».

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Devant elle est aujourd’hui érigée une stèle en hommage au syndicat « Solidarnösc » suite à la visite de Lech Valeza à Lens

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Le Temple Protestant :

Situé rue Victor Hugo, il fut inauguré le jour de la Sainte Barbe le 5 décembre 1897.

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Rasé lors des guerres mondiales 2 fois en 20 ans, c’est le comité protestant de Montréal, représentant le protestantisme anglophone canadien qui participe  à sa reconstruction.

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Le Temple de l’église Baptiste de Lens:

Situé rue Alfred Maës, le temple de Lens fut construit en 1904, puis détruit en 1918.

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Le deuxième et actuel temple fut reconstruit en 1925. Il est actuellemnt en cours de rénovation.

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