( 16 janvier, 2010 )

J’ai pas aimé

Avec tout le respect que je dois à Monsieur Augustin Viseux, je dois avouer que je n’ai pas pris énormément de plaisir à lire son livre : « Mineur de Fond, 60 ans de combat et de solidarité ».

Ayant reçu cet ouvrage en cadeau par le Père Noël, je m’attendais à y trouver beaucoup de renseignements et d’anecdotes sur la vie des mineurs dans les corons, l’histoire de la mine et y piocher pas mal de renseignements pour agrémenter ce blog.

Mais ce livre m’a déçu. Il raconte la vie de Monsieur Viseux, sa formidable ascension de galibot à Ingénieur des Mines, ses exploits de résistant pendant la guerre, son rôle de Chef dans les galeries au fond de la mine ainsi que de nombreuses explications trop techniques sur l’exploitation charbonnière pour le profane que je suis.

Mais il y règle surtout ses comptes avec les syndicats et leurs représentants et arrive même à traiter certains mineurs de moutons et de lâches, prétextant qu’ils faisait souvent grève car ils avaient peur de désobéir aux syndicats. Pour lui, les grèves, si elles ont apporté un peu plus de dignité aux mineurs, elles ont surtout eu pour conséquence une baisse de l’exploitation. Il parle aussi de son propre rôle  et de sa manière de commander pas toujours très diplomate.

Ce n’est pas comme ça que je vois ces hommes qui depuis 1850 ont travaillé dur. et y ont, pour beaucoup laissé leur vie.  Mais on ne peut pas plaire à tout le monde.

Quand même chapeau à Monsieur Viseux pour ce qu’il a fait de bien dans sa vie ! Mais son livre, il m’a déçu, dommage !

 

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( 6 janvier, 2010 )

Le Jardin Public de Lens

    C’est à la fin du 19ème siècle que Arthur Choquet, ancien instituteur, est nommé responsable des jardins et plantations de la Compagnie des Mines de Lens. Il  crée une pépinière sur un terrain longeant la voie ferrée, près des Grands Bureaux de l’époque qui se trouvaient rue Bollaert 

 

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C’est à ce même endroit que l’on trouve aujourd’hui le Jardin Public

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    Il possède une entrée au Rond Point Bollaert ….

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    …. et une autre rue Maurice Carton (ancienne rue privée des Mines qui donne accès au Stade Bollaert)

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    Maurice carton a été le fondateur du Supporters Club Lensois et pendant de nombreuses années, vice-président du RCL.

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    Situé en plein centre ville, le jardin public de Lens a toujours été un lieu de promenade pour les citadins.

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   On aime venir y prendre des photos en famille.

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    Le jardin Public a été complètement redessiné en juillet-août 1988. A cette occasion, les grilles qui l’entouraient ont été enlevées et une grande fontaine a été installée. Le coût des travaux s’est élevé à 3 millions de francs (460.000 euros)

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   Au Jardin public se trouve une plaque en hommage aux morts de la compagnie des mines de Lens lors du bombardement du 11 août 1944 par les « forces alliées ». Elle porte la mention :  En hommage à nos camarades victimes du devoir11 août 1944La coopérative des O. et E. des mines de Lens 

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    La ville de Lens a soutenu l’élaboration d’un programme qui donne accès aux loisirs et à la culture à tous les enfants et jeunes de la ville qui ne partent pas en vacances. Des jeunes collégiens en difficulté relationnelle, âgés de 12 à 14 ans, ont participé, en 2002, à une initiative citoyenne nommée « je respecte ma ville ». Ils jeunes ont mené une démarche exemplaire de fleurissement dans le jardin public de Lens, aidés par les services municipaux. 

 

( 4 décembre, 2009 )

Rues et place de Lens (6) : le Grand Condé et la route de Lille

La Route de Lille est l’un des axes les plus anciens de la ville. Elle existe dans sa partie entre Lens et Carvin depuis 1748 lorsqu’elle a remplacé le « Vieux Chemin de Harnes.

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     En continuant vers la Route de Lille, (remarquez à gauche de la photo, la CCPM, coopérative du pays minier) nous traversons la cité et les grandes barres de corons du Grand Condé.

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   Ils appartiennent à la fosse 2 qui est le puits de mine le plus proche du centre ville. Le coron passait pour celui des « bas de soie » et des « fiers culs » pour les autres cités minières peut être un peu par jalousie. Il était appelé ainsi en souvenir de la bataille de Lens gagnée par le Grand Condé le 20 août 1648 sur l’Archiduc Léopold et qui libéra l’Artois du joug espagnol alors que Lens faisait partie des Pays-Bas espagnols. Cette bataille a permis à Mazarin de signer le Traité de Westphalie, mettant fin à la mit fin à la guerre des 30 ans. L’endroit où se situe la fosse 2 est l’emplacement exact du campement des troupes françaises.

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    La fosse 2 est ouverte en 1858 et mise en exploitation en 1859. Le puits n°2 bis est ajouté en 1904, puis le 2 ter sur un autre carreau au sud est, à Loison. Détruite en 1918 elle est econstruite en 1920. Le puits n°2 sert à l’aérage et au service, le n°2 bis à l’extraction et le n°2 ter sert à l’aérage.
    La Fosse est concentrée sur la Fosse 11/19 en avril 1960. Le puits n°2 ter est fermé en 1967. Les puits n°2 et 2 bis servent pour le service et l’aérage de la fosse 11/19 jusqu’en 1972. Les 3 chevalements et les principaux bâtiments sont détruits en 1976. 

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      La Route de Lille nous conduira jusqu’à la sortie de la ville et l’embranchement vers Loison où elle croisait la ligne de chemin de fer des Mines de Lens.

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     Un peu plus loin se trouvait la dernière usine, qui polluait encore dans cette partie du bassin minier : l’usine Noroxo (ex usine Kuhlmann) de Harnes qui appartenait au groupe Exxon-Mobil et qui n’est plus en activité depuis le 2 janvier 2004.

( 4 décembre, 2009 )

Bonne fête à tous nos anciens

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( 17 octobre, 2009 )

Le 12/14 par un fils de mineur

      Mon ami Christian de Liévin m’a signalé la présence sur le web d’un autre blog sur la mine et les mineurs. Un de plus, me direz vous ? Mais celui ci est d’excellente qualité et mélange photos anciennes et articles d’aujourd’hui. A voir absolument c’est ici : http://filsdemineur.skyrock.com/

     C’est sur ce site que j’ai trouvé une photo des cités 12 et 14 qui date de l’entre 2 guerres : le cimetière du 14 est minuscule par rapport à aujourd’hui; le stade de l’AS lens, sur la route de Loos en Gohelle n’existe pas encore; la rue des Maronniers qui mène du cimetière à la cité 12 et à l’église Saint Edouard ainsi que la salle Saint Laurent ne sont encore que des terrains vagues; la chapelle de la Route de La Bassée ne verra le jour que beaucoup plus tard auprès de l’école maternelle qui elle, est déjà construite. Par contre, on y voit nien que l’activité minière, anéantie pendant la première guerre, a bien repris son activité et que la ligne du chemin de fer des mines qui mène de la fosse 11 à la gare de Vendin en passant par le 12 et le 14 est enièrement exploitable.

     Pour m’amuser, j’ai fait un comparatif avec le même site aujourd’hui en copiant une photo de Google Earth. A vous de juger.

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( 3 octobre, 2009 )

1933 : Inauguration du Stade des Mines de Lens

    Cette page est tirée dans sa grande majorité d’un article paru sur le site Internet du journal « L’Avenir de l’Artois » (http://www.lavenirdelartois.fr/) signé par le journaliste Jérôme JANICKI.

    Après de longs mois de travaux, l’inauguration du nouveau stade des Mines de Lens fut fixée au dimanche 21 mai 1933. Cette annonce tomba publiquement à la fin du mois d’avril 1933 et à la demande du député maire de l’époque, Alfred Maës, toutes les associations furent invitées à y participer activement.
Le stade de la Société des Mines de Lens : 

      Pour trouver le stade, les Lensois disaient qu’il était placé en bordure de la voie ferrée Lens - Béthune. On y accédait à l’époque par une route débouchant avenue de Liévin entre le pont de chemin de fer et la pépinière des Mines de Lens (à l’emplacement de l’actuel jardin public ?). Les plans du stade avaient été établis sur les données de monsieur Hanicotte, ingénieur en chef des travaux du jour de la Société des Mines. Il avait dans l’esprit de mettre au service de la jeunesse des installations qui lui permettent de pratiquer dans les meilleures conditions leurs exercices et leurs jeux favoris et d’offrir le cadre agréable d’un parc très verdoyant. Deux vastes stades permettaient de jouer au football et une piste de course à pied ceinturait la pelouse du terrain d’honneur. Aux extrémités des installations furent aménagées pour pratiquer les sauts et les lancers. Par ailleurs, les basketteurs disposaient aussi de terrains pour donner un coup d’envoi sérieux à leurs entraînements.
      Le stade n’avait rien à voir avec ce qu’il est aujourd’hui ni avant ce qu’il était avant sa réorganisation. Jusque-là, les matchs accueillaient quatre à cinq milles spectateurs, dans le nouveau stade, ce furent plus de dix mille spectateurs qui purent désormais trouver place dans les nouveaux gradins. Pour la réalisation de l’ensemble, avec le temps nous avons oublié que près de 80 000 mètres cubes de terre furent déplacés. Et comme le dit l’expression populaire « quand le bâtiment va tout va « , les travaux du stade Bollaert amenèrent une bouffée d’air dans cette période où le travail était rare. Ainsi, en cette période de crise, la main d’oeuvre qui travailla sur le chantier était issue de 180 mineurs des  fosses 5 et 5bis d’Avion que la crise mondiale avaient réduit au chômage.
      Les travaux furent conduits par monsieur Spriet, ingénieur et chef du service des constructions et ce fut le chef des jardins et des plantations, monsieur Choquet qui puisa dans les serres constituées en 1919 pour agrémenter l’ensemble.
Inauguration du stade :
    Le comité d’organisation de la fête fédérale établit, au début du mois de mai 1933, une liste importante des sociétés qui souhaitaient participer à cette journée. Elle comprenait : L’Espérance de Barlin, L’Avant-garde de Grenay, Les Carabiniers de Billy-Montigny, l’Honneur de Bruay, la Sainte-Barbe de Lens, les Francs Tireurs Artésiens, l’Honneur de Meurchin, La Française de Vendin Le Vieil, la Saint Maurice de Loos-en-Gohelle, L’Espérance d’Haisnes, L’Etoile des Mines d’Ostricourt, La Prévoyante d’Hulluch, L’Union Sportive de Drocourt Mines, Le Racing Club d’Arras, L’Étoile Brebieroise, le Grand Condé de Lens, la Saint-Amé de Liévin, la Jeune France de Mazingarbe, la renaissance d’Haillicourt et le club de boxe et de gymnastique de Calais.
     La venue des champions olympiques de l’École de Joinville fut aussi assurée pour le plus grand plaisir de tous. Ils devaient proposer huit tableaux : la mise en train athlétique, la démonstration des courses de haies, le grimper athlétique, le saut en hauteur, le lancer du disque, du javelot et du marteau, le saut à la perche, le saut du cheval et le ballet des moniteurs. 

      À la veille de l’événement, d’autres sociétés se joignirent à la liste. Dans cette nouvelle liste, nous trouvons notamment Les Mineurs de Saint Vaast Le Haut (région de Valenciennes), la Saint Pierre de Lens ou le stade héninois d’Hénin-Liétard. Il n’est pas permis d’oublier les Sokols polonais de Bruay, Hersin, Marles, Barlin, Divion, Haillicourt, Beuvry, Noeux, Libercourt, Ostricourt, Carvin, Calonne-Liévin, fosse 11 de Lens, Mazingarbe n°2, Harnes, Auchy-les-Mines, Bully-les-Mines, Lens-Ville, Fosse n°3 de Lens, Montigny-en-Gohelle, N°7 de Mazingarbe, Billy-Montigny, Noyelles-sous-Lens, Loos-en-Gohelle, Houdain, Sallaumines et Béthune. 

     La présence de la communauté polonaise fut un élément majeur dans la réussite de la journée. Devant une telle présence de volontaires polonais, à 14 h 45, lors de l’ouverture de la fête, retentirent dans le stade, les hymnes nationaux français et polonais.

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Le Stade des Mines de Lens le jour de son innauguration

La fête :
       Des trains spéciaux avaient été programmés sur les lignes Lens - Arras, Lens- Béthune, Lens - Libercourt, Lens - Douai, Lens - Don-Sainghin. Le tortillard Lens - Frévent qui desservait Liévin, Bully, Angres-Givenchy, Souchez, Ablain-Souchez, Carency, Villers au Bois, Camblain L’Abbé, Aubigny-en-Artois, Izelles-les-Hameaux, Noyelle-Vion, Avesnes-le-Comte, Liencourt, Etrée-Wamin, Reubreviette, Rebreuve-sur-Canche et Frévent partit pour l’occasion de Frévent pour Lens à 7 heures et 13 h. Enfin, le Chemin de fer des Mines de Lens (La Bassée - Violaines à Lens) avait multiplié les départs avec des arrêts à La Bassée, Auchy-Haisnes, Douvrin, Wingles, Vendin Rivage, Pont-à-Vendin, Vendin, Lens Grand Condé, Lens Sainte Élisabeth et Lens Stade Bollaert.
     Dès 11 heures, les cliques et les fanfares participèrent à un beau concours musical au carrefour de l’Avenue du 4-Septembre, rue Bollaert. L’ensemble composé de 85 formations défila ensuite dans les rues du centre de Lens.
     Les spectateurs se massèrent en tout début d’après-midi aux portes du stade situées rue de Liévin. A 12 h 15, avait lieu le banquet officiel dans la salle des fêtes des Grands Bureaux de la Société des Mines de Lens. À la table officielle, se trouvaient toutes les personnalités de l’époque comme Louis Couhé, l’inspecteur à l’aviation, Félix Bollaert, puis les ingénieurs des Mines, les commandants des gendarmeries ou le consul de Pologne. À 13 h 30, les portes ouvrirent et tous s’installèrent dans les gradins. Le prix d’entrée avait été fixé à deux francs et l’entrée était gratuite pour les enfants de moins de treize ans.
      À 14 h 15, les festivités commençaient par un défilé de cinq mille gymnastes, présentation et remise du drapeau fédéral et dépôt d’une gerbe au monument aux morts de la ville de Lens. Puis le spectacle commença. D’abord se produisirent les « Marguerites « des Mines de Noeux, les moniteurs de l’École supérieure de l’école de Joinville. À l’issue, ce furent les élèves des écoles des filles et de garçons des Mines de Lens qui se présentèrent face au public. Toutes les démonstrations étaient accompagnées par l’harmonie des Mines de Lens et par la fanfare Saint-Amé. La seconde partie fut une fête de nuit qui commença à 21 h 30. Trois podiums avaient été aménagés pour la présentation de danses et de ballets. Malheureusement, la fête de nuit connut un succès moindre.
      Grâce aux nombreux dons qui lui ont été offerts, le comité d’organisation dota les différentes épreuves de superbes prix dont la valeur atteignait plus de 40  000 francs. Les cadeaux étaient exposés dans la vitrine du grand magasin de la place Jean-Jaurès.

Le Stade Félix Bollaert : 

      C’est à la mort de cet ingénieur, Président du Conseil d’Administration des Mines de Lens, en 1936 que le Stade des Mines de Lens deviendra le STADE BOLLAERT.

( 30 septembre, 2009 )

Lundi, ch’est l’jour de l’lessife !!

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C’est en voyant ça à Lewarde que je me suis dit qu’il fallait que je fasse un article sur la « lessife du lundi ». Le lundi était le jour de la lessive dans les corons. Pourquoi le lundi ? Ben, j’en sais rien. Peut être pour pouvoir laver les « habits du dimanche » qu’on avait mis la veille. Ca, c’était la corvée de ma mère mais aussi de mes soeurs ainées.

En tout cas, chez nous, ça se passait dans la buanderie. Un petit bâtiment annexé à la maison et qui se situait au fond de la cour. Sur cette photo, on voit la buanderie et la fenêtre que mon père y avait posée.

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Je me souviens d’une grande bassine contenant de l’eau bouillante qu’on posait sur « le feu » (un vieux poêle à charbon qui dégageait une chaleur insupportable dans cette petite pièce). Elle y mettait les draps, les torchons …. Il y avait  également une « lessiveuse » où on battait le linge.

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Une autre partie du linge était en attente dans la baignoise galvanisée qui nous servait aussi le samedi à prendre notre bain :

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Le savon utilisé était le « Sunlight » (prononcez : « sain liche »). Ca devait être une sorte de savon de Marseille :

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Puis, après être passé dans l’essoreuse, il fallait sécher le linge. Alors, le lundi ressemblait à un jour de fête dans les corons tant les jardins étaient décorés de vêtements de toutes couleurs séchant sur le fil à linge qui longeait l’allée du jardin :

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Il y avait surtout des « bleus » car dans les corons c’est comme ça qu’on appelait les vêtements de travail.

Les jours de pluie, les draps séchaient à l’intérieur, c’est à dire dans la cuisine ce qui n’était pas très pratique.

Ch’étot l’lundi, l’jour de l’lessife dins ches corons.

( 4 septembre, 2009 )

Les Mineurs de fond

Voici une superbe vidéo trouvée sur Dailymotion. Réalisée par Marcel (dont le blog est ici : http://bienvenue-chez-moi.over-blog.com/ ), cette vidéo fera revivre aux anciens quelques souvenirs de la mine.

http://www.dailymotion.com/video/x8zav0

( 28 janvier, 2009 )

Un p’tit bout d’rail

Lors de la période d’exploitation du charbon, il y avait des lignes de chemins de fer appartenant aux Mines qui reliaient les fosses entre-elle et aux lignes de la SNCF. L’une d’elle passait juste devant notre maison. On connaissait tous des membres de la famille ou des amis qui y travaillaient et il n’était pas rare d’entendre les coups de sifflets des engins diesel d’où les chauffeurs saluaient en passant devant des maisons connues.

Cette ligne rejoignait la fosse 11/19 à la fosse 14 en passant par le 12 puis se dirigait vers la gare d’échange avec la SNCF à Vendin, je crois. Une bonne partie de cette ligne a été transformée en chemin piétonnier (entre les terrils du 11/19 et le 12, de part et d’autre de la Route de Béthune), le reste est laissé à l’abandon.

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Sur la gauche de cette photo de la Route de Béthune des années 60, on distingue le pont de la ligne de chemin de fer des Mines

J’ai retrouvé un petit bout de cette ligne derrière le site de l’ancienne fosse 14 ( à l’entrée du parc des  Renaudières), je vous en fais partager ce plaisir.

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C’est derrière cette palissade de la rue d’Epernay que se trouvait la ligne de chemin de fer

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Le petit bout de rail retrouvé à l’entrée du Parc des Renardières où l’on peut encore voir les vestiges d’un ancien passage à niveau.

( 10 décembre, 2008 )

Les Grands Bureaux des Mines de Lens

Une photo sur le blog d’André m’a donné l’idée d’éditer un article sur les Grands Bureaux des Mines de Lens.

En 1852, la Société des Mines de Lens fait l’acquisition du relais de poste situé rue Edouart Bollaert et y installe ses bureaux centraux.

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Suite à son expansion, les Mines de Lens décident, en 1907, de construire un bâtiment plus grand et plus fonctionnel au même emplacement.

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Le 5 janvier 1915, un obus s’abat dans la salle des archives met le feu à l’édifice qui est totalement détruit.

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A la fin de la Première Guerre, un bâtiment provisoire est construit (toujours rue Bollaert) en attendant la construction des nouveaux locaux qui débutera en 1928.

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   Le chantier des Grands Bureaux des Mines de Lens a démarré en juillet 1928 : il marque la fin de la reconstruction du bassin minier. Pour son accés, une rue est même percée sur un ancien cimétière pour rejoindre l’Avenue du 4 Septembre à la jonction des Routes de La Bassée et de Béthune.
   Les travaux ont été menés par l’Entreprise de Génie Civil et Travaux Publics de Lens, suivant les plans de l’architecte Lillois Louis-Marie Cordonnier (à qui on doit aussi, entre autre, la reconstruction des église Saint Edouard (cité 12) et saint Barbe (cité 4). L’ouvrage a été réalisé grâce à 200 ouvriers, sans grue. L’édifice a été achevé dans les années 1930 mais les premiers services emménagèrent dès septembre 1929. Il n’y jamais, à ma connaissance, d’innauguration officielle.
  La façade de près de 82 mètres est tout a fait représentative du style local de l’époque : ses 3 pignons culminent à 35 mètres de hauteur. L’ossature est en béton armé (23 000 m3). Les briques qui la couvrent proviennent de la briqueterie de Douvrin. Le jardin à la française a été réalisé par le paysagiste parisien Duchêne.

   De là, les directeurs empruntaient le train pour se rendre sur les sites industriels de la ligne Lens – La Bassée Violaines sur le quai de l’Impératrice (appelé ainsi en souvenir de l’Impératrice Eugénie, femme de Napoléon III).

  Aujourd’hui, le bâtiment abrite l’Université Jean Perrin. Sur l’animation ci-dessous, on notera que les inscriptions « Mines de Lens » qui se situaient sur les pignons du portail côté Route de La Bassée on été enlevés. Pourquoi ne pas avoir conserver ce petit signe du passé de notre ville ?
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