( 18 décembre, 2009 )

Rues et places de Lens (7) : la place de la République

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   Difficile de croire quand on voit la Place de la République aujourd’hui : pas très belle avec son parking sur 2 étages que ce lieu a été très longtemps l’une des places les plus vivantes et animées de la ville.

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  Appelée jusqu’à la fin du 19ème siècle La Place Verte, elle occupe aujourd’hui le terrain où était implanté le château comtal de Lens, (croix rouge sur ce plan de Lens en 1657) lieu de séjour des comtes de Flandres et d’Artois et des Ducs de Bourgogne à l’intérieur des fortifications de Lens.

  La Place Verte rejoignait alors la grand place (aux environs de l’actuelle place Jean Jaurès, point A sur le plan) par la rue du château (aujourd’hui rue Berthelot) où existaient de nombreux souterrains.

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   On pouvait aussi rejoindre les rives du canal par la rue des Jardins. Là se trouvaient les terrains d’exercices sportifs ou se réunissaient  vers 1570 les archers, arbalétriers ou encore canonniers regroupés en confrérie. Vers la fin du 19ème siècle c’est là que l’on trouvait les maisons closes qui firent le bonheur des soldats Allemands lors de l’occupation de Lens de 1914 à 1917.

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   Pendant les grèves de 1906 qui ont suivi la catastrophe de Courrière, la Place Verte servait de campement aux troupes chargées de protéger les puits de mines.

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   Devenue Place de la République vers les années 1910, elle proposait une vue dégagée vers la fosse 5 des Mines de Lens sur le territoire d’Avion. 

   Autorisés par lettre- patente en 1661 et 1663 furent construits sur cette place deux Halles aux grains qui, fragilisées par des affaissements miniers, ont cessé de fonctionné en 1897. 

    En 1861, la place verte est décrétée Champs de Foire. On y célébrait de nombreuses fêtes ou manifestations comme :

  La Grande Ducasse de la Trinité :

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  La Fête communale  dimanche d’octobre le plus proche de la Saint Leger ; plus tard la Foire de la Sainte Barbe les 3 premiers  dimanches de décembre, les Fêtes pour l’élection de la Muse de Lens en 1901 et 1913 qui couronnaient des ouvrières des Mines de Lens (Léa Bourdon de la fosse 2 puis Maria Godart , trieuse à la fosse 5) ou de la gymnastique en 1905 :

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  Depuis 1937 y avait lieu chaque année la foire commerciale avant qu’elle ne déménage au Stade Bollaert :

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     Après la 2ème guerre mondiale, en attendant la reconstruction de magasins détruits par les bombardements, une cité commerciale y fut installée.

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   Au centre de la place se trouvait le Kiosque implanté en 1891 en remplacement du premier, plus petit, construit en 1875.

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   Après la première guerre mondiale à partir de 1923, un nouveau kiosque fut construit par un serrurier lensois M . Van Den Weghe.

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   Le 1er concert d’après guerre eut lieu le 21 avril 1925 par l’Harmonie des Enfants de la Plaine qui devint par la suite Harmonie Municipale.

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   Détruit de nouveau lors de la guerre 39-45, il ne fut pas reconstruit.

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     Face à la Place Verte se trouvait au début du siècle le théâtre inauguré le 29 mai 1898. Le propriétaire était Paul Sauvage. Ainsi 1100 places étaient offertes aux Lensois pour assister à des représentations théâtrales et plus tard, des séances de cinéma.

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    A  l’angle de la rue de la Gare se trouve la Caisse d’Epargne de la ville de Lens. Son ouverture fut autorisée par ordonnance royale en 1841 et effective 2 ans plus tard. C’est ne 1897 que fut prise la décision de construire un bâtiment à l’emplacement des anciennes fortifications du château détruites. 

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  Bombardée le 22 novembre 1916, la Caisse d’Epargne fut reconstruite et inaugurée le 12 octobre 1923 mais de nouveau détruite pendant la seconde guerre. L’actuel bâtiment date de 1954.

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   Derrière la Caisse d’Epargne se trouvait jusqu’en 1917 l’Hôtel des Pompiers. La  Compagnie des pompiers fut créée vers 1851 et l’hôtel, construit par l’architecte  Joseph Baert livré le 15 février 1900. Après la 1ère guerre, les pompiers eurent de nouveaux locaux avenue Raoul Briquet.

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   Au tout début du 20eme siècle, les lycéens de Lille ou Arras ou des collégiens de Béthune se retrouvent place verte pour disputer des rencontres d’un sport très à la mode importé d’Angleterre et qui a déjà conquis Le Havre et Paris : le football. Très vite, des jeunes de la ville et des galibots de Lens les rejoignent les jeudis. En 1906, ces jeunes entourés par M. Van Dem Weghe (le serruruier) et Douterlingues créent le Racing Club Lensois. En 1907, ils quittent la place verte à la demande des riverains, las de devoir trop souvent remplacer leurs vitrines.

( 17 décembre, 2009 )

Le feuilleton de l’Apollo continue

    A plusieurs reprises, j’ai parlé dans ce blog de la démolition de l’Apollo et de l’aspect « nostalgique » d’en conserver la façade pour les gens de notre génération qui ont conservé de ce lieu des souvenirs intenses.

   Voici que de nouveau, M. Delcourt s’insurge contre le fait d’être obligé de conserver cette façade. Cette fois, il le fait par l’intermédiaire du bulletin municipal de Décembre dont voici l’article :

Bulletin municipal n° 59 de Lens Actualité  Démolition de l’Apollo : problématique du maintien de la façade

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      » Les travaux ont débuté à l’automne 2008. Le désamiantage est pratiquement achevé, la démolition progresse également. Le planning du chantier est ainsi respecté. Les constructions donnant sur la rue de la paix sont en cours de déconstruction.    Néanmoins, suite à la décision de l’Architecte des Bâtiments de France, les bâtiments situés du côté du parvis de la gare seront démolis avec précaution pour maintenir la façade. Sa préservation présente un surcoût de 149 500 € TTC. De plus, les investisseurs qui se sont positionnés pour développer un pôle commercial et tertiaire auront pour contrainte de l’intégrer à leur construction. 

    Monsieur Guy DELCOURT, Maire de Lens et Député du Pas-de-Calais met tout en oeuvre pour mettre fin à cette aberration : une lettre a notamment été adressée au Ministère de la Culture. 

   Le poids historique de ce lieu dans la mémoire des lensois est indéniable. Pour préserver et faire perdurer la notoriété passée de cet espace, il a ainsi été proposé de baptiser le futur bâtiment «l’Apollo». La façade est quant à elle faîte de béton décoratif collé, rien d’exceptionnel d’un point de vue architectural ou patrimonial. À l’oeil nu, chacun peut observer que cela n’est absolument pas esthétique. »

A SUIVRE …..

( 4 décembre, 2009 )

Rues et place de Lens (6) : le Grand Condé et la route de Lille

La Route de Lille est l’un des axes les plus anciens de la ville. Elle existe dans sa partie entre Lens et Carvin depuis 1748 lorsqu’elle a remplacé le « Vieux Chemin de Harnes.

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     En continuant vers la Route de Lille, (remarquez à gauche de la photo, la CCPM, coopérative du pays minier) nous traversons la cité et les grandes barres de corons du Grand Condé.

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   Ils appartiennent à la fosse 2 qui est le puits de mine le plus proche du centre ville. Le coron passait pour celui des « bas de soie » et des « fiers culs » pour les autres cités minières peut être un peu par jalousie. Il était appelé ainsi en souvenir de la bataille de Lens gagnée par le Grand Condé le 20 août 1648 sur l’Archiduc Léopold et qui libéra l’Artois du joug espagnol alors que Lens faisait partie des Pays-Bas espagnols. Cette bataille a permis à Mazarin de signer le Traité de Westphalie, mettant fin à la mit fin à la guerre des 30 ans. L’endroit où se situe la fosse 2 est l’emplacement exact du campement des troupes françaises.

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    La fosse 2 est ouverte en 1858 et mise en exploitation en 1859. Le puits n°2 bis est ajouté en 1904, puis le 2 ter sur un autre carreau au sud est, à Loison. Détruite en 1918 elle est econstruite en 1920. Le puits n°2 sert à l’aérage et au service, le n°2 bis à l’extraction et le n°2 ter sert à l’aérage.
    La Fosse est concentrée sur la Fosse 11/19 en avril 1960. Le puits n°2 ter est fermé en 1967. Les puits n°2 et 2 bis servent pour le service et l’aérage de la fosse 11/19 jusqu’en 1972. Les 3 chevalements et les principaux bâtiments sont détruits en 1976. 

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      La Route de Lille nous conduira jusqu’à la sortie de la ville et l’embranchement vers Loison où elle croisait la ligne de chemin de fer des Mines de Lens.

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     Un peu plus loin se trouvait la dernière usine, qui polluait encore dans cette partie du bassin minier : l’usine Noroxo (ex usine Kuhlmann) de Harnes qui appartenait au groupe Exxon-Mobil et qui n’est plus en activité depuis le 2 janvier 2004.

( 4 décembre, 2009 )

Rues et places de Lens (5) : la place du Cantin (R. Salengro)

      Encore plus que la rue Lannoy que nous appelons encore rue de Lille, la Place Roger Salengro est toujours pour nous, les anciens lensois, le Place du Cantin (et le restera encore longtemps je crois)

    Le nom de Cantin provient certainement d’un jeu populaire du Moyen Age qui constituait à courir autour d’un mannequin articulé appelé Quintan. Depuis toujours se trouvait sur cette place la fontaine Pierrefon où les lensois aimaient à recueillir l’eau fraiche. Mais en 1855, le creusement de la fosse 2 tout près a tari cette source.

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     Cependant, avant la 1ère guerre, la place reste un lieu de rencontre et de promenade pour beaucoup de lensois. On pouvait y voir du côté de la Route de Lille, la statue de Guislain Decrombecque, grand agriculteur, défricheur de la plaine de Lens et premier Maire de la ville. Cette statue fut érigée en 1905 mais ne restera pas longtemps sur la place puisque, détruite par la guerre 14-18, elle ne fut jamais reconstruite. A cette époque, la place avait reçu depuis 1892 le nom de place de l’Alliance en rappel de l’alliance Franco-Russe. 

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    On y trouvait aussi l’usine à gaz du côté de l’avenue du 4 septembre. Cette usine alimentait la ville en énergie (à cette époque, tout l’éclairage public était constitué de lanternes à gaz). Inutile de rappeler les dégâts subits par Lens lors de la guerre 14-18. Voici ce qui restait de la place et de l’usine à gaz :

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Dès la fin de cette guerre, des bâtiments furent érigés sur la place du cantin et servirent de Mairie provisoire.

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      Lors de la reconstruction dans les années 1920, l’emplacement de l’usine à gaz fut utilisé pour reconstruire l’école Carnot qui se trouvait précédemment de plus en plus à l’étroit rue de Lille. 

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      C’est à cette époque également que fur érigé le monument aux Morts juste dans l’axe des avenues Raoul Briquet et du 4 Septembre. Par mesures de sécurité routière, le monument aux Mort fut déplacé en 1972 au rond point de l’avenue Van Pelt.

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    Sur ce document rare datant de l’entre deux guerres, on peut voir au premier plan ce monument aux Morts qui vient d’être construit et dans le fond la statue de Decrombecque pas encore totalement enlevée. 

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      La place du Cantin a été très animée, notamment les mardis et vendredis avec les marchés de Lens qui depuis le début du siècle ont été petit à petit déplacés de la place Jean Jaurès vers celle du Cantin. 

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      De nombreux commerces entourent cette place. On y retrouve notamment le siège du journal local Nord Eclair, anciennement Nord-Matin ainsi que la quincaillerie du Cantin. 

 

( 27 novembre, 2009 )

Encore deux autres

Deux autres photos du RCL. La première concerne l’équipe de 45-46. je crois qu’il n’y avait pas beaucoup de différence avec celle qui a disputé la finale de la Coupe contre Lille en 47. Là, pas de problème puisque les noms des joueurs sont indiqués :

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La deuxième me rappelle le temps ou je commençais à devenir un vrai supporter. J’avais 8 ou 9 ans lorsqu’elle a été prise, c’est l’époque où mon père m’emmenait à Bollaert sur le porte bagages de sa mobylette.

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Là, moi-même j’en reconnais plusieurs : Clément, Sowinski les gardiens et Margotin, Deloffre, Polonia, Zamparini, Wieniewski, etc …. et aussi l’emblématique capitaine de l’époque : Bernard Placzeck. J’avais eu la chance d’assister à son jubilée à la fin de sa carrière.

( 27 novembre, 2009 )

Je ne résiste pas !!!!

La navigation sur Internet révèle parfois quelques agréables surprises. Sur un blog qui s’appelle « Accroupis » (c’est ici : http://accroupis.blogspot.com/ , j’ai retrouvé des photos du Racing. A vous qui êtes comme moi des fans des années 60/70 de retrouver ces photos et si vous en êtes capables, de mettre un nom sur chacun de ces joueurs. J’en connais un du côté de Méricourt qui serait capable de le faire !!!

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Bon amusement avec le Racing de l’époque où le sport gagnait encore sur le pognon !

( 26 novembre, 2009 )

Rues et places de Lens (4) : La rue René Lannoy

 

La Rue René Lannoy, en forte déclivité, commence au niveau de la Place Jean Jaurès pour se terminer place Salengro (Place du Cantin).

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Depuis mon plus jeune age et jusqu’à que je quitte Lens au début des années 70, la rue René Lannoy s’est toujours appelée pour mes parents « Rue de Lille ». C’est pourtant juste après la seconde guerre mondiale que la municipalité décida de la baptiser Rue Lannoy en l’honneur d’un grand résistant du Nord, chef du Front national de Libération du Pas-De-Calais décédé d’un accident de circulation le 14 décembre 1944.

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Cette rue, vieille de plusieurs siècles, s’appela Rue du Rivage, puis rue de la Porte de Lille. Au moyen age, elle menait au rivage et de là au Petit Marais (aux environs de l’actuel Lycée Condorcet) qu’alimentait de nombreuses sources. Au début du 20ème siècle, cette rue était beaucoup plus étroite qu’aujourd’hui mais était déjà très animée.

Le marché de Lens des mardis et vendredis qui avit lieu sur la Grand Place, débordait largement sur la rue de Lille :

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A l’angle de la rue de Lille et de la rue de …. l’Hospice, se trouvait L’hospice de Lens qui venait juste d’être agrandi lorsqu’il fut rasé pendant la première guerre mondiale. En 1919, des baraquements provisoires ont été installés à la place de l’hospice et servirent d’hôpital de fortune jusqu’à l’ouverture du CHL de la Route de La Bassée en 1932.

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De l’autre côté de la rue, se trouvait l’école Carnot qui fut reconstruite dans les années 20 avenue du 4 Septembre à la place de l’Usine à Gaz. Vieille de plusieurs siècles, cette école avait été transformée en hôpital militaire pendant la Révolution Française.

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Comme tout Lens, c’est une rue de Lille totalement rasée que les Lensois retrouvent lors de leur retour de l’exode en 1919 :

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Les Lensois retroussèrent leurs manches et la Rue de Lille retrouva rapidement l’aspect qu’on lui connait aujourd’hui :

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La rue fut pavée jusqu’au début des années 60 lorsqu’elle fut de nouveau élargie afin de pouvoir absorber l’augmentation de la circulation et des commerces.

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En effet de nombreux commerçants s’y installèrent et cette rue était très vivante avant l’implantation des centres commerciaux en périphérie de la ville. On y trouvait notamment un grand magasin de sport (ancêtre de Décathlon ?) :

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Et la célèbre droguerie Talandier :

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Vers l’extérieur de Lens, la Rue Lannoy est prolongée par la Route de Lille à voir dans un prochain article.

La Route de Lille, oh pardon, la rue R. Lannoy en février 2008

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( 10 novembre, 2009 )

Lens – Lazio de Rome 1977

   Un peu pour rendre hommage à Moncel Djebali, je vous invite à voir ou revoir les buts du match historique entre le Racing et la Lazio de Rome. Djebali est l’auteur des 5ème et 6ème buts lensois.

   La musique accompagnant le film n’est pas celle que j’aurai choisi mais le principal reste l’image.

Image de prévisualisation YouTube

 

( 9 novembre, 2009 )

Rues et places de Lens (3) : la Route de La Bassée

      L’axe Lens-la bassée date de l’ère Romaine et a certainement été le premier habité de la ville. Appelé faubourg Saint Laurent au Moyen age, du nom de son église construite au 6ème siècle sur une petite butte (on pense au niveau de l’hôpital aujourd’hui). L’église fut donnée à la collégiale de Lens en 1070 par l’évêque d’Arras. En 1789, l’église fut vendue comme biens nationaux et on perdit alors sa trace.

      La Route de La Bassée débute au carrefour de jonction avec la Route de Béthune et les rues Remeaux et Bollaert pour se terminer par le Centre Commercial Lens 2 et l’aérodrome de Lens-Bénifontaine (qui n’est déjà plus sur le territoire de la ville de Lens).

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    Les deux extrémités de la Route de la Bassée :

       En ville, la porte d’accès à l’Université Perrin où étaient autrefois les Grands Bureaux des Mines de Lens :

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        A l’ouest, le Centre Commercial Lens 2 et l’aérodrome :

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     Lorsque l’on remonte la Route de La Bassée, on peut appercevoir sur la droite le Collège saint Paul dont l’entrée principale se trouve rue Souvraz (ancienne rue du Pôle Nord).

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    Un peu plus loin, nous allons trouver la complexe hospitalier qui commence avec la Maison de Retraite inaugurée au début des années 60 :

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    En face quelques corons typiques de la région. Autrefois, devant chaque maison se trouvait un grand potager. Cet espace a été repris pour devenir un parking :

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     Puis nous arrivons a l’entrée de l’hôpital de Lens, appelé aussi CHL. Ou plutôt a sa première entrée puisqu’aujourd’hui une autre a été ouvert Rue Auguste Lefebvre (près de la route de Béthune).

      L’entrée du CHL a son inauguratiion en 1932, dans les années 60 et aujourd’hui :

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      Une vue aérienne de ce secteur dans les années 60 :

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       Face à l’hôpital, la rue Robert Schumann nous conduit à la piscine olympique inaugurée le 15 mai 1966 et à la Grande Résidence (on disait plutôt la ZUP) qui fut construite dans les années 60/70 pour loger « des cadres moyens et des ouvriers des usines de Douvrin ». Aujourd’hui, la Grande Résidence fait l’objet de grandes restucturations avec la destruction de plusieurs tours et leur remplacement par des logements (maisons individuelles, appartements de 4 étages maxi,…) plus humains.

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La Piscine

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La Grande Résidence

    Nous continuons notre remontée de la Route de La bassée pour arriver à la fosse 14.

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       Avec ses corons et ses commerces. Sur notre gauche, nous aurons la place Cauchy où était la Coopérative de madame Montuelle. C’est sur cette place qu’a lieu la ducasse du 14.

     Sur notre droite, avec l’enseigne rouge, le café « Pierru » où existait une section de supporters du RC Lens :

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       Plus loin, sur notre droite, nous allons trouver l’école maternelle La Fontaine et la Chapelle du 14 qui a été désacralisée et transformée en appartements :

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        Juste avant le pont de la ligne de Chemins de fer des Mines ,sur notre gauche, nous trouverons la Rue Lamennais chère à nos coeurs,

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      … sur notre droite se trouvait le chevalet de la fosse 14. Construite à partir de 1906, le siège ouvre un an plus tard. L’ensemble des installations est détruit en 1918 et reconstruit dans les années 1920. Cette fosse cesse d’extraire en 1938, concentrée sur la fosse 12. Le puits est maintenu pour le service du personnel jusqu’en 1967, date de la concentration du 12 sur le 11/19. Les installations sont détruites en 1974. Aujourd’hui, un terrain de football a pris la place du carreau de fosse.

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       La Route de La Bassée a joué un rôle très important à la fin de la première guerre mondiale. La bataille de la Côte 70 est une bataille que opposa le Corps canadien, sous le commandement du général Arthur Currie ainsi que le Ier Corps britannique (6e et 46e divisions), aux unités de défense allemandes, les 7e et 185e divisions d’infanterie ainsi que la 4e division d’infanterie de garde sur une très modeste élévation du terrain situé au nord de Lens. Elle eut lieu du 15 au 25 août 1917. L’opération canadienne était destinée à faire diversion et à soulager la pression qui pesait sur la ville.

      L’attaque commença par un barrage roulant d’artillerie, suivit de près par l’infanterie. En fin de matinée, les Canadiens occupaient les hauteurs de la côte dominant Lens. Les objectifs restant seraient atteint le lendemain. Durant la bataille, les contre-attaques allemandes se succédèrent, utilisant du gaz moutarde et des lance-flammes, mais à chaque fois ils furent repoussés au prix de lourdes pertes. À la fin de la bataille, le Corps canadien avait perdu 9 200 hommes, tués ou blessés. (Voir le livre de Christian Duquesne : Les canadiens à Lens – Août 1917 aux Editions YSEC).

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Une unité canadienne dans les tranchées de la côte 70

( 8 novembre, 2009 )

Un ancien du Racing nous quite : Moncel Djebali

D’après un article de La Voix du Nord :

Un ancien du Racing, Moncef Djebali, est décédé ce matin au Touquet d’une attaque cardiaque. Il avait 52 ans

Lui qui est arrivé de Tunisie à l’âge de cinq ans, pour se poser avec ses parents du côté de Gardanne, près de Marseille, imaginait-il qu’il allait passer l’essentiel de sa vie dans le Nord ? «  Ça s’est fait comme ça, explique Moncef Djebali. Je jouais à Gardanne et Lens m’a repéré. Je suis arrivé au RCL à 17 ans, en 1974. J’ai fait mon premier match direct, contre Reims. » Le RCL, il en parle toujours avec émotion. «  De tous les clubs où j’ai joué, c’est celui qui est le plus près de mon coeur. Je vais de temps en temps au stade Bollaert, j’ai toujours une boule au ventre. » C’est là où il a commis son plus beau fait d’armes : deux buts décisifs contre la Lazio de Rome, match remporté 6-0 (match dans lequel il est entré à la 94ème mn en remplacement de Robert SAB).  « Marquer un but contre une équipe italienne c’était déjà fort, alors six… » Moncef Djebali quittera le RCL en 1980. Mais, souvent été blessé, sa carrière est stoppée à la fin des années 80. Il  repart à zéro en intégrant les services techniques du Touquet mais ne perd pas contact avec le terrain. Il entraîne les jeunes footballeurs du Touquet ainsi que l’équipe réserve et s’occupe désormais de l’accueil des footballeurs professionnels qui viennent se mettre au vert au Touquet. 

Son avis sur le foot aujourd’hui : «  Ce n’est pas la même génération. Certains, à peine arrivés dans un club, pensent déjà où ils vont partir l’année suivante. Nous, on respectait le contrat signé. les joueurs de mon époque n’avaient pas d’agents. On se débrouillait tout seul. Il y avait des grilles pour les salaires. Et quand on rentrait sur le terrain, on ne pensait qu’à une seule chose : jouer, sans se poser de questions

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