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( 17 octobre, 2008 )

Lensois célèbre : Casimir BEUGNET

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CASIMIR BEUGNET (1861-1910) est  un  des  hommes  qui  ont  travaillé  dans  la  région à l’amélioration  des conditions de travail des mineurs. Il est né à Sars-le-bois (Pas-de-Calais)  le  21  février  1861. En 1874, dès l’age de treize ans, il  commençe à travailler au fond,  dans  une fosse de la Compagnie de Béthune, jusqu’à l’age du service militaire. Pendant  longtemps,  il  ne  peut  retourner  à la mine, en raison  de  son  état  de  santé.  Afin de pouvoir vivre, il ouvre un petit  commerce à Bully-les-mines,  mais son affaire marche mal, en raison de sa mise  à  l’index  par  les Compagnies minières qui n’apprécie pas son activité syndicale. Il reprend alors son travail à la mine. Les Compagnies  lui  posent  de  nombreux problèmes, surtout à partir de 1890, lorsqu’il est élu délégué-mineur à la sécurité de la fosse n°2 des Mines de Béthune.  Il reste neuf  ans  à  ce poste. Après  la  grève  de 1893, il estcongédié par la Compagnie des Mines de Béthune, et tient alors un café à Mazingarbe. Pendant quatre ans, il est conseiller municipal dans  cette  localité.  L’hostilité  de  la  Compagnie l’obligea  à  quitter  Mazingarbe et à reprendre le métier de mineur à Oignies, Compagnie  d’Ostricourt. En 1898, il devient Trésorier du Syndicat de mineurs du Pas-de-Calais,  créé  par  Emile  BASLY.  Puis  il  devient  Chef  du Service du contentieux  de  ce  syndicat et membre successivement du Parti Ouvrier, du Parti Socialiste  Français,  puis  de  la  S.F.I.O. Permanent de l’Organisation syndicale, il est chargé de veiller  à  l’application  de  la  loi  du  9  avril  1898 sur les accidents de travail. En 1900, il  vient résider à Lens où il est élu Conseiller municipal sur la liste d’Emile Basly. Il ouvre un café rue Decrombecque. Au syndicat, il participe aux discussions menant aux conventions d’Arras, mais sa tâche principale consiste à défendre les accidentés du travail devant les tribunaux. En 1904, il fait son entrée à la loge maçonnique « Union et Travail ». Il mourra à Lens  le 1er juillet 1910 d’une crise cardiaque, au retour d’une réunion syndicale à la Maison du Peuple, à l’age de 49 ans.

Une statue à son effigie existe toujours dans la cour de la Maison Syndicale de Lens :

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