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( 26 décembre, 2009 )

Rues et places de Lens (8) : l’Avenue Alfred Maës

    La route qui mène de Lens à Liévin a porté plusieurs noms avant de devenir l’Avenue Alfred Maës, du nom d’un ancien Député-Maire de Lens qui a succédé à Emile Basly. (ici le lien sur A. Maës) 

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   En 1569, ce n’est qu’un chemin appelé simplement « Le chemin de Liévin ». Puis elle devint Chemin de la Bataille (ou aussi du Coron de la bataille) en souvenir de la victoire de Condé en 1648. Puis, elle s’est appelée Route de Liévin. Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale qu’elle devint Avenue Alfred Maës. 

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   L’Avenue A. Maës a son origine au Carrefour Bollaert. Avant de passer sous le pont Césarine, elle laisse de part et d’autre le jardin public et le garage Lallain.

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  Puis à l’embranchement avec la Route d’Arras, elle salue la statue d’Emile Basly juste devant ce marchand d’electro-ménagers présent depuis plusieurs dizaines d’année et qui s’appelait alors « La maison Dumortier ».  

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  L’avenue est, depuis longtemps, remarquable par ses immenses barres de corons abritant chacun environ 25 logements. 

  S’ils sont là si nombreux, c’est que l’Avenue A. Maës se situe entre deux puits de mine : les fosse 9 au nord : 

 

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et la fosse 4 au sud :

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  Le Stade Maurice Garin abrite le vélodrome de Lens. Son nom lui a été donné en mémoire d’un coureur cycliste qui a vécu et est mort à Lens. Il avait remporté de grandes courses au début des années 1900 dont Paris-Roubaix et surtout le premier Tour de France en 1903. 

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   Le 13 juillet 1939, le journal Le Réveil du Nord annonçait : « Cyclisme : le grand prix de la ville de Lens. Cette épreuve internationale aura lieu en deux étapes les 30 et 31 juillet sous la présidence de Monsieur Maës, député maire de Lens. 4 700 francs de prix ont été mis en jeu : quinze prix à chaque étape dont 400 francs au premier, plus quinze prix au classement général dont 500 francs au premier. Le 31 juillet, l’arrivée de la seconde et dernière étape aura lieu au vélodrome de l’avenue de Liévin où se dérouleront des courses derrière « derny », des motos de Bordeaux Paris avec les meilleurs coureurs de la région. » Le Grand Prix fut emporté par Edmond Dubois. 

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 Ce stade est appelé a être détruit pour laisser place à un accès au futur musée du Louvre 2 qui va se trouver sur le territoire de l’ancienne fosse 9. 

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   Le Tortillard de Lens à Frévent longeait cette avenue depuis le Rond Point Bollaert jusqu’à son entrée dans Liévin par la rue Defernez. 

 

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   Après la seconde guerre mondiale, des habitations provisoires et très rudimentaires furent installées le long de l’Avenue. Construites pour l’urgence, elles durèrent cependant plusieurs années puisqu’on pouvait encore en voir à la fin des années 50. 

 

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   Avant de quitter Lens, nous passerons devant le Temple Baptiste

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.. et l’école privée Sainte Thérèse

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… avant de longer une cité construite au début des années 60 faite de petites maisons pour retraités et dont chaque rue porte le nom d’un musicien.

   Enfin, avant de quitter Lens, on apercevra sur notre gauche les immeubles de la Résidence Sellier (lieu de l’ancienne cité Chouard) dont le quartie est en cours de rénovation :

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Et on arrivera à Liévin en passant au dessus de l’autoroute où se trouvait auparavant la « barrière du 3″ qui était un passage à niveau de la voie ferrée des Mines de Lens-Liévin qui rejoignait la fosse 3 de Liévin au 11-19 deLens.

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( 18 décembre, 2009 )

Rues et places de Lens (7) : la place de la République

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   Difficile de croire quand on voit la Place de la République aujourd’hui : pas très belle avec son parking sur 2 étages que ce lieu a été très longtemps l’une des places les plus vivantes et animées de la ville.

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  Appelée jusqu’à la fin du 19ème siècle La Place Verte, elle occupe aujourd’hui le terrain où était implanté le château comtal de Lens, (croix rouge sur ce plan de Lens en 1657) lieu de séjour des comtes de Flandres et d’Artois et des Ducs de Bourgogne à l’intérieur des fortifications de Lens.

  La Place Verte rejoignait alors la grand place (aux environs de l’actuelle place Jean Jaurès, point A sur le plan) par la rue du château (aujourd’hui rue Berthelot) où existaient de nombreux souterrains.

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   On pouvait aussi rejoindre les rives du canal par la rue des Jardins. Là se trouvaient les terrains d’exercices sportifs ou se réunissaient  vers 1570 les archers, arbalétriers ou encore canonniers regroupés en confrérie. Vers la fin du 19ème siècle c’est là que l’on trouvait les maisons closes qui firent le bonheur des soldats Allemands lors de l’occupation de Lens de 1914 à 1917.

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   Pendant les grèves de 1906 qui ont suivi la catastrophe de Courrière, la Place Verte servait de campement aux troupes chargées de protéger les puits de mines.

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   Devenue Place de la République vers les années 1910, elle proposait une vue dégagée vers la fosse 5 des Mines de Lens sur le territoire d’Avion. 

   Autorisés par lettre- patente en 1661 et 1663 furent construits sur cette place deux Halles aux grains qui, fragilisées par des affaissements miniers, ont cessé de fonctionné en 1897. 

    En 1861, la place verte est décrétée Champs de Foire. On y célébrait de nombreuses fêtes ou manifestations comme :

  La Grande Ducasse de la Trinité :

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  La Fête communale  dimanche d’octobre le plus proche de la Saint Leger ; plus tard la Foire de la Sainte Barbe les 3 premiers  dimanches de décembre, les Fêtes pour l’élection de la Muse de Lens en 1901 et 1913 qui couronnaient des ouvrières des Mines de Lens (Léa Bourdon de la fosse 2 puis Maria Godart , trieuse à la fosse 5) ou de la gymnastique en 1905 :

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  Depuis 1937 y avait lieu chaque année la foire commerciale avant qu’elle ne déménage au Stade Bollaert :

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     Après la 2ème guerre mondiale, en attendant la reconstruction de magasins détruits par les bombardements, une cité commerciale y fut installée.

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   Au centre de la place se trouvait le Kiosque implanté en 1891 en remplacement du premier, plus petit, construit en 1875.

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   Après la première guerre mondiale à partir de 1923, un nouveau kiosque fut construit par un serrurier lensois M . Van Den Weghe.

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   Le 1er concert d’après guerre eut lieu le 21 avril 1925 par l’Harmonie des Enfants de la Plaine qui devint par la suite Harmonie Municipale.

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   Détruit de nouveau lors de la guerre 39-45, il ne fut pas reconstruit.

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     Face à la Place Verte se trouvait au début du siècle le théâtre inauguré le 29 mai 1898. Le propriétaire était Paul Sauvage. Ainsi 1100 places étaient offertes aux Lensois pour assister à des représentations théâtrales et plus tard, des séances de cinéma.

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    A  l’angle de la rue de la Gare se trouve la Caisse d’Epargne de la ville de Lens. Son ouverture fut autorisée par ordonnance royale en 1841 et effective 2 ans plus tard. C’est ne 1897 que fut prise la décision de construire un bâtiment à l’emplacement des anciennes fortifications du château détruites. 

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  Bombardée le 22 novembre 1916, la Caisse d’Epargne fut reconstruite et inaugurée le 12 octobre 1923 mais de nouveau détruite pendant la seconde guerre. L’actuel bâtiment date de 1954.

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   Derrière la Caisse d’Epargne se trouvait jusqu’en 1917 l’Hôtel des Pompiers. La  Compagnie des pompiers fut créée vers 1851 et l’hôtel, construit par l’architecte  Joseph Baert livré le 15 février 1900. Après la 1ère guerre, les pompiers eurent de nouveaux locaux avenue Raoul Briquet.

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   Au tout début du 20eme siècle, les lycéens de Lille ou Arras ou des collégiens de Béthune se retrouvent place verte pour disputer des rencontres d’un sport très à la mode importé d’Angleterre et qui a déjà conquis Le Havre et Paris : le football. Très vite, des jeunes de la ville et des galibots de Lens les rejoignent les jeudis. En 1906, ces jeunes entourés par M. Van Dem Weghe (le serruruier) et Douterlingues créent le Racing Club Lensois. En 1907, ils quittent la place verte à la demande des riverains, las de devoir trop souvent remplacer leurs vitrines.

( 4 décembre, 2009 )

Rues et place de Lens (6) : le Grand Condé et la route de Lille

La Route de Lille est l’un des axes les plus anciens de la ville. Elle existe dans sa partie entre Lens et Carvin depuis 1748 lorsqu’elle a remplacé le « Vieux Chemin de Harnes.

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     En continuant vers la Route de Lille, (remarquez à gauche de la photo, la CCPM, coopérative du pays minier) nous traversons la cité et les grandes barres de corons du Grand Condé.

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   Ils appartiennent à la fosse 2 qui est le puits de mine le plus proche du centre ville. Le coron passait pour celui des « bas de soie » et des « fiers culs » pour les autres cités minières peut être un peu par jalousie. Il était appelé ainsi en souvenir de la bataille de Lens gagnée par le Grand Condé le 20 août 1648 sur l’Archiduc Léopold et qui libéra l’Artois du joug espagnol alors que Lens faisait partie des Pays-Bas espagnols. Cette bataille a permis à Mazarin de signer le Traité de Westphalie, mettant fin à la mit fin à la guerre des 30 ans. L’endroit où se situe la fosse 2 est l’emplacement exact du campement des troupes françaises.

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    La fosse 2 est ouverte en 1858 et mise en exploitation en 1859. Le puits n°2 bis est ajouté en 1904, puis le 2 ter sur un autre carreau au sud est, à Loison. Détruite en 1918 elle est econstruite en 1920. Le puits n°2 sert à l’aérage et au service, le n°2 bis à l’extraction et le n°2 ter sert à l’aérage.
    La Fosse est concentrée sur la Fosse 11/19 en avril 1960. Le puits n°2 ter est fermé en 1967. Les puits n°2 et 2 bis servent pour le service et l’aérage de la fosse 11/19 jusqu’en 1972. Les 3 chevalements et les principaux bâtiments sont détruits en 1976. 

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      La Route de Lille nous conduira jusqu’à la sortie de la ville et l’embranchement vers Loison où elle croisait la ligne de chemin de fer des Mines de Lens.

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     Un peu plus loin se trouvait la dernière usine, qui polluait encore dans cette partie du bassin minier : l’usine Noroxo (ex usine Kuhlmann) de Harnes qui appartenait au groupe Exxon-Mobil et qui n’est plus en activité depuis le 2 janvier 2004.

( 4 décembre, 2009 )

Rues et places de Lens (5) : la place du Cantin (R. Salengro)

      Encore plus que la rue Lannoy que nous appelons encore rue de Lille, la Place Roger Salengro est toujours pour nous, les anciens lensois, le Place du Cantin (et le restera encore longtemps je crois)

    Le nom de Cantin provient certainement d’un jeu populaire du Moyen Age qui constituait à courir autour d’un mannequin articulé appelé Quintan. Depuis toujours se trouvait sur cette place la fontaine Pierrefon où les lensois aimaient à recueillir l’eau fraiche. Mais en 1855, le creusement de la fosse 2 tout près a tari cette source.

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     Cependant, avant la 1ère guerre, la place reste un lieu de rencontre et de promenade pour beaucoup de lensois. On pouvait y voir du côté de la Route de Lille, la statue de Guislain Decrombecque, grand agriculteur, défricheur de la plaine de Lens et premier Maire de la ville. Cette statue fut érigée en 1905 mais ne restera pas longtemps sur la place puisque, détruite par la guerre 14-18, elle ne fut jamais reconstruite. A cette époque, la place avait reçu depuis 1892 le nom de place de l’Alliance en rappel de l’alliance Franco-Russe. 

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    On y trouvait aussi l’usine à gaz du côté de l’avenue du 4 septembre. Cette usine alimentait la ville en énergie (à cette époque, tout l’éclairage public était constitué de lanternes à gaz). Inutile de rappeler les dégâts subits par Lens lors de la guerre 14-18. Voici ce qui restait de la place et de l’usine à gaz :

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Dès la fin de cette guerre, des bâtiments furent érigés sur la place du cantin et servirent de Mairie provisoire.

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      Lors de la reconstruction dans les années 1920, l’emplacement de l’usine à gaz fut utilisé pour reconstruire l’école Carnot qui se trouvait précédemment de plus en plus à l’étroit rue de Lille. 

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      C’est à cette époque également que fur érigé le monument aux Morts juste dans l’axe des avenues Raoul Briquet et du 4 Septembre. Par mesures de sécurité routière, le monument aux Mort fut déplacé en 1972 au rond point de l’avenue Van Pelt.

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    Sur ce document rare datant de l’entre deux guerres, on peut voir au premier plan ce monument aux Morts qui vient d’être construit et dans le fond la statue de Decrombecque pas encore totalement enlevée. 

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      La place du Cantin a été très animée, notamment les mardis et vendredis avec les marchés de Lens qui depuis le début du siècle ont été petit à petit déplacés de la place Jean Jaurès vers celle du Cantin. 

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      De nombreux commerces entourent cette place. On y retrouve notamment le siège du journal local Nord Eclair, anciennement Nord-Matin ainsi que la quincaillerie du Cantin. 

 

( 9 novembre, 2009 )

Rues et places de Lens (3) : la Route de La Bassée

      L’axe Lens-la bassée date de l’ère Romaine et a certainement été le premier habité de la ville. Appelé faubourg Saint Laurent au Moyen age, du nom de son église construite au 6ème siècle sur une petite butte (on pense au niveau de l’hôpital aujourd’hui). L’église fut donnée à la collégiale de Lens en 1070 par l’évêque d’Arras. En 1789, l’église fut vendue comme biens nationaux et on perdit alors sa trace.

      La Route de La Bassée débute au carrefour de jonction avec la Route de Béthune et les rues Remeaux et Bollaert pour se terminer par le Centre Commercial Lens 2 et l’aérodrome de Lens-Bénifontaine (qui n’est déjà plus sur le territoire de la ville de Lens).

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    Les deux extrémités de la Route de la Bassée :

       En ville, la porte d’accès à l’Université Perrin où étaient autrefois les Grands Bureaux des Mines de Lens :

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        A l’ouest, le Centre Commercial Lens 2 et l’aérodrome :

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     Lorsque l’on remonte la Route de La Bassée, on peut appercevoir sur la droite le Collège saint Paul dont l’entrée principale se trouve rue Souvraz (ancienne rue du Pôle Nord).

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    Un peu plus loin, nous allons trouver la complexe hospitalier qui commence avec la Maison de Retraite inaugurée au début des années 60 :

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    En face quelques corons typiques de la région. Autrefois, devant chaque maison se trouvait un grand potager. Cet espace a été repris pour devenir un parking :

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     Puis nous arrivons a l’entrée de l’hôpital de Lens, appelé aussi CHL. Ou plutôt a sa première entrée puisqu’aujourd’hui une autre a été ouvert Rue Auguste Lefebvre (près de la route de Béthune).

      L’entrée du CHL a son inauguratiion en 1932, dans les années 60 et aujourd’hui :

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      Une vue aérienne de ce secteur dans les années 60 :

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       Face à l’hôpital, la rue Robert Schumann nous conduit à la piscine olympique inaugurée le 15 mai 1966 et à la Grande Résidence (on disait plutôt la ZUP) qui fut construite dans les années 60/70 pour loger « des cadres moyens et des ouvriers des usines de Douvrin ». Aujourd’hui, la Grande Résidence fait l’objet de grandes restucturations avec la destruction de plusieurs tours et leur remplacement par des logements (maisons individuelles, appartements de 4 étages maxi,…) plus humains.

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La Piscine

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La Grande Résidence

    Nous continuons notre remontée de la Route de La bassée pour arriver à la fosse 14.

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       Avec ses corons et ses commerces. Sur notre gauche, nous aurons la place Cauchy où était la Coopérative de madame Montuelle. C’est sur cette place qu’a lieu la ducasse du 14.

     Sur notre droite, avec l’enseigne rouge, le café « Pierru » où existait une section de supporters du RC Lens :

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       Plus loin, sur notre droite, nous allons trouver l’école maternelle La Fontaine et la Chapelle du 14 qui a été désacralisée et transformée en appartements :

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        Juste avant le pont de la ligne de Chemins de fer des Mines ,sur notre gauche, nous trouverons la Rue Lamennais chère à nos coeurs,

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      … sur notre droite se trouvait le chevalet de la fosse 14. Construite à partir de 1906, le siège ouvre un an plus tard. L’ensemble des installations est détruit en 1918 et reconstruit dans les années 1920. Cette fosse cesse d’extraire en 1938, concentrée sur la fosse 12. Le puits est maintenu pour le service du personnel jusqu’en 1967, date de la concentration du 12 sur le 11/19. Les installations sont détruites en 1974. Aujourd’hui, un terrain de football a pris la place du carreau de fosse.

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       La Route de La Bassée a joué un rôle très important à la fin de la première guerre mondiale. La bataille de la Côte 70 est une bataille que opposa le Corps canadien, sous le commandement du général Arthur Currie ainsi que le Ier Corps britannique (6e et 46e divisions), aux unités de défense allemandes, les 7e et 185e divisions d’infanterie ainsi que la 4e division d’infanterie de garde sur une très modeste élévation du terrain situé au nord de Lens. Elle eut lieu du 15 au 25 août 1917. L’opération canadienne était destinée à faire diversion et à soulager la pression qui pesait sur la ville.

      L’attaque commença par un barrage roulant d’artillerie, suivit de près par l’infanterie. En fin de matinée, les Canadiens occupaient les hauteurs de la côte dominant Lens. Les objectifs restant seraient atteint le lendemain. Durant la bataille, les contre-attaques allemandes se succédèrent, utilisant du gaz moutarde et des lance-flammes, mais à chaque fois ils furent repoussés au prix de lourdes pertes. À la fin de la bataille, le Corps canadien avait perdu 9 200 hommes, tués ou blessés. (Voir le livre de Christian Duquesne : Les canadiens à Lens – Août 1917 aux Editions YSEC).

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Une unité canadienne dans les tranchées de la côte 70

( 1 novembre, 2009 )

Rues et places de Lens (2): La Route de Béthune

     Une partie de ce texte est inspirée d’articles de Jérôme JANICKI, journaliste à l’Avenir de l’Artois.

     L’histoire de Lens s’est en grande partie jouée le long de la route de Béthune. La première mention date de l’époque de la bataille de Lens au XVIIe Siècle. Dans un texte du livre de Stéphane Thion sur Les Armées Françaises de la guerre de Trente ans, on trouve : « L’archiduc Léopold attendait le 19 août 1648 au matin de la plaine de Lens. Mais Condé, jugeant les positions espagnoles trop fortes, refusa la bataille et fit rompre en arrière à gauche pour marcher en direction de la route de Béthune. »

     La route de Béthune est citée dans de nombreux ouvrages relatant la Grande Guerre dans la Gohelle dont celui de Henri Barbusse  intitulé « Le feu ».  

    C’est en 1770 que la construction du chemin Lens-Béthune commença. Les concepteurs privilégièrent en 1771, les pavés au gravier pour réaliser une voie de communication de qualité.

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La Route de Béthune au début du siècle

     A cette époque se trouvait au niveau de la cité 11, la Salle des Fêtes des Mines de Lens qui, entièrement détruite, ne fut pas reconstruite après la guerre :

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      Dès 1919, la Route de Béthune fut l’une des toutes premières à posséder des logements provisoires en tôle :

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     Après la Grande Guerre, la ville de Lens a dû remanier son plan ancien. Ainsi, en mars 1921, il fut établi que les routes nationales traversant la ville auraient la taille suivante : trois mètres pour les trottoirs de part et d’autre et une voie large de huit mètres au centre. Le règlement d’emprise de la RN43 a été établi lors du conseil municipal de janvier 1927 sous la présidence de Basly.    

     C’est à ce moment que l’on décida de la construction de la gendarmerie sur un terrain appartenant aux Mines de Lens entre les fosses 1 et 9.

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A la même époque, la fosse 1, entièrement détruite pendant la guerre fut reconstruite.

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     Aucune artère de Lens aussi vitale que la route de Béthune n’a fait à la fin des années cinquante et au début des années soixante une telle unanimité contre elle. De l’avis de tous, elle était devenue beaucoup trop étroite. Lorsqu’un véhicule léger, un autobus ou un camion s’y stationnait la route était bloquée et les embouteillages se créaient. Les journalistes disaient d’elle qu’on mettait autant de temps à la descendre ou à la monter qu’à faire dix kilomètres à la campagne. L’objectif était donc d’élargir la route de Béthune de 12 mètres.
    Ce n’est qu’en 1963 que les autorités nationales inscrirent comme une urgence, la refonte de la route de Béthune. En même temps, il fut décidé de revoir complètement l’éclairage public. Ernest Schaffner réunit le conseil municipal le vendredi 25 janvier 1963 et fixa le calendrier des travaux de la route. Etant Route Nationale, L’État prit à sa charge la réfection de la chaussée et la ville de Lens, celle des trottoirs, de l’installation des égouts, de l’abattage des arbres et du profilage des bordures. Ces travaux allaient coûter 65 millions d’anciens francs à la commune.
    Ainsi, la route nationale devait être élargie de 12 mètres sur une longueur de 1,800 km à partir du carrefour des Grands Bureaux jusqu’au chemin Manot.

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   Ci dessus : Les extrémités de la Route de Béthune : en haut, le carrefour Plumecocq croisement avec le Chemin Manot (rue Léon Blum aujourd’hui) et la rue Pierre Brossolette. En bas, le carrefour avec la Route de La Bassée et la rue Bollaert.

   A titre de comparaison, la Route de Béthune dans les années 50/60 et aujourd’hui (image Google Earth) :

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        Sur les terrains qui appartenaient autrefois aux Mines de Lens, on trouve aujourd’hui du côté de l’ancienne fosse 1, la Médiathèque Robert Cousin :

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         La salle des Fêtes Jean Nohain :

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        L’espace Bollaert :

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        Et face à l’Avenue de la Fosse 12, là où l’on « trouvait » le Chemin Perdu, l’Université.

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        C’est sur cette route que l’on trouve de grandes barres de corons :

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       Le Monument aux Mort des Mines de Lens, à l’angle de l’Avenue de la fosse 12 :

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      Un peu plus loin, la Route de Béthune traverse la cité du 12 avec, en autre, la fosse 12 bis (où se trouve aujourd’hui un concessionnaire autos). C’est là que se trouvait le Centre de Formation des Mines de Lens appelé aussi « La Mine Image ».

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        En continuant après la rue Saint Edouard qui donne vers l’église du même nom et le groupe scolaire Jean Macé, on trouve de nombreux commerces. C’est dans ces lieux que se trouvait le cinéma l’Eldorado.

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( 17 octobre, 2009 )

Le 12/14 par un fils de mineur

      Mon ami Christian de Liévin m’a signalé la présence sur le web d’un autre blog sur la mine et les mineurs. Un de plus, me direz vous ? Mais celui ci est d’excellente qualité et mélange photos anciennes et articles d’aujourd’hui. A voir absolument c’est ici : http://filsdemineur.skyrock.com/

     C’est sur ce site que j’ai trouvé une photo des cités 12 et 14 qui date de l’entre 2 guerres : le cimetière du 14 est minuscule par rapport à aujourd’hui; le stade de l’AS lens, sur la route de Loos en Gohelle n’existe pas encore; la rue des Maronniers qui mène du cimetière à la cité 12 et à l’église Saint Edouard ainsi que la salle Saint Laurent ne sont encore que des terrains vagues; la chapelle de la Route de La Bassée ne verra le jour que beaucoup plus tard auprès de l’école maternelle qui elle, est déjà construite. Par contre, on y voit nien que l’activité minière, anéantie pendant la première guerre, a bien repris son activité et que la ligne du chemin de fer des mines qui mène de la fosse 11 à la gare de Vendin en passant par le 12 et le 14 est enièrement exploitable.

     Pour m’amuser, j’ai fait un comparatif avec le même site aujourd’hui en copiant une photo de Google Earth. A vous de juger.

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( 7 octobre, 2009 )

Chapelle Saint Edouard : J’ai trouvé !!!!

     Il y a quelques jours, j’écrivais ceci :

    Je cale sur l’histoire de Lens (hé oui, on ne sait jamais tout) : Voila, suite a la 1ère guerre mondiale et à la destruction de l’église Saint Leger, j’ai trouvé qu’une chapelle provisoire avait été contruite « Route de Béthune, devant la fosse 1″. J’ai pensé à la chapelle St Elisabeth (église polonaise comme disaient mes parents) mais un autre document me précise que cette chapelle s’appelait « Chapelle saint Edouard ». Elle abritait de 1920 à environ 1926 la paroisse Saint Leger. Son emplacement semble bien confirmé en bas de la Route de Béthune et non à la fosse 12 (???).

     A la reconstruction de l’église Saint Leger en 1926, je ne trouve plus aucune trace de cette chapelle. A t’elle été détruite ? Ou est ce elle qui est devenue Chapelle Ste Elisabeth ?  Je n’en sais rien et je ne trouve rien la dessus dans mes nombreux documents.

     A tout hasard, si certains d’entre vous pouvaient me donner des renseignements là-dessu, je suis preneur. Ci dessous une photo de cette Chapelle Saint Edouard :

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    Hé bien, je possédai la réponse à la maison dans un ouvrage appelé : « Lens, à travers 100 rues, places et lieux-dits » de Catherine Painset et Patrick Delecroix aus éditions La Voix du Nord.

    Je cite cet ouvrage :  » L’église Millénium remplace depuis 1966 l’ancienne église Sainte-Elisabeth. Annexe de Saint Leger, celle ci avait été construite par la compagnie des Mines de Lens après la première guerre mondiale, face aux installations de la fosse 1. A partir de 1923, elle fut spécialement destinée aux familles d’origine polonaise ». C’est donc bien l’ancienne Chapelle Saint Edouard qui a pris le nom de Sainte-Elisabeth après la reconstruction de l’église Saint-Léger.     

    Ouf, un mystère d’éclairci ! Comme quoi, en cherchant un peu …..

( 3 octobre, 2009 )

1933 : Inauguration du Stade des Mines de Lens

    Cette page est tirée dans sa grande majorité d’un article paru sur le site Internet du journal « L’Avenir de l’Artois » (http://www.lavenirdelartois.fr/) signé par le journaliste Jérôme JANICKI.

    Après de longs mois de travaux, l’inauguration du nouveau stade des Mines de Lens fut fixée au dimanche 21 mai 1933. Cette annonce tomba publiquement à la fin du mois d’avril 1933 et à la demande du député maire de l’époque, Alfred Maës, toutes les associations furent invitées à y participer activement.
Le stade de la Société des Mines de Lens : 

      Pour trouver le stade, les Lensois disaient qu’il était placé en bordure de la voie ferrée Lens - Béthune. On y accédait à l’époque par une route débouchant avenue de Liévin entre le pont de chemin de fer et la pépinière des Mines de Lens (à l’emplacement de l’actuel jardin public ?). Les plans du stade avaient été établis sur les données de monsieur Hanicotte, ingénieur en chef des travaux du jour de la Société des Mines. Il avait dans l’esprit de mettre au service de la jeunesse des installations qui lui permettent de pratiquer dans les meilleures conditions leurs exercices et leurs jeux favoris et d’offrir le cadre agréable d’un parc très verdoyant. Deux vastes stades permettaient de jouer au football et une piste de course à pied ceinturait la pelouse du terrain d’honneur. Aux extrémités des installations furent aménagées pour pratiquer les sauts et les lancers. Par ailleurs, les basketteurs disposaient aussi de terrains pour donner un coup d’envoi sérieux à leurs entraînements.
      Le stade n’avait rien à voir avec ce qu’il est aujourd’hui ni avant ce qu’il était avant sa réorganisation. Jusque-là, les matchs accueillaient quatre à cinq milles spectateurs, dans le nouveau stade, ce furent plus de dix mille spectateurs qui purent désormais trouver place dans les nouveaux gradins. Pour la réalisation de l’ensemble, avec le temps nous avons oublié que près de 80 000 mètres cubes de terre furent déplacés. Et comme le dit l’expression populaire « quand le bâtiment va tout va « , les travaux du stade Bollaert amenèrent une bouffée d’air dans cette période où le travail était rare. Ainsi, en cette période de crise, la main d’oeuvre qui travailla sur le chantier était issue de 180 mineurs des  fosses 5 et 5bis d’Avion que la crise mondiale avaient réduit au chômage.
      Les travaux furent conduits par monsieur Spriet, ingénieur et chef du service des constructions et ce fut le chef des jardins et des plantations, monsieur Choquet qui puisa dans les serres constituées en 1919 pour agrémenter l’ensemble.
Inauguration du stade :
    Le comité d’organisation de la fête fédérale établit, au début du mois de mai 1933, une liste importante des sociétés qui souhaitaient participer à cette journée. Elle comprenait : L’Espérance de Barlin, L’Avant-garde de Grenay, Les Carabiniers de Billy-Montigny, l’Honneur de Bruay, la Sainte-Barbe de Lens, les Francs Tireurs Artésiens, l’Honneur de Meurchin, La Française de Vendin Le Vieil, la Saint Maurice de Loos-en-Gohelle, L’Espérance d’Haisnes, L’Etoile des Mines d’Ostricourt, La Prévoyante d’Hulluch, L’Union Sportive de Drocourt Mines, Le Racing Club d’Arras, L’Étoile Brebieroise, le Grand Condé de Lens, la Saint-Amé de Liévin, la Jeune France de Mazingarbe, la renaissance d’Haillicourt et le club de boxe et de gymnastique de Calais.
     La venue des champions olympiques de l’École de Joinville fut aussi assurée pour le plus grand plaisir de tous. Ils devaient proposer huit tableaux : la mise en train athlétique, la démonstration des courses de haies, le grimper athlétique, le saut en hauteur, le lancer du disque, du javelot et du marteau, le saut à la perche, le saut du cheval et le ballet des moniteurs. 

      À la veille de l’événement, d’autres sociétés se joignirent à la liste. Dans cette nouvelle liste, nous trouvons notamment Les Mineurs de Saint Vaast Le Haut (région de Valenciennes), la Saint Pierre de Lens ou le stade héninois d’Hénin-Liétard. Il n’est pas permis d’oublier les Sokols polonais de Bruay, Hersin, Marles, Barlin, Divion, Haillicourt, Beuvry, Noeux, Libercourt, Ostricourt, Carvin, Calonne-Liévin, fosse 11 de Lens, Mazingarbe n°2, Harnes, Auchy-les-Mines, Bully-les-Mines, Lens-Ville, Fosse n°3 de Lens, Montigny-en-Gohelle, N°7 de Mazingarbe, Billy-Montigny, Noyelles-sous-Lens, Loos-en-Gohelle, Houdain, Sallaumines et Béthune. 

     La présence de la communauté polonaise fut un élément majeur dans la réussite de la journée. Devant une telle présence de volontaires polonais, à 14 h 45, lors de l’ouverture de la fête, retentirent dans le stade, les hymnes nationaux français et polonais.

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Le Stade des Mines de Lens le jour de son innauguration

La fête :
       Des trains spéciaux avaient été programmés sur les lignes Lens - Arras, Lens- Béthune, Lens - Libercourt, Lens - Douai, Lens - Don-Sainghin. Le tortillard Lens - Frévent qui desservait Liévin, Bully, Angres-Givenchy, Souchez, Ablain-Souchez, Carency, Villers au Bois, Camblain L’Abbé, Aubigny-en-Artois, Izelles-les-Hameaux, Noyelle-Vion, Avesnes-le-Comte, Liencourt, Etrée-Wamin, Reubreviette, Rebreuve-sur-Canche et Frévent partit pour l’occasion de Frévent pour Lens à 7 heures et 13 h. Enfin, le Chemin de fer des Mines de Lens (La Bassée - Violaines à Lens) avait multiplié les départs avec des arrêts à La Bassée, Auchy-Haisnes, Douvrin, Wingles, Vendin Rivage, Pont-à-Vendin, Vendin, Lens Grand Condé, Lens Sainte Élisabeth et Lens Stade Bollaert.
     Dès 11 heures, les cliques et les fanfares participèrent à un beau concours musical au carrefour de l’Avenue du 4-Septembre, rue Bollaert. L’ensemble composé de 85 formations défila ensuite dans les rues du centre de Lens.
     Les spectateurs se massèrent en tout début d’après-midi aux portes du stade situées rue de Liévin. A 12 h 15, avait lieu le banquet officiel dans la salle des fêtes des Grands Bureaux de la Société des Mines de Lens. À la table officielle, se trouvaient toutes les personnalités de l’époque comme Louis Couhé, l’inspecteur à l’aviation, Félix Bollaert, puis les ingénieurs des Mines, les commandants des gendarmeries ou le consul de Pologne. À 13 h 30, les portes ouvrirent et tous s’installèrent dans les gradins. Le prix d’entrée avait été fixé à deux francs et l’entrée était gratuite pour les enfants de moins de treize ans.
      À 14 h 15, les festivités commençaient par un défilé de cinq mille gymnastes, présentation et remise du drapeau fédéral et dépôt d’une gerbe au monument aux morts de la ville de Lens. Puis le spectacle commença. D’abord se produisirent les « Marguerites « des Mines de Noeux, les moniteurs de l’École supérieure de l’école de Joinville. À l’issue, ce furent les élèves des écoles des filles et de garçons des Mines de Lens qui se présentèrent face au public. Toutes les démonstrations étaient accompagnées par l’harmonie des Mines de Lens et par la fanfare Saint-Amé. La seconde partie fut une fête de nuit qui commença à 21 h 30. Trois podiums avaient été aménagés pour la présentation de danses et de ballets. Malheureusement, la fête de nuit connut un succès moindre.
      Grâce aux nombreux dons qui lui ont été offerts, le comité d’organisation dota les différentes épreuves de superbes prix dont la valeur atteignait plus de 40  000 francs. Les cadeaux étaient exposés dans la vitrine du grand magasin de la place Jean-Jaurès.

Le Stade Félix Bollaert : 

      C’est à la mort de cet ingénieur, Président du Conseil d’Administration des Mines de Lens, en 1936 que le Stade des Mines de Lens deviendra le STADE BOLLAERT.

( 3 septembre, 2009 )

Les autres édifices religieux

L’église du 4 (Sainte Barbe) :

La première pierre a été posée le 24 mars 1896. L’évêque d’Arras, Mgr Williez est venu bénir l’église le 19 avril 1897. L’église Ste Barbe, appelée aussi « église de la Bataille »,a été détruite le 12 août 1915,par des tirs de l’artillerie française.

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Elle a été reconstruite selon les plans de Louis Marie Cordonnier dans une configuration proche de la précédente: un corps de bâtiment accolé à une tour, cependant la tour a été placée de l’autre côté. Elle a été bénie le dimanche 23 février 1930 par le chanoine Henneguet. Les clés de l’église lui ont été remises par le directeur général des Mines de Lens Ernest Cuvelette.

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Devenue dangereuse compte tenu de l’instabilité des terrains, elle a été détruite en 1990. Depuis, l’office est célébré dans une salle du centre culturel du 54 rue Saint-Antoine

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L’église du 9 (Sainte Théodore)

L’église de la fosse 9, appelée Saint Théodore, fur édifiée en 1910 par l’architecte Jean-Baptiste Cordonier. Elle a été inaugurée le 24 octobre 1910 par Monseigneur Williez.

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Détruite lors de la 1ère Guerre mondiale, elle fut reconstruite en 1930. A remarquer son toit très pentu percé de lucarnes.

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L’église du 11 (Saint Pierre)

Elle fut construite à partir de 1899 par les architectes Croin et Cordonnier et innaugurée en 1901. Elle a été édifiée au point de jonction des communes de Lens, Liévin et Loos-en-Gohelle.

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Totalement détruite dès le début de la guerre 14-18, elle fut reconstruite sur les mêmes plans en 1923. Munie de ses 2 clochers, elle fut surnommée : »La Cathédrale des Mines ».

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L’église du 12 (Saint Edouard)

Appelée ainsi en l’honneur d’Edouard Bollaert, Directeur des Mines de Lens, elle fut construite en 1899 et innaugurée le 2 septembre 1901.

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Comme quasiment toute la ville, elle fut rasée lors de la 1ère guerre mondiale et reconstruite à l’identique sur des plans de Louis-Marie Cordonnier :

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Elle fut innaugurée en 1924 et possède la particularité d’être au centre du groupe scolaire Jean Macé.

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La Chapelle du 14 ( Sainte Thérèse)

Située Route de La Bassée, elle faisait parti de la paroisse Saint Edouard. (VOIR DANS LES COMMENTAIRES LES PRECISIONS DE MICHEL)

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Désacralisée il y a quelques années, elle abrite aujourd’hui des appartements.

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L’église Saint Vulcain (Route de Lille):

L’une des plus récentes des églises lensoises. Elle possède une architecture originale.

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L’église du Millenium (Route de Béthune):

Construite en 1967 à l’emplacement de l’ancienne chapelle en bois Sainte Elisabeth, Depuis 1992, à l’occasion des fêtes du millenaire de la Pologne, elle s’appelle « église du Millenium ».

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Devant elle est aujourd’hui érigée une stèle en hommage au syndicat « Solidarnösc » suite à la visite de Lech Valeza à Lens

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Le Temple Protestant :

Situé rue Victor Hugo, il fut inauguré le jour de la Sainte Barbe le 5 décembre 1897.

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Rasé lors des guerres mondiales 2 fois en 20 ans, c’est le comité protestant de Montréal, représentant le protestantisme anglophone canadien qui participe  à sa reconstruction.

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Le Temple de l’église Baptiste de Lens:

Situé rue Alfred Maës, le temple de Lens fut construit en 1904, puis détruit en 1918.

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Le deuxième et actuel temple fut reconstruit en 1925. Il est actuellemnt en cours de rénovation.

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