( 16 janvier, 2010 )

Le style lensois

  A 100 % détruit lors de la Première Guerre mondiale, le centre-ville de Lens s’est reconstruit selon un plan d’urbanisme établi en 1924 et dans un style architectural marqué par l’Art nouveau et l’Art déco qui font la fierté des Lensois mais on y trouve aussi des habitations d’inspiration flamande ou alsacienne. C’est dire que ce plan d’urbanisme a laissé beaucoup d’initiatives aux architectes de l’époque. Seule l’église Saint-Léger, reconstruite pierre par pierre quasiment à l’identique, a conservé son style original, un baroque emblématique des Pays-Bas espagnols. 

 

    À l’angle de la rue du Havre et de la rue de Metz, vous pourrez admirer une belle maison, pastiche de style balnéaire, construite en pierre meulière (une curiosité dans le coin) et ornée d’une tour d’angle qui évoque une échauguette médiévale et la prospérité du premier propriétaire. Centre commerçant de la ville, la place Jean Jaurès aligne les façades régionalistes ou d’inspiration Art déco comme celle située au-dessus de la boutique À la ville de Limoges (n°18), ornée d’émaux de Longwy. Entièrement restaurée, la façade du pâtissier Jeanson (au n°42) intègre des mascarons où l’on aperçoit, au milieu des signes traditionnels de la gourmandise, un ballon rond qui témoigne de l’humour et de la passion du propriétaire pour son pays. Du côté de la rue Wetz et de l’avenue Élie Reumaux, quelques belles maisons à colombages (en hommage à l’Alsace-Loraine reconquise) témoignent quant à elles de l’autre facette de ce passé minier, celle des directeurs et des ingénieurs de la Compagnie des mines de Lens. 

 

    Le centre ville contraste ainsi totalement avec les cités minières et l’uniformité de ses corons tous alignés sur le même modèle ! 

 

    Quelques bâtiments originaux du centre-ville : 

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( 8 septembre, 2008 )

Une figure ch’ti : Edmond Tanière

Edmond Tanière, né à Fouquières-lez-Lens en 1937 et décédé en 1991 dans un accident de cyclomoteur, est une grande figure du pas De Calais et un chanteur et compositeur de chansons en Ch’ti.
Il était également un accordéoniste talentueux qui est toujours présent dans le souvenir des anciens mineurs.
Ses chansons, pleines de réalisme et d’humour, sont restées gravées dans la mémoire collective des mineurs du Nord et sont interprétées lors de toutes les fêtes, ducasses et kermesses locales.

Quelques unes de ses chansons :

Tout in haut de ch’terril; Ch’meneux d’quévaux; Eune goutte eud’jus; Les femmes d’à ch’t’heure; M’lampiste; Les tomates; V’la les coulonneux; À l’ombre des terrils; Comme Papa; Alle juot à’l’guise Mélanie 

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Voici un petit clip de la chanson « Les Mollettes » avec, en illustration les chevalets (ou chevalements) du Pas de Calais, du temps de leur splendeur jusqu’à leur démolition.

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