( 16 janvier, 2010 )

Le style lensois

  A 100 % détruit lors de la Première Guerre mondiale, le centre-ville de Lens s’est reconstruit selon un plan d’urbanisme établi en 1924 et dans un style architectural marqué par l’Art nouveau et l’Art déco qui font la fierté des Lensois mais on y trouve aussi des habitations d’inspiration flamande ou alsacienne. C’est dire que ce plan d’urbanisme a laissé beaucoup d’initiatives aux architectes de l’époque. Seule l’église Saint-Léger, reconstruite pierre par pierre quasiment à l’identique, a conservé son style original, un baroque emblématique des Pays-Bas espagnols. 

 

    À l’angle de la rue du Havre et de la rue de Metz, vous pourrez admirer une belle maison, pastiche de style balnéaire, construite en pierre meulière (une curiosité dans le coin) et ornée d’une tour d’angle qui évoque une échauguette médiévale et la prospérité du premier propriétaire. Centre commerçant de la ville, la place Jean Jaurès aligne les façades régionalistes ou d’inspiration Art déco comme celle située au-dessus de la boutique À la ville de Limoges (n°18), ornée d’émaux de Longwy. Entièrement restaurée, la façade du pâtissier Jeanson (au n°42) intègre des mascarons où l’on aperçoit, au milieu des signes traditionnels de la gourmandise, un ballon rond qui témoigne de l’humour et de la passion du propriétaire pour son pays. Du côté de la rue Wetz et de l’avenue Élie Reumaux, quelques belles maisons à colombages (en hommage à l’Alsace-Loraine reconquise) témoignent quant à elles de l’autre facette de ce passé minier, celle des directeurs et des ingénieurs de la Compagnie des mines de Lens. 

 

    Le centre ville contraste ainsi totalement avec les cités minières et l’uniformité de ses corons tous alignés sur le même modèle ! 

 

    Quelques bâtiments originaux du centre-ville : 

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( 16 janvier, 2010 )

Les Copains d’Avant

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    S’il existe un site dont je ne peux dire que de bien, c’est bien « Copains d’Avant ». Je trouve qu’il est beaucoup plus intimiste que Facebook où tout le monde est au courant de tout ce que vous y faites ou y disiez et, de plus, il permet de contacter, non pas que des gens que vous connaissez aujourd’hui mais surtout de retrouver des personnes que vous avez perdu de vue.

    C’est grâce à ce site que j’ai retrouvé mes vrais amis ch’tis des années 60/70.  Merci à Copains d’Avant de m’avoir permis de correspondre avec Jean-Claude, Daniel, Francis, Claude, des amis de boulot et Dominique, un copain d’enfance avec qui j’ai harpenté en long et en large les rues des corons des cités 12 et 14 de Lens. Sans ce site, il est vraisemblable que l’on ne se serait jamais revu.

   Oui, Copains d’Avant, c’est bien, simplement !

 

( 26 décembre, 2009 )

Rues et places de Lens (8) : l’Avenue Alfred Maës

    La route qui mène de Lens à Liévin a porté plusieurs noms avant de devenir l’Avenue Alfred Maës, du nom d’un ancien Député-Maire de Lens qui a succédé à Emile Basly. (ici le lien sur A. Maës) 

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   En 1569, ce n’est qu’un chemin appelé simplement « Le chemin de Liévin ». Puis elle devint Chemin de la Bataille (ou aussi du Coron de la bataille) en souvenir de la victoire de Condé en 1648. Puis, elle s’est appelée Route de Liévin. Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale qu’elle devint Avenue Alfred Maës. 

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   L’Avenue A. Maës a son origine au Carrefour Bollaert. Avant de passer sous le pont Césarine, elle laisse de part et d’autre le jardin public et le garage Lallain.

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  Puis à l’embranchement avec la Route d’Arras, elle salue la statue d’Emile Basly juste devant ce marchand d’electro-ménagers présent depuis plusieurs dizaines d’année et qui s’appelait alors « La maison Dumortier ».  

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  L’avenue est, depuis longtemps, remarquable par ses immenses barres de corons abritant chacun environ 25 logements. 

  S’ils sont là si nombreux, c’est que l’Avenue A. Maës se situe entre deux puits de mine : les fosse 9 au nord : 

 

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et la fosse 4 au sud :

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  Le Stade Maurice Garin abrite le vélodrome de Lens. Son nom lui a été donné en mémoire d’un coureur cycliste qui a vécu et est mort à Lens. Il avait remporté de grandes courses au début des années 1900 dont Paris-Roubaix et surtout le premier Tour de France en 1903. 

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   Le 13 juillet 1939, le journal Le Réveil du Nord annonçait : « Cyclisme : le grand prix de la ville de Lens. Cette épreuve internationale aura lieu en deux étapes les 30 et 31 juillet sous la présidence de Monsieur Maës, député maire de Lens. 4 700 francs de prix ont été mis en jeu : quinze prix à chaque étape dont 400 francs au premier, plus quinze prix au classement général dont 500 francs au premier. Le 31 juillet, l’arrivée de la seconde et dernière étape aura lieu au vélodrome de l’avenue de Liévin où se dérouleront des courses derrière « derny », des motos de Bordeaux Paris avec les meilleurs coureurs de la région. » Le Grand Prix fut emporté par Edmond Dubois. 

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 Ce stade est appelé a être détruit pour laisser place à un accès au futur musée du Louvre 2 qui va se trouver sur le territoire de l’ancienne fosse 9. 

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   Le Tortillard de Lens à Frévent longeait cette avenue depuis le Rond Point Bollaert jusqu’à son entrée dans Liévin par la rue Defernez. 

 

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   Après la seconde guerre mondiale, des habitations provisoires et très rudimentaires furent installées le long de l’Avenue. Construites pour l’urgence, elles durèrent cependant plusieurs années puisqu’on pouvait encore en voir à la fin des années 50. 

 

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   Avant de quitter Lens, nous passerons devant le Temple Baptiste

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.. et l’école privée Sainte Thérèse

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… avant de longer une cité construite au début des années 60 faite de petites maisons pour retraités et dont chaque rue porte le nom d’un musicien.

   Enfin, avant de quitter Lens, on apercevra sur notre gauche les immeubles de la Résidence Sellier (lieu de l’ancienne cité Chouard) dont le quartie est en cours de rénovation :

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Et on arrivera à Liévin en passant au dessus de l’autoroute où se trouvait auparavant la « barrière du 3″ qui était un passage à niveau de la voie ferrée des Mines de Lens-Liévin qui rejoignait la fosse 3 de Liévin au 11-19 deLens.

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( 4 décembre, 2009 )

Rues et place de Lens (6) : le Grand Condé et la route de Lille

La Route de Lille est l’un des axes les plus anciens de la ville. Elle existe dans sa partie entre Lens et Carvin depuis 1748 lorsqu’elle a remplacé le « Vieux Chemin de Harnes.

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     En continuant vers la Route de Lille, (remarquez à gauche de la photo, la CCPM, coopérative du pays minier) nous traversons la cité et les grandes barres de corons du Grand Condé.

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   Ils appartiennent à la fosse 2 qui est le puits de mine le plus proche du centre ville. Le coron passait pour celui des « bas de soie » et des « fiers culs » pour les autres cités minières peut être un peu par jalousie. Il était appelé ainsi en souvenir de la bataille de Lens gagnée par le Grand Condé le 20 août 1648 sur l’Archiduc Léopold et qui libéra l’Artois du joug espagnol alors que Lens faisait partie des Pays-Bas espagnols. Cette bataille a permis à Mazarin de signer le Traité de Westphalie, mettant fin à la mit fin à la guerre des 30 ans. L’endroit où se situe la fosse 2 est l’emplacement exact du campement des troupes françaises.

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    La fosse 2 est ouverte en 1858 et mise en exploitation en 1859. Le puits n°2 bis est ajouté en 1904, puis le 2 ter sur un autre carreau au sud est, à Loison. Détruite en 1918 elle est econstruite en 1920. Le puits n°2 sert à l’aérage et au service, le n°2 bis à l’extraction et le n°2 ter sert à l’aérage.
    La Fosse est concentrée sur la Fosse 11/19 en avril 1960. Le puits n°2 ter est fermé en 1967. Les puits n°2 et 2 bis servent pour le service et l’aérage de la fosse 11/19 jusqu’en 1972. Les 3 chevalements et les principaux bâtiments sont détruits en 1976. 

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      La Route de Lille nous conduira jusqu’à la sortie de la ville et l’embranchement vers Loison où elle croisait la ligne de chemin de fer des Mines de Lens.

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     Un peu plus loin se trouvait la dernière usine, qui polluait encore dans cette partie du bassin minier : l’usine Noroxo (ex usine Kuhlmann) de Harnes qui appartenait au groupe Exxon-Mobil et qui n’est plus en activité depuis le 2 janvier 2004.

( 9 novembre, 2009 )

Rues et places de Lens (3) : la Route de La Bassée

      L’axe Lens-la bassée date de l’ère Romaine et a certainement été le premier habité de la ville. Appelé faubourg Saint Laurent au Moyen age, du nom de son église construite au 6ème siècle sur une petite butte (on pense au niveau de l’hôpital aujourd’hui). L’église fut donnée à la collégiale de Lens en 1070 par l’évêque d’Arras. En 1789, l’église fut vendue comme biens nationaux et on perdit alors sa trace.

      La Route de La Bassée débute au carrefour de jonction avec la Route de Béthune et les rues Remeaux et Bollaert pour se terminer par le Centre Commercial Lens 2 et l’aérodrome de Lens-Bénifontaine (qui n’est déjà plus sur le territoire de la ville de Lens).

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    Les deux extrémités de la Route de la Bassée :

       En ville, la porte d’accès à l’Université Perrin où étaient autrefois les Grands Bureaux des Mines de Lens :

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        A l’ouest, le Centre Commercial Lens 2 et l’aérodrome :

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     Lorsque l’on remonte la Route de La Bassée, on peut appercevoir sur la droite le Collège saint Paul dont l’entrée principale se trouve rue Souvraz (ancienne rue du Pôle Nord).

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    Un peu plus loin, nous allons trouver la complexe hospitalier qui commence avec la Maison de Retraite inaugurée au début des années 60 :

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    En face quelques corons typiques de la région. Autrefois, devant chaque maison se trouvait un grand potager. Cet espace a été repris pour devenir un parking :

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     Puis nous arrivons a l’entrée de l’hôpital de Lens, appelé aussi CHL. Ou plutôt a sa première entrée puisqu’aujourd’hui une autre a été ouvert Rue Auguste Lefebvre (près de la route de Béthune).

      L’entrée du CHL a son inauguratiion en 1932, dans les années 60 et aujourd’hui :

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      Une vue aérienne de ce secteur dans les années 60 :

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       Face à l’hôpital, la rue Robert Schumann nous conduit à la piscine olympique inaugurée le 15 mai 1966 et à la Grande Résidence (on disait plutôt la ZUP) qui fut construite dans les années 60/70 pour loger « des cadres moyens et des ouvriers des usines de Douvrin ». Aujourd’hui, la Grande Résidence fait l’objet de grandes restucturations avec la destruction de plusieurs tours et leur remplacement par des logements (maisons individuelles, appartements de 4 étages maxi,…) plus humains.

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La Piscine

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La Grande Résidence

    Nous continuons notre remontée de la Route de La bassée pour arriver à la fosse 14.

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       Avec ses corons et ses commerces. Sur notre gauche, nous aurons la place Cauchy où était la Coopérative de madame Montuelle. C’est sur cette place qu’a lieu la ducasse du 14.

     Sur notre droite, avec l’enseigne rouge, le café « Pierru » où existait une section de supporters du RC Lens :

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       Plus loin, sur notre droite, nous allons trouver l’école maternelle La Fontaine et la Chapelle du 14 qui a été désacralisée et transformée en appartements :

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        Juste avant le pont de la ligne de Chemins de fer des Mines ,sur notre gauche, nous trouverons la Rue Lamennais chère à nos coeurs,

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      … sur notre droite se trouvait le chevalet de la fosse 14. Construite à partir de 1906, le siège ouvre un an plus tard. L’ensemble des installations est détruit en 1918 et reconstruit dans les années 1920. Cette fosse cesse d’extraire en 1938, concentrée sur la fosse 12. Le puits est maintenu pour le service du personnel jusqu’en 1967, date de la concentration du 12 sur le 11/19. Les installations sont détruites en 1974. Aujourd’hui, un terrain de football a pris la place du carreau de fosse.

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       La Route de La Bassée a joué un rôle très important à la fin de la première guerre mondiale. La bataille de la Côte 70 est une bataille que opposa le Corps canadien, sous le commandement du général Arthur Currie ainsi que le Ier Corps britannique (6e et 46e divisions), aux unités de défense allemandes, les 7e et 185e divisions d’infanterie ainsi que la 4e division d’infanterie de garde sur une très modeste élévation du terrain situé au nord de Lens. Elle eut lieu du 15 au 25 août 1917. L’opération canadienne était destinée à faire diversion et à soulager la pression qui pesait sur la ville.

      L’attaque commença par un barrage roulant d’artillerie, suivit de près par l’infanterie. En fin de matinée, les Canadiens occupaient les hauteurs de la côte dominant Lens. Les objectifs restant seraient atteint le lendemain. Durant la bataille, les contre-attaques allemandes se succédèrent, utilisant du gaz moutarde et des lance-flammes, mais à chaque fois ils furent repoussés au prix de lourdes pertes. À la fin de la bataille, le Corps canadien avait perdu 9 200 hommes, tués ou blessés. (Voir le livre de Christian Duquesne : Les canadiens à Lens – Août 1917 aux Editions YSEC).

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Une unité canadienne dans les tranchées de la côte 70

( 1 novembre, 2009 )

Rues et places de Lens (2): La Route de Béthune

     Une partie de ce texte est inspirée d’articles de Jérôme JANICKI, journaliste à l’Avenir de l’Artois.

     L’histoire de Lens s’est en grande partie jouée le long de la route de Béthune. La première mention date de l’époque de la bataille de Lens au XVIIe Siècle. Dans un texte du livre de Stéphane Thion sur Les Armées Françaises de la guerre de Trente ans, on trouve : « L’archiduc Léopold attendait le 19 août 1648 au matin de la plaine de Lens. Mais Condé, jugeant les positions espagnoles trop fortes, refusa la bataille et fit rompre en arrière à gauche pour marcher en direction de la route de Béthune. »

     La route de Béthune est citée dans de nombreux ouvrages relatant la Grande Guerre dans la Gohelle dont celui de Henri Barbusse  intitulé « Le feu ».  

    C’est en 1770 que la construction du chemin Lens-Béthune commença. Les concepteurs privilégièrent en 1771, les pavés au gravier pour réaliser une voie de communication de qualité.

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La Route de Béthune au début du siècle

     A cette époque se trouvait au niveau de la cité 11, la Salle des Fêtes des Mines de Lens qui, entièrement détruite, ne fut pas reconstruite après la guerre :

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      Dès 1919, la Route de Béthune fut l’une des toutes premières à posséder des logements provisoires en tôle :

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     Après la Grande Guerre, la ville de Lens a dû remanier son plan ancien. Ainsi, en mars 1921, il fut établi que les routes nationales traversant la ville auraient la taille suivante : trois mètres pour les trottoirs de part et d’autre et une voie large de huit mètres au centre. Le règlement d’emprise de la RN43 a été établi lors du conseil municipal de janvier 1927 sous la présidence de Basly.    

     C’est à ce moment que l’on décida de la construction de la gendarmerie sur un terrain appartenant aux Mines de Lens entre les fosses 1 et 9.

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A la même époque, la fosse 1, entièrement détruite pendant la guerre fut reconstruite.

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     Aucune artère de Lens aussi vitale que la route de Béthune n’a fait à la fin des années cinquante et au début des années soixante une telle unanimité contre elle. De l’avis de tous, elle était devenue beaucoup trop étroite. Lorsqu’un véhicule léger, un autobus ou un camion s’y stationnait la route était bloquée et les embouteillages se créaient. Les journalistes disaient d’elle qu’on mettait autant de temps à la descendre ou à la monter qu’à faire dix kilomètres à la campagne. L’objectif était donc d’élargir la route de Béthune de 12 mètres.
    Ce n’est qu’en 1963 que les autorités nationales inscrirent comme une urgence, la refonte de la route de Béthune. En même temps, il fut décidé de revoir complètement l’éclairage public. Ernest Schaffner réunit le conseil municipal le vendredi 25 janvier 1963 et fixa le calendrier des travaux de la route. Etant Route Nationale, L’État prit à sa charge la réfection de la chaussée et la ville de Lens, celle des trottoirs, de l’installation des égouts, de l’abattage des arbres et du profilage des bordures. Ces travaux allaient coûter 65 millions d’anciens francs à la commune.
    Ainsi, la route nationale devait être élargie de 12 mètres sur une longueur de 1,800 km à partir du carrefour des Grands Bureaux jusqu’au chemin Manot.

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   Ci dessus : Les extrémités de la Route de Béthune : en haut, le carrefour Plumecocq croisement avec le Chemin Manot (rue Léon Blum aujourd’hui) et la rue Pierre Brossolette. En bas, le carrefour avec la Route de La Bassée et la rue Bollaert.

   A titre de comparaison, la Route de Béthune dans les années 50/60 et aujourd’hui (image Google Earth) :

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        Sur les terrains qui appartenaient autrefois aux Mines de Lens, on trouve aujourd’hui du côté de l’ancienne fosse 1, la Médiathèque Robert Cousin :

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         La salle des Fêtes Jean Nohain :

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        L’espace Bollaert :

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        Et face à l’Avenue de la Fosse 12, là où l’on « trouvait » le Chemin Perdu, l’Université.

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        C’est sur cette route que l’on trouve de grandes barres de corons :

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       Le Monument aux Mort des Mines de Lens, à l’angle de l’Avenue de la fosse 12 :

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      Un peu plus loin, la Route de Béthune traverse la cité du 12 avec, en autre, la fosse 12 bis (où se trouve aujourd’hui un concessionnaire autos). C’est là que se trouvait le Centre de Formation des Mines de Lens appelé aussi « La Mine Image ».

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        En continuant après la rue Saint Edouard qui donne vers l’église du même nom et le groupe scolaire Jean Macé, on trouve de nombreux commerces. C’est dans ces lieux que se trouvait le cinéma l’Eldorado.

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( 4 septembre, 2009 )

l’Autobrasseur

    Dans ma jeunesse, je ne me souviens pas en avoir vu beaucoup de sachets de l’AUTOBRASSEUR à la maison. Mes parents préféraient la bière « Pélican » en litre. Mais je sais que mes sœurs ainées en fabriquaient et que l’odeur de la fabrication se sentait très loin dans les corons lorsque les mineurs « faisaient leur bière ». 

    C’est le 16 janvier 1920 que Ludovic Willay, pharmacien sur la place du Cantin, dépose la marque Autobrasseur : c’est une préparation pour boisson à base d’orge, de chicorée, de houblon en cônes, de coriandre et de baies de genièvre, explique-t-il. Elle sert à faire une boisson de ménage. C’était une recette utilisée dans les campagnes, surtout au moment des moissons. L’orge est un fortifiant et la boisson est rafraîchissante. Peu à peu le produit prit de l’ampleur. Au faîte de sa gloire, trois millions de doses étaient vendues chaque année. Chaque paquet permettant d’obtenir 35 litres de boisson. 

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Ludovic Willay

    Dans les années 1930 la préparation lensoise touchait tellement de ménages que les brasseurs s’inquiétèrent pour leur production. Alfred Salmon, sénateur du Pas-de-Calais et brasseur, s’est emparé de l’affaire et l’a portée devant l’Assemblée Nationale. Un décret a alors été promulgué pour différencier les deux produits : L’Autobrasseur ne pourra jamais revendiquer le nom de bière malgré un goût proche et garde toujours son appellation de boisson de ménage.

Des réclames de l’époque :

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    Aujourd’hui, la préparation n’est plus utilisée que par quelques nostalgiques ou brasseurs amateurs. Autobrasseur ne compte plus que deux salariés. Ils produisent 20000 doses par an, vendues dans les pharmacies et quelques supermarchés indépendants.

La présentation du sachet n’a jamais changé :

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La recette:

• Renfermer le contenu du paquet dans un large sac de fine toile serrée, le plonger 

• Dans une marmite contenant la quantité d’eau nécessaire (soit 16/ 17 litres), porter à ébullition et laisser bouillir Doucement pendant 30 minutes environ. 

• Retirer le sac, incorporer au liquide 250g de sucre et laisser refroidir aux environs de 20°. • Ajouter, après l’avoir délayée dans un peu de liquide tiédi, 10 g de levure de boulangerie bien fraîche. 

• Mélanger intimement le tout et mettre en bouteilles munies de fermeture mécanique. • Laisser fermenter dans un endroit tempéré. 

• Le lendemain avant de boucher, goûter si la boisson est douce, au besoin ajouter la moitié d’un sucre blanc et Compléter avec un peu d’eau si nécessaire. 

• Laisser reposer quelques jours avant de consommer.

( 22 octobre, 2008 )

Histoire de la « nouvelle » gare de Lens et de ses bus

La « nouvelle » gare de Lens a été construite après la première guerre mondiale. Tous les anciens se souviennent de la Place de la Gare avec ses vieux bus qui desservaient les corons et les communes environnantes et d’où partaient et arrivaient les ramassages scolaires des collèges Michelet (pour les garçons) et Campan (pour les filles).

La Compagnie qui desservait La Bassée (en passant pas l’hôpital et la fosse 14) s’appelait les Transports en Commun Lensois. Les vieux bus Chausson étaient de couleur jaune et avaient parfois bien du mal à monter la côte de la route de La Bassée. Les jours de marché par exemple, les bus étaient pleins et il arrivait que, malgré tous les efforts du chauffeur, le vieux bus renonce à aller plus loin que l’hôpital. Tout le monde devait descendre alors, les personnes à destination de la fosse 14 finissaient à pied et celles qui allaient plus loin vers La Bassée attendaient le suivant avec l’espoir qu’il serait en meilleur état. Ces bus étaient à peu près comme celui-ci :

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Pour en revenir à la gare, celle ci a été construite avec ne architecture originale faisant penser à une locomotiv de l’époque. Voici l’histoire de la « nouvelle « gare de Lens :

Image de prévisualisation YouTube

 

( 17 octobre, 2008 )

Lensois célèbre : Benoit BROUTCHOUX

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Benoît Broutchoux naît en 1879 non loin de Montceau-les-Mines. Il est l’aîné d’une famille de 8 enfants.

A l’âge de 14 ans, il se retrouve comme mineur à Monceau-les-Mines, Il débarque en 1898 à Paris et fait terrassier sur le chantier du métro. Il commence alors à fréquenter les milieux syndicalistes et anarchistes. Le 2 juin 1900, après la mort d’un métallo gréviste, Brouillard, tué par la police, il prononce un violent discours lors de l’enterrement : il est arrêté et condamné pour « excitation au meurtre et au pillage, injure à l’armée, paroles outrageantes au gouvernement parlementaire ». À peine libéré on le condamne, pour avoir frappé un commissaire.

En 1902, sous un faux nom, il trouve de l’embauche dans le bassin minier de Lens. Mais, dès la grève d’octobre, il s’oppose au « vieux » syndicat des mineurs (réformiste). Nouvelles condamnations pour « atteinte à la liberté du travail » et « usurpation d’identité ». Il s’implique alors dans le « Jeune syndicat » et devient le rédacteur du journal « Le réveil syndical » puis de « L’action syndicale ». Partisan de la grève générale, mais aussi propagandiste néo-malthusien et amour-libriste, il est condamné pour « outrages aux bonnes moeurs ».

Il incarnait un personnage populaire et sympathique, une vedette du pays minier, un moment de l’histoire syndicale des mineurs. « Ah ! dis donc y viennent encore emmerder l’Benoît » grondait le populo des corons de Lens, quand les cognes venaient l’alpaguer. Et la foule s’attroupait devant le domicile de Benoît pour l’acclamer et insulter les pandores. Anarchosyndicaliste, il se bagarra sans trêves contre l’ordre des compagnies minières et la mollesse des militants socialistes. Militant original et gouailleur, Benoît dirigea, en 1906, la grande grève qui suivit la catastrophe de Courrières (1066 victimes).

En mars, il est arrêté alors qu’il marchait, avec 2000 grévistes sur la mairie de Lens. Libéré de prison, il devient gérant d’un café, mais continue d’éditer le journal, grâce à une petite imprimerie.

Il lutte une bonne partie de sa vie contre Émile Basly, qu’il considère comme un traître passé du côté des patrons. En 1914, il est appelé au front mais en est rapidement éloigné après une « cure au gaz » qui rend ses poumons en état d’éponge !

( 14 mai, 2008 )

Pour em’tchiote soeur Marie

Ch’sais qu’té ravisses min blog de timps in timps: em’femme, al m’l'a dit après qu’al t’as eu au téléphone.

Ch’sais aussi qu’té trisse ed’pas v’nir à Authie avec nouzautes pour el’fête ed’famile ! Mais l’plus important, ché qu’té soignes bien et qu’té guérisses el’plus vite possibe. Té s’ras bien r’présentée par tes tros tchiotes et in leur f’ra tertousse plein ed’baisses qu’à ramèn’ront là-bas, dins tin pays du chud del’France.

In intindant, je mets sur ch’blog deux belles photos d’ti, ine dins ch’gardin du 14 dins ché fleurs à not’père in plein miyeu d’ché corons; l’aute, ché nouzaute deux à ch’gardin public ed’Lens.

Allez, in t’imbrasse bien fort et in pinse à ti, la Marie.

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