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( 26 décembre, 2009 )

Rues et places de Lens (8) : l’Avenue Alfred Maës

    La route qui mène de Lens à Liévin a porté plusieurs noms avant de devenir l’Avenue Alfred Maës, du nom d’un ancien Député-Maire de Lens qui a succédé à Emile Basly. (ici le lien sur A. Maës) 

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   En 1569, ce n’est qu’un chemin appelé simplement « Le chemin de Liévin ». Puis elle devint Chemin de la Bataille (ou aussi du Coron de la bataille) en souvenir de la victoire de Condé en 1648. Puis, elle s’est appelée Route de Liévin. Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale qu’elle devint Avenue Alfred Maës. 

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   L’Avenue A. Maës a son origine au Carrefour Bollaert. Avant de passer sous le pont Césarine, elle laisse de part et d’autre le jardin public et le garage Lallain.

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  Puis à l’embranchement avec la Route d’Arras, elle salue la statue d’Emile Basly juste devant ce marchand d’electro-ménagers présent depuis plusieurs dizaines d’année et qui s’appelait alors « La maison Dumortier ».  

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  L’avenue est, depuis longtemps, remarquable par ses immenses barres de corons abritant chacun environ 25 logements. 

  S’ils sont là si nombreux, c’est que l’Avenue A. Maës se situe entre deux puits de mine : les fosse 9 au nord : 

 

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et la fosse 4 au sud :

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  Le Stade Maurice Garin abrite le vélodrome de Lens. Son nom lui a été donné en mémoire d’un coureur cycliste qui a vécu et est mort à Lens. Il avait remporté de grandes courses au début des années 1900 dont Paris-Roubaix et surtout le premier Tour de France en 1903. 

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   Le 13 juillet 1939, le journal Le Réveil du Nord annonçait : « Cyclisme : le grand prix de la ville de Lens. Cette épreuve internationale aura lieu en deux étapes les 30 et 31 juillet sous la présidence de Monsieur Maës, député maire de Lens. 4 700 francs de prix ont été mis en jeu : quinze prix à chaque étape dont 400 francs au premier, plus quinze prix au classement général dont 500 francs au premier. Le 31 juillet, l’arrivée de la seconde et dernière étape aura lieu au vélodrome de l’avenue de Liévin où se dérouleront des courses derrière « derny », des motos de Bordeaux Paris avec les meilleurs coureurs de la région. » Le Grand Prix fut emporté par Edmond Dubois. 

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 Ce stade est appelé a être détruit pour laisser place à un accès au futur musée du Louvre 2 qui va se trouver sur le territoire de l’ancienne fosse 9. 

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   Le Tortillard de Lens à Frévent longeait cette avenue depuis le Rond Point Bollaert jusqu’à son entrée dans Liévin par la rue Defernez. 

 

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   Après la seconde guerre mondiale, des habitations provisoires et très rudimentaires furent installées le long de l’Avenue. Construites pour l’urgence, elles durèrent cependant plusieurs années puisqu’on pouvait encore en voir à la fin des années 50. 

 

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   Avant de quitter Lens, nous passerons devant le Temple Baptiste

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.. et l’école privée Sainte Thérèse

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… avant de longer une cité construite au début des années 60 faite de petites maisons pour retraités et dont chaque rue porte le nom d’un musicien.

   Enfin, avant de quitter Lens, on apercevra sur notre gauche les immeubles de la Résidence Sellier (lieu de l’ancienne cité Chouard) dont le quartie est en cours de rénovation :

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Et on arrivera à Liévin en passant au dessus de l’autoroute où se trouvait auparavant la « barrière du 3″ qui était un passage à niveau de la voie ferrée des Mines de Lens-Liévin qui rejoignait la fosse 3 de Liévin au 11-19 deLens.

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( 20 octobre, 2008 )

lensois célèbre : Maurice GARIN

MAURICE GARIN est né à Arvier, un village situé à 780 mètres d’altitude, à 14 km d’Aoste, le le 4 mars 1871. En 1889, il est à Maubeuge, ramoneur, et vient de s’acheter sa première bicyclette. En 1892, Maurice, âgé de vingt et un ans, est majeur et obtient la nationalité française. En 1902, il s’établit à Lens, qu’il ne quittera plus et où, grâce à l’argent qu’il aura gagné sur les routes, il ouvrira une station-service dont l’enseigne ­ représentant un cycliste de l’époque ­ proclamera fièrement « Au champion des routiers du monde ». Maurice Garin passa finalement professionnel dans des circonstances assez amusantes. Il avait décidé de participer à un circuit à Avesnes-sur-Helpes, à 25 km de Maubeuge. Las, la compétition était réservée aux professionnels. Qu’importe, notre ramoneur n’en a cure. Le départ lancé, il surgit derrière le peloton, dépasse tout le monde, tombe deux fois et, totalement déchaîné, l’emporte avec une avance considérable, sous les applaudissements d’un public enthousiaste et… les vociférations des organisateurs. Il est naturellement exclu du classement, mais en lieu et place des 150 F attribués au vainqueur, se voit remettre 300 F, fruit d’une collecte spontanée organisée par les spectateurs. C’est décidé : il deviendra professionnel ! Desgrange, directeur général et rédacteur en chef du journal sportif L’Auto organise le premier Tour de France. Entre-temps, Garin s’était illustré sur toutes les routes de France. Il avait notamment gagné Paris-Mons ; Paris-Cabourg, Paris-Royan, Paris-Roubaix (deux fois), Bordeaux-Paris et en 1901, un certain Paris-Brest-Paris, parcourant 1200 km en 52 heures 11 minutes. Il démontra d’une manière éclatante, lors du premier Tour de France en 1903, son extraordinaire résistance en gagnant les deux étapes les plus longues ­ la première avec ses 467 km et la sixième ­ et en remportant l’épreuve longue de 2428 km en 94 heures 33 minutes, à la moyenne de 25,679 km. Maurice Garin remporta également le Tour 1904, mais fut disqualifié par l’Union vélocipédique de France ainsi que onze autres coureurs sur les vingt-sept arrivés à Paris au terme de l’épreuve. Il fallait faire un exemple et donc frapper un champion. Or Maurice Garin était incontestablement le « plus fort coureur de ces années-là. » C’est donc lui qui fut frappé, prioritairement. Il avait trente-quatre ans. La suspension de deux ans qui lui fut infligée interrompit sa carrière. On ne le vit plus jamais à la tête du peloton. Le 19 février 1957, Maurice Garin s’éteint à Lens, à sept heures du matin.

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( 17 octobre, 2008 )

Les lensois célèbres

Aujourd’hui, je débute une série de présentation des lensois qui ont marqué l’histoire, qu’elle soit politique, syndicale, sportive, culturelle ou scientifique.

Ces lensois, plus ou moins connus du grand public, ont contribué à faire la renommée de notre ville.

Ils ont pour nom :

  •  
    • Guislain DECROMBECQUE
    • Emile BASLY
    • Benoit BROUTCHOUX
    • Casimir BEUGNET
    • Alfred MAES
    • André DELELIS
    • Edouard BOLLAERT
    • Elie REUMAUX
    • Léon TACQUET
    • Félix BOLLAERT
    • Auguste BEHAL
    • Ernest SCHAFFNER
    • Georges CARPENTIER
    • Maurice GARIN
    • José BEYAERT
    • Didier SENAC, Daniel XUEREB et François BRISSON
    • Christophe SALENGRO
    • André HORNEZ
    • Stephan KUBIAK
    • Auguste DETOEUF
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