( 17 janvier, 2010 )

Avant-Après série 1

Une nouvelle série commence : il s’agit de photos comparatives Lens prises du même endroit à quelques plusieurs années d’intervalle.

Nous commençons par la Place Jean Jaurès :

Vue du pied de l’église :

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Vue du même endroit mais plus centrée sur la place et la mairie :

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Vue l’Avenue du Maréchal Leclerc :

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Vue du pied de la mairie :

 

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le magasin « A la ville de Limoges » :

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( 16 janvier, 2010 )

Le style lensois

  A 100 % détruit lors de la Première Guerre mondiale, le centre-ville de Lens s’est reconstruit selon un plan d’urbanisme établi en 1924 et dans un style architectural marqué par l’Art nouveau et l’Art déco qui font la fierté des Lensois mais on y trouve aussi des habitations d’inspiration flamande ou alsacienne. C’est dire que ce plan d’urbanisme a laissé beaucoup d’initiatives aux architectes de l’époque. Seule l’église Saint-Léger, reconstruite pierre par pierre quasiment à l’identique, a conservé son style original, un baroque emblématique des Pays-Bas espagnols. 

 

    À l’angle de la rue du Havre et de la rue de Metz, vous pourrez admirer une belle maison, pastiche de style balnéaire, construite en pierre meulière (une curiosité dans le coin) et ornée d’une tour d’angle qui évoque une échauguette médiévale et la prospérité du premier propriétaire. Centre commerçant de la ville, la place Jean Jaurès aligne les façades régionalistes ou d’inspiration Art déco comme celle située au-dessus de la boutique À la ville de Limoges (n°18), ornée d’émaux de Longwy. Entièrement restaurée, la façade du pâtissier Jeanson (au n°42) intègre des mascarons où l’on aperçoit, au milieu des signes traditionnels de la gourmandise, un ballon rond qui témoigne de l’humour et de la passion du propriétaire pour son pays. Du côté de la rue Wetz et de l’avenue Élie Reumaux, quelques belles maisons à colombages (en hommage à l’Alsace-Loraine reconquise) témoignent quant à elles de l’autre facette de ce passé minier, celle des directeurs et des ingénieurs de la Compagnie des mines de Lens. 

 

    Le centre ville contraste ainsi totalement avec les cités minières et l’uniformité de ses corons tous alignés sur le même modèle ! 

 

    Quelques bâtiments originaux du centre-ville : 

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( 7 janvier, 2010 )

Sainneville Sur Neige

Pour une fois, nous quittons Lens et le Pas-de-Calais pour venir faire un petit tour à Sainneville  dans notre Normandie d’adoption. Depuis 3 ans, nous n’avions pratiquement pas eu de chutes de neige mais cet hiver, nous sommes gâtés : troisième offensive de l’hiver de la saison. Un peu gênant pour une région peu habituée à ce genre de climat  mais tellement beau à voir, la campagne cauchoise avec ses airs de plaine québécoise !!

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( 6 janvier, 2010 )

Le Jardin Public de Lens

    C’est à la fin du 19ème siècle que Arthur Choquet, ancien instituteur, est nommé responsable des jardins et plantations de la Compagnie des Mines de Lens. Il  crée une pépinière sur un terrain longeant la voie ferrée, près des Grands Bureaux de l’époque qui se trouvaient rue Bollaert 

 

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C’est à ce même endroit que l’on trouve aujourd’hui le Jardin Public

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    Il possède une entrée au Rond Point Bollaert ….

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    …. et une autre rue Maurice Carton (ancienne rue privée des Mines qui donne accès au Stade Bollaert)

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    Maurice carton a été le fondateur du Supporters Club Lensois et pendant de nombreuses années, vice-président du RCL.

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    Situé en plein centre ville, le jardin public de Lens a toujours été un lieu de promenade pour les citadins.

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   On aime venir y prendre des photos en famille.

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    Le jardin Public a été complètement redessiné en juillet-août 1988. A cette occasion, les grilles qui l’entouraient ont été enlevées et une grande fontaine a été installée. Le coût des travaux s’est élevé à 3 millions de francs (460.000 euros)

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   Au Jardin public se trouve une plaque en hommage aux morts de la compagnie des mines de Lens lors du bombardement du 11 août 1944 par les « forces alliées ». Elle porte la mention :  En hommage à nos camarades victimes du devoir11 août 1944La coopérative des O. et E. des mines de Lens 

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    La ville de Lens a soutenu l’élaboration d’un programme qui donne accès aux loisirs et à la culture à tous les enfants et jeunes de la ville qui ne partent pas en vacances. Des jeunes collégiens en difficulté relationnelle, âgés de 12 à 14 ans, ont participé, en 2002, à une initiative citoyenne nommée « je respecte ma ville ». Ils jeunes ont mené une démarche exemplaire de fleurissement dans le jardin public de Lens, aidés par les services municipaux. 

 

( 26 décembre, 2009 )

Rues et places de Lens (8) : l’Avenue Alfred Maës

    La route qui mène de Lens à Liévin a porté plusieurs noms avant de devenir l’Avenue Alfred Maës, du nom d’un ancien Député-Maire de Lens qui a succédé à Emile Basly. (ici le lien sur A. Maës) 

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   En 1569, ce n’est qu’un chemin appelé simplement « Le chemin de Liévin ». Puis elle devint Chemin de la Bataille (ou aussi du Coron de la bataille) en souvenir de la victoire de Condé en 1648. Puis, elle s’est appelée Route de Liévin. Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale qu’elle devint Avenue Alfred Maës. 

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   L’Avenue A. Maës a son origine au Carrefour Bollaert. Avant de passer sous le pont Césarine, elle laisse de part et d’autre le jardin public et le garage Lallain.

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  Puis à l’embranchement avec la Route d’Arras, elle salue la statue d’Emile Basly juste devant ce marchand d’electro-ménagers présent depuis plusieurs dizaines d’année et qui s’appelait alors « La maison Dumortier ».  

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  L’avenue est, depuis longtemps, remarquable par ses immenses barres de corons abritant chacun environ 25 logements. 

  S’ils sont là si nombreux, c’est que l’Avenue A. Maës se situe entre deux puits de mine : les fosse 9 au nord : 

 

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et la fosse 4 au sud :

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  Le Stade Maurice Garin abrite le vélodrome de Lens. Son nom lui a été donné en mémoire d’un coureur cycliste qui a vécu et est mort à Lens. Il avait remporté de grandes courses au début des années 1900 dont Paris-Roubaix et surtout le premier Tour de France en 1903. 

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   Le 13 juillet 1939, le journal Le Réveil du Nord annonçait : « Cyclisme : le grand prix de la ville de Lens. Cette épreuve internationale aura lieu en deux étapes les 30 et 31 juillet sous la présidence de Monsieur Maës, député maire de Lens. 4 700 francs de prix ont été mis en jeu : quinze prix à chaque étape dont 400 francs au premier, plus quinze prix au classement général dont 500 francs au premier. Le 31 juillet, l’arrivée de la seconde et dernière étape aura lieu au vélodrome de l’avenue de Liévin où se dérouleront des courses derrière « derny », des motos de Bordeaux Paris avec les meilleurs coureurs de la région. » Le Grand Prix fut emporté par Edmond Dubois. 

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 Ce stade est appelé a être détruit pour laisser place à un accès au futur musée du Louvre 2 qui va se trouver sur le territoire de l’ancienne fosse 9. 

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   Le Tortillard de Lens à Frévent longeait cette avenue depuis le Rond Point Bollaert jusqu’à son entrée dans Liévin par la rue Defernez. 

 

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   Après la seconde guerre mondiale, des habitations provisoires et très rudimentaires furent installées le long de l’Avenue. Construites pour l’urgence, elles durèrent cependant plusieurs années puisqu’on pouvait encore en voir à la fin des années 50. 

 

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   Avant de quitter Lens, nous passerons devant le Temple Baptiste

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.. et l’école privée Sainte Thérèse

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… avant de longer une cité construite au début des années 60 faite de petites maisons pour retraités et dont chaque rue porte le nom d’un musicien.

   Enfin, avant de quitter Lens, on apercevra sur notre gauche les immeubles de la Résidence Sellier (lieu de l’ancienne cité Chouard) dont le quartie est en cours de rénovation :

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Et on arrivera à Liévin en passant au dessus de l’autoroute où se trouvait auparavant la « barrière du 3″ qui était un passage à niveau de la voie ferrée des Mines de Lens-Liévin qui rejoignait la fosse 3 de Liévin au 11-19 deLens.

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( 18 décembre, 2009 )

Rues et places de Lens (7) : la place de la République

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   Difficile de croire quand on voit la Place de la République aujourd’hui : pas très belle avec son parking sur 2 étages que ce lieu a été très longtemps l’une des places les plus vivantes et animées de la ville.

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  Appelée jusqu’à la fin du 19ème siècle La Place Verte, elle occupe aujourd’hui le terrain où était implanté le château comtal de Lens, (croix rouge sur ce plan de Lens en 1657) lieu de séjour des comtes de Flandres et d’Artois et des Ducs de Bourgogne à l’intérieur des fortifications de Lens.

  La Place Verte rejoignait alors la grand place (aux environs de l’actuelle place Jean Jaurès, point A sur le plan) par la rue du château (aujourd’hui rue Berthelot) où existaient de nombreux souterrains.

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   On pouvait aussi rejoindre les rives du canal par la rue des Jardins. Là se trouvaient les terrains d’exercices sportifs ou se réunissaient  vers 1570 les archers, arbalétriers ou encore canonniers regroupés en confrérie. Vers la fin du 19ème siècle c’est là que l’on trouvait les maisons closes qui firent le bonheur des soldats Allemands lors de l’occupation de Lens de 1914 à 1917.

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   Pendant les grèves de 1906 qui ont suivi la catastrophe de Courrière, la Place Verte servait de campement aux troupes chargées de protéger les puits de mines.

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   Devenue Place de la République vers les années 1910, elle proposait une vue dégagée vers la fosse 5 des Mines de Lens sur le territoire d’Avion. 

   Autorisés par lettre- patente en 1661 et 1663 furent construits sur cette place deux Halles aux grains qui, fragilisées par des affaissements miniers, ont cessé de fonctionné en 1897. 

    En 1861, la place verte est décrétée Champs de Foire. On y célébrait de nombreuses fêtes ou manifestations comme :

  La Grande Ducasse de la Trinité :

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  La Fête communale  dimanche d’octobre le plus proche de la Saint Leger ; plus tard la Foire de la Sainte Barbe les 3 premiers  dimanches de décembre, les Fêtes pour l’élection de la Muse de Lens en 1901 et 1913 qui couronnaient des ouvrières des Mines de Lens (Léa Bourdon de la fosse 2 puis Maria Godart , trieuse à la fosse 5) ou de la gymnastique en 1905 :

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  Depuis 1937 y avait lieu chaque année la foire commerciale avant qu’elle ne déménage au Stade Bollaert :

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     Après la 2ème guerre mondiale, en attendant la reconstruction de magasins détruits par les bombardements, une cité commerciale y fut installée.

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   Au centre de la place se trouvait le Kiosque implanté en 1891 en remplacement du premier, plus petit, construit en 1875.

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   Après la première guerre mondiale à partir de 1923, un nouveau kiosque fut construit par un serrurier lensois M . Van Den Weghe.

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   Le 1er concert d’après guerre eut lieu le 21 avril 1925 par l’Harmonie des Enfants de la Plaine qui devint par la suite Harmonie Municipale.

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   Détruit de nouveau lors de la guerre 39-45, il ne fut pas reconstruit.

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     Face à la Place Verte se trouvait au début du siècle le théâtre inauguré le 29 mai 1898. Le propriétaire était Paul Sauvage. Ainsi 1100 places étaient offertes aux Lensois pour assister à des représentations théâtrales et plus tard, des séances de cinéma.

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    A  l’angle de la rue de la Gare se trouve la Caisse d’Epargne de la ville de Lens. Son ouverture fut autorisée par ordonnance royale en 1841 et effective 2 ans plus tard. C’est ne 1897 que fut prise la décision de construire un bâtiment à l’emplacement des anciennes fortifications du château détruites. 

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  Bombardée le 22 novembre 1916, la Caisse d’Epargne fut reconstruite et inaugurée le 12 octobre 1923 mais de nouveau détruite pendant la seconde guerre. L’actuel bâtiment date de 1954.

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   Derrière la Caisse d’Epargne se trouvait jusqu’en 1917 l’Hôtel des Pompiers. La  Compagnie des pompiers fut créée vers 1851 et l’hôtel, construit par l’architecte  Joseph Baert livré le 15 février 1900. Après la 1ère guerre, les pompiers eurent de nouveaux locaux avenue Raoul Briquet.

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   Au tout début du 20eme siècle, les lycéens de Lille ou Arras ou des collégiens de Béthune se retrouvent place verte pour disputer des rencontres d’un sport très à la mode importé d’Angleterre et qui a déjà conquis Le Havre et Paris : le football. Très vite, des jeunes de la ville et des galibots de Lens les rejoignent les jeudis. En 1906, ces jeunes entourés par M. Van Dem Weghe (le serruruier) et Douterlingues créent le Racing Club Lensois. En 1907, ils quittent la place verte à la demande des riverains, las de devoir trop souvent remplacer leurs vitrines.

( 4 décembre, 2009 )

Rues et place de Lens (6) : le Grand Condé et la route de Lille

La Route de Lille est l’un des axes les plus anciens de la ville. Elle existe dans sa partie entre Lens et Carvin depuis 1748 lorsqu’elle a remplacé le « Vieux Chemin de Harnes.

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     En continuant vers la Route de Lille, (remarquez à gauche de la photo, la CCPM, coopérative du pays minier) nous traversons la cité et les grandes barres de corons du Grand Condé.

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   Ils appartiennent à la fosse 2 qui est le puits de mine le plus proche du centre ville. Le coron passait pour celui des « bas de soie » et des « fiers culs » pour les autres cités minières peut être un peu par jalousie. Il était appelé ainsi en souvenir de la bataille de Lens gagnée par le Grand Condé le 20 août 1648 sur l’Archiduc Léopold et qui libéra l’Artois du joug espagnol alors que Lens faisait partie des Pays-Bas espagnols. Cette bataille a permis à Mazarin de signer le Traité de Westphalie, mettant fin à la mit fin à la guerre des 30 ans. L’endroit où se situe la fosse 2 est l’emplacement exact du campement des troupes françaises.

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    La fosse 2 est ouverte en 1858 et mise en exploitation en 1859. Le puits n°2 bis est ajouté en 1904, puis le 2 ter sur un autre carreau au sud est, à Loison. Détruite en 1918 elle est econstruite en 1920. Le puits n°2 sert à l’aérage et au service, le n°2 bis à l’extraction et le n°2 ter sert à l’aérage.
    La Fosse est concentrée sur la Fosse 11/19 en avril 1960. Le puits n°2 ter est fermé en 1967. Les puits n°2 et 2 bis servent pour le service et l’aérage de la fosse 11/19 jusqu’en 1972. Les 3 chevalements et les principaux bâtiments sont détruits en 1976. 

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      La Route de Lille nous conduira jusqu’à la sortie de la ville et l’embranchement vers Loison où elle croisait la ligne de chemin de fer des Mines de Lens.

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     Un peu plus loin se trouvait la dernière usine, qui polluait encore dans cette partie du bassin minier : l’usine Noroxo (ex usine Kuhlmann) de Harnes qui appartenait au groupe Exxon-Mobil et qui n’est plus en activité depuis le 2 janvier 2004.

( 4 décembre, 2009 )

Rues et places de Lens (5) : la place du Cantin (R. Salengro)

      Encore plus que la rue Lannoy que nous appelons encore rue de Lille, la Place Roger Salengro est toujours pour nous, les anciens lensois, le Place du Cantin (et le restera encore longtemps je crois)

    Le nom de Cantin provient certainement d’un jeu populaire du Moyen Age qui constituait à courir autour d’un mannequin articulé appelé Quintan. Depuis toujours se trouvait sur cette place la fontaine Pierrefon où les lensois aimaient à recueillir l’eau fraiche. Mais en 1855, le creusement de la fosse 2 tout près a tari cette source.

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     Cependant, avant la 1ère guerre, la place reste un lieu de rencontre et de promenade pour beaucoup de lensois. On pouvait y voir du côté de la Route de Lille, la statue de Guislain Decrombecque, grand agriculteur, défricheur de la plaine de Lens et premier Maire de la ville. Cette statue fut érigée en 1905 mais ne restera pas longtemps sur la place puisque, détruite par la guerre 14-18, elle ne fut jamais reconstruite. A cette époque, la place avait reçu depuis 1892 le nom de place de l’Alliance en rappel de l’alliance Franco-Russe. 

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    On y trouvait aussi l’usine à gaz du côté de l’avenue du 4 septembre. Cette usine alimentait la ville en énergie (à cette époque, tout l’éclairage public était constitué de lanternes à gaz). Inutile de rappeler les dégâts subits par Lens lors de la guerre 14-18. Voici ce qui restait de la place et de l’usine à gaz :

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Dès la fin de cette guerre, des bâtiments furent érigés sur la place du cantin et servirent de Mairie provisoire.

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      Lors de la reconstruction dans les années 1920, l’emplacement de l’usine à gaz fut utilisé pour reconstruire l’école Carnot qui se trouvait précédemment de plus en plus à l’étroit rue de Lille. 

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      C’est à cette époque également que fur érigé le monument aux Morts juste dans l’axe des avenues Raoul Briquet et du 4 Septembre. Par mesures de sécurité routière, le monument aux Mort fut déplacé en 1972 au rond point de l’avenue Van Pelt.

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    Sur ce document rare datant de l’entre deux guerres, on peut voir au premier plan ce monument aux Morts qui vient d’être construit et dans le fond la statue de Decrombecque pas encore totalement enlevée. 

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      La place du Cantin a été très animée, notamment les mardis et vendredis avec les marchés de Lens qui depuis le début du siècle ont été petit à petit déplacés de la place Jean Jaurès vers celle du Cantin. 

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      De nombreux commerces entourent cette place. On y retrouve notamment le siège du journal local Nord Eclair, anciennement Nord-Matin ainsi que la quincaillerie du Cantin. 

 

( 26 novembre, 2009 )

Rues et places de Lens (4) : La rue René Lannoy

 

La Rue René Lannoy, en forte déclivité, commence au niveau de la Place Jean Jaurès pour se terminer place Salengro (Place du Cantin).

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Depuis mon plus jeune age et jusqu’à que je quitte Lens au début des années 70, la rue René Lannoy s’est toujours appelée pour mes parents « Rue de Lille ». C’est pourtant juste après la seconde guerre mondiale que la municipalité décida de la baptiser Rue Lannoy en l’honneur d’un grand résistant du Nord, chef du Front national de Libération du Pas-De-Calais décédé d’un accident de circulation le 14 décembre 1944.

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Cette rue, vieille de plusieurs siècles, s’appela Rue du Rivage, puis rue de la Porte de Lille. Au moyen age, elle menait au rivage et de là au Petit Marais (aux environs de l’actuel Lycée Condorcet) qu’alimentait de nombreuses sources. Au début du 20ème siècle, cette rue était beaucoup plus étroite qu’aujourd’hui mais était déjà très animée.

Le marché de Lens des mardis et vendredis qui avit lieu sur la Grand Place, débordait largement sur la rue de Lille :

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A l’angle de la rue de Lille et de la rue de …. l’Hospice, se trouvait L’hospice de Lens qui venait juste d’être agrandi lorsqu’il fut rasé pendant la première guerre mondiale. En 1919, des baraquements provisoires ont été installés à la place de l’hospice et servirent d’hôpital de fortune jusqu’à l’ouverture du CHL de la Route de La Bassée en 1932.

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De l’autre côté de la rue, se trouvait l’école Carnot qui fut reconstruite dans les années 20 avenue du 4 Septembre à la place de l’Usine à Gaz. Vieille de plusieurs siècles, cette école avait été transformée en hôpital militaire pendant la Révolution Française.

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Comme tout Lens, c’est une rue de Lille totalement rasée que les Lensois retrouvent lors de leur retour de l’exode en 1919 :

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Les Lensois retroussèrent leurs manches et la Rue de Lille retrouva rapidement l’aspect qu’on lui connait aujourd’hui :

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La rue fut pavée jusqu’au début des années 60 lorsqu’elle fut de nouveau élargie afin de pouvoir absorber l’augmentation de la circulation et des commerces.

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En effet de nombreux commerçants s’y installèrent et cette rue était très vivante avant l’implantation des centres commerciaux en périphérie de la ville. On y trouvait notamment un grand magasin de sport (ancêtre de Décathlon ?) :

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Et la célèbre droguerie Talandier :

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Vers l’extérieur de Lens, la Rue Lannoy est prolongée par la Route de Lille à voir dans un prochain article.

La Route de Lille, oh pardon, la rue R. Lannoy en février 2008

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( 9 novembre, 2009 )

Rues et places de Lens (3) : la Route de La Bassée

      L’axe Lens-la bassée date de l’ère Romaine et a certainement été le premier habité de la ville. Appelé faubourg Saint Laurent au Moyen age, du nom de son église construite au 6ème siècle sur une petite butte (on pense au niveau de l’hôpital aujourd’hui). L’église fut donnée à la collégiale de Lens en 1070 par l’évêque d’Arras. En 1789, l’église fut vendue comme biens nationaux et on perdit alors sa trace.

      La Route de La Bassée débute au carrefour de jonction avec la Route de Béthune et les rues Remeaux et Bollaert pour se terminer par le Centre Commercial Lens 2 et l’aérodrome de Lens-Bénifontaine (qui n’est déjà plus sur le territoire de la ville de Lens).

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    Les deux extrémités de la Route de la Bassée :

       En ville, la porte d’accès à l’Université Perrin où étaient autrefois les Grands Bureaux des Mines de Lens :

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        A l’ouest, le Centre Commercial Lens 2 et l’aérodrome :

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     Lorsque l’on remonte la Route de La Bassée, on peut appercevoir sur la droite le Collège saint Paul dont l’entrée principale se trouve rue Souvraz (ancienne rue du Pôle Nord).

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    Un peu plus loin, nous allons trouver la complexe hospitalier qui commence avec la Maison de Retraite inaugurée au début des années 60 :

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    En face quelques corons typiques de la région. Autrefois, devant chaque maison se trouvait un grand potager. Cet espace a été repris pour devenir un parking :

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     Puis nous arrivons a l’entrée de l’hôpital de Lens, appelé aussi CHL. Ou plutôt a sa première entrée puisqu’aujourd’hui une autre a été ouvert Rue Auguste Lefebvre (près de la route de Béthune).

      L’entrée du CHL a son inauguratiion en 1932, dans les années 60 et aujourd’hui :

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      Une vue aérienne de ce secteur dans les années 60 :

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       Face à l’hôpital, la rue Robert Schumann nous conduit à la piscine olympique inaugurée le 15 mai 1966 et à la Grande Résidence (on disait plutôt la ZUP) qui fut construite dans les années 60/70 pour loger « des cadres moyens et des ouvriers des usines de Douvrin ». Aujourd’hui, la Grande Résidence fait l’objet de grandes restucturations avec la destruction de plusieurs tours et leur remplacement par des logements (maisons individuelles, appartements de 4 étages maxi,…) plus humains.

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La Piscine

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La Grande Résidence

    Nous continuons notre remontée de la Route de La bassée pour arriver à la fosse 14.

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       Avec ses corons et ses commerces. Sur notre gauche, nous aurons la place Cauchy où était la Coopérative de madame Montuelle. C’est sur cette place qu’a lieu la ducasse du 14.

     Sur notre droite, avec l’enseigne rouge, le café « Pierru » où existait une section de supporters du RC Lens :

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       Plus loin, sur notre droite, nous allons trouver l’école maternelle La Fontaine et la Chapelle du 14 qui a été désacralisée et transformée en appartements :

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        Juste avant le pont de la ligne de Chemins de fer des Mines ,sur notre gauche, nous trouverons la Rue Lamennais chère à nos coeurs,

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      … sur notre droite se trouvait le chevalet de la fosse 14. Construite à partir de 1906, le siège ouvre un an plus tard. L’ensemble des installations est détruit en 1918 et reconstruit dans les années 1920. Cette fosse cesse d’extraire en 1938, concentrée sur la fosse 12. Le puits est maintenu pour le service du personnel jusqu’en 1967, date de la concentration du 12 sur le 11/19. Les installations sont détruites en 1974. Aujourd’hui, un terrain de football a pris la place du carreau de fosse.

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       La Route de La Bassée a joué un rôle très important à la fin de la première guerre mondiale. La bataille de la Côte 70 est une bataille que opposa le Corps canadien, sous le commandement du général Arthur Currie ainsi que le Ier Corps britannique (6e et 46e divisions), aux unités de défense allemandes, les 7e et 185e divisions d’infanterie ainsi que la 4e division d’infanterie de garde sur une très modeste élévation du terrain situé au nord de Lens. Elle eut lieu du 15 au 25 août 1917. L’opération canadienne était destinée à faire diversion et à soulager la pression qui pesait sur la ville.

      L’attaque commença par un barrage roulant d’artillerie, suivit de près par l’infanterie. En fin de matinée, les Canadiens occupaient les hauteurs de la côte dominant Lens. Les objectifs restant seraient atteint le lendemain. Durant la bataille, les contre-attaques allemandes se succédèrent, utilisant du gaz moutarde et des lance-flammes, mais à chaque fois ils furent repoussés au prix de lourdes pertes. À la fin de la bataille, le Corps canadien avait perdu 9 200 hommes, tués ou blessés. (Voir le livre de Christian Duquesne : Les canadiens à Lens – Août 1917 aux Editions YSEC).

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Une unité canadienne dans les tranchées de la côte 70

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