( 20 octobre, 2008 )

lensois célèbre : Edouard Bollaert

Edouard BOLLAERT (1813-1898), ingénieur des Ponts et Chaussées, devint agent général des Mines de Lens en 1856. Il eut une participation essentielle au développement de la Compagnie des Mines de Lens. Il se consacra aussi aux activités municipales en tant que conseiller. Il dirigea la Compagnie des Mines de Lens pendant 42 ans. Il laissa son nom à la cité de la fosse 12 et à l’église Saint Edouard. Il était le père de Félix Bollaert.

bollaertedouard.jpg

( 17 octobre, 2008 )

Lensois célèbre : Léon TACQUET

Petit fils de Guislain Decrombecques et gendre d’Elie Remaux dont il assura l’intérim à la tête de la Société des Mines de Lens de 1916 à 1918, Léon Tacquet était notaire à Lens. C’est son journal qui fut édité dans le livre « Dans la Fournaise de Lens ». Grand propriétaire terrien (c’est sur ses terres que les Allemands allaient implanter leur cimetière dès 1915 et que se trouve aujourd’hui le Lycée Condorcet), Léon Tacquet possédait aussi un haras qui fut rendu célèbre pour avoir logé les troupes militaires pendant les grandes grèves des mineurs de 1906 consécutives à la catastrophe de Courrières. Bonapartiste ultra-conservateur , il s’opposa fortement à Emile BASLY qu’il surmonnait « le petit épicier » pendant la première guerre mondiale. Léon Tacquet est décédé à Lens en 1936.

Grand amateur de chevaux, une course hippique porte toujours aujourd’hui son nom : Le Prix Léon Tacquet est une course de trot monté qui se déroule au mois de janvier sur l’Hippodrome de Vincennes à Paris.

Sur la photo, on voit Léon Tacquet dans la chambre aménagée dans sa cave, rue Diderot, pendant la première guerre mondiale :

tacquet2.jpg

( 17 octobre, 2008 )

Lensois Célèbre : André DELELIS

delelisandre59226h.jpg

Né le 23 mai 1924

Maire de Lens de 1966 à 1998, Député socialiste du Pas-de-Calais de 1967 à 1981, il fut aussi Ministre du commerce et de l’artisanat du gouvernement de Pierre Mauroy du 22 mai 1981 au 23 mars 1983.

André Delelis a d’abord été un défenseur sans faille de la corporation minière, et des hommes et des femmes qui la composaient, comme ses prédécesseurs maires de Lens Basly, Maes et Schaffner. Son obsession fut de déprendre sa ville de son sort charbonnier, et surtout de l’emprise des « seigneurs » des Houillères certes nationales puisque nationalisées mais dont l’esprit de caste et la volonté de domination n’avait rien à envier aux patrons des anciennes compagnies minières, et il sut pour cela exploiter l’une des réussites de son prédécesseur Ernest Schaffner, la promotion en 1962 de Lens au rang de sous-préfecture de plein exercice !

Pendant ses 32 ans d’élu municipal, de nouveaux équipements ont été réalisés ou modernisés, dans les domaines sportifs, culturels, scolaires et de la santé. En fonction lorsque les Houllières ont cessé de gérer le club, il est l’artisan principal du renouveau du RCL et de la modernisation du Stade Bollaert. Démissionnaire de son mandat de maire en octobre 1998, il a été remplacé par un de ses adjoints, Guy DELCOURT.

( 17 octobre, 2008 )

Lensois célèbre : Alfred MAES

maes3.jpg

Alfred MAES (1875 St Omer – 1941 Lens) est une grande figure de la vie politique et syndicale de Lens. En 1904, il est élu « Délégué à la sécurité » à la fosse 1 de Lens où il travaille. L’essor syndical de cette époque lui doit beaucoup. Il participe activement aux grandes grèves de 1906 qui ont suivi la catastrophe de Courrières. En 1910, il succède ensuite à Casimir Beugnet à la tête du Contentieux des mineurs puis devient secrétaire du syndicat des mineurs du Pas de Calais en 1912. En 1919, il est élu député et défend ardemment les travailleurs de la Mine au Palais Bourbon. Puis il est élu maire de Lens en 1928, à la mort d’Emile Basly. Il fera beaucoup pour le développement des soins aux mineurs et à leur famille en créant la cité hospitalière, de nombreux dispensaires dans les cités et dota la Caisse de Secours des Mines de Lens d’un immeuble boulevard Basly pour les consultations de spécialistes et les démarches administratives. Il décède à Lens le 17 août 1944. Son buste orne la cour d’honneur de l’hôpital de Lens.

maes4.jpg

( 17 octobre, 2008 )

Lensois célèbre : Casimir BEUGNET

beugnet.jpg

CASIMIR BEUGNET (1861-1910) est  un  des  hommes  qui  ont  travaillé  dans  la  région à l’amélioration  des conditions de travail des mineurs. Il est né à Sars-le-bois (Pas-de-Calais)  le  21  février  1861. En 1874, dès l’age de treize ans, il  commençe à travailler au fond,  dans  une fosse de la Compagnie de Béthune, jusqu’à l’age du service militaire. Pendant  longtemps,  il  ne  peut  retourner  à la mine, en raison  de  son  état  de  santé.  Afin de pouvoir vivre, il ouvre un petit  commerce à Bully-les-mines,  mais son affaire marche mal, en raison de sa mise  à  l’index  par  les Compagnies minières qui n’apprécie pas son activité syndicale. Il reprend alors son travail à la mine. Les Compagnies  lui  posent  de  nombreux problèmes, surtout à partir de 1890, lorsqu’il est élu délégué-mineur à la sécurité de la fosse n°2 des Mines de Béthune.  Il reste neuf  ans  à  ce poste. Après  la  grève  de 1893, il estcongédié par la Compagnie des Mines de Béthune, et tient alors un café à Mazingarbe. Pendant quatre ans, il est conseiller municipal dans  cette  localité.  L’hostilité  de  la  Compagnie l’obligea  à  quitter  Mazingarbe et à reprendre le métier de mineur à Oignies, Compagnie  d’Ostricourt. En 1898, il devient Trésorier du Syndicat de mineurs du Pas-de-Calais,  créé  par  Emile  BASLY.  Puis  il  devient  Chef  du Service du contentieux  de  ce  syndicat et membre successivement du Parti Ouvrier, du Parti Socialiste  Français,  puis  de  la  S.F.I.O. Permanent de l’Organisation syndicale, il est chargé de veiller  à  l’application  de  la  loi  du  9  avril  1898 sur les accidents de travail. En 1900, il  vient résider à Lens où il est élu Conseiller municipal sur la liste d’Emile Basly. Il ouvre un café rue Decrombecque. Au syndicat, il participe aux discussions menant aux conventions d’Arras, mais sa tâche principale consiste à défendre les accidentés du travail devant les tribunaux. En 1904, il fait son entrée à la loge maçonnique « Union et Travail ». Il mourra à Lens  le 1er juillet 1910 d’une crise cardiaque, au retour d’une réunion syndicale à la Maison du Peuple, à l’age de 49 ans.

Une statue à son effigie existe toujours dans la cour de la Maison Syndicale de Lens :

beugnetpf.jpg

( 17 octobre, 2008 )

Lensois célèbre : Benoit BROUTCHOUX

broutchoux.jpg

Benoît Broutchoux naît en 1879 non loin de Montceau-les-Mines. Il est l’aîné d’une famille de 8 enfants.

A l’âge de 14 ans, il se retrouve comme mineur à Monceau-les-Mines, Il débarque en 1898 à Paris et fait terrassier sur le chantier du métro. Il commence alors à fréquenter les milieux syndicalistes et anarchistes. Le 2 juin 1900, après la mort d’un métallo gréviste, Brouillard, tué par la police, il prononce un violent discours lors de l’enterrement : il est arrêté et condamné pour « excitation au meurtre et au pillage, injure à l’armée, paroles outrageantes au gouvernement parlementaire ». À peine libéré on le condamne, pour avoir frappé un commissaire.

En 1902, sous un faux nom, il trouve de l’embauche dans le bassin minier de Lens. Mais, dès la grève d’octobre, il s’oppose au « vieux » syndicat des mineurs (réformiste). Nouvelles condamnations pour « atteinte à la liberté du travail » et « usurpation d’identité ». Il s’implique alors dans le « Jeune syndicat » et devient le rédacteur du journal « Le réveil syndical » puis de « L’action syndicale ». Partisan de la grève générale, mais aussi propagandiste néo-malthusien et amour-libriste, il est condamné pour « outrages aux bonnes moeurs ».

Il incarnait un personnage populaire et sympathique, une vedette du pays minier, un moment de l’histoire syndicale des mineurs. « Ah ! dis donc y viennent encore emmerder l’Benoît » grondait le populo des corons de Lens, quand les cognes venaient l’alpaguer. Et la foule s’attroupait devant le domicile de Benoît pour l’acclamer et insulter les pandores. Anarchosyndicaliste, il se bagarra sans trêves contre l’ordre des compagnies minières et la mollesse des militants socialistes. Militant original et gouailleur, Benoît dirigea, en 1906, la grande grève qui suivit la catastrophe de Courrières (1066 victimes).

En mars, il est arrêté alors qu’il marchait, avec 2000 grévistes sur la mairie de Lens. Libéré de prison, il devient gérant d’un café, mais continue d’éditer le journal, grâce à une petite imprimerie.

Il lutte une bonne partie de sa vie contre Émile Basly, qu’il considère comme un traître passé du côté des patrons. En 1914, il est appelé au front mais en est rapidement éloigné après une « cure au gaz » qui rend ses poumons en état d’éponge !

( 17 octobre, 2008 )

Lensois célèbre : Emile BASLY

basly2.jpg

Emile BASLY est né le 29 mars 1854 à Valenciennes. Orphelin en 1864 et placé dans une famille de mineurs, il est embauché à la Compagnie des Mines d’Anzin. A l’âge de douze ans, il est  » galibot  » à la fosse Villars, à quinze ans, il devient herscheur; à dix neuf ans il sera abatteur, profession qu’il exercera pendant dix huit années.
En 1882, il crée le Syndicat des Mineurs d’Anzin. En 1890, il s’installe à Lens; le 7 juillet de la même année, il prononce à BRUAY-EN-ARTOIS, son premier discours syndical. L’année suivante, il est élu Président du Syndicat des Mineurs du Pas-de-Calais.
En 1884, Emile Basly fait son entrée au Palais Bourbon comme « Député de Paris « .
Rappelé à Lens par son ami Arthur LAMENDIN en 1889 pour encadrer une grève qui sera un succès, il est élu Député de la Circonscription de Lens-Liévin le 22 février 1891 et Maire de la Ville de Lens en 1900, fonction qu’il conserve jusqu’à son décès.
Pendant la Première Guerre Mondiale, Basly demeure fidèle à sa ville. Avec calme et dignité, il fait face à l’occupant. Déporté le 11 avril 1917 avec toute la population; il retrouvera, fin 1918, une ville complètement anéantie.
La reconstruction de la ville sera la dernière mission de Émile Basly.
Il y  la notoriété sous les surnoms:  » le mineur indomptable  » ou  » le tsar de Lens « .Le 11 février 1928, il décède en son domicile, 12 rue Urianne Sorriaux, des suites d’une congestion cérébrale, après une semaine d’agonie.
Il repose dans le caveau des Maires de Lens, érigé par lui, à l’entrée du Cimetière Est. Une statue à son honneur est visible à l’entrée de Lens par la Route d’Arras.

dumortier.jpg

( 17 octobre, 2008 )

Lensois célèbre : Guislain DECROMBECQUE

decrombecquephoto.jpg

Né en 1797 à Lens, Guislain DECROMBECQUE est fils et petit fils de maître de postes, il prend la suite de cette activité jusqu’en 1832.Celle-ci déclinant avec l’arrivée de nouveaux moyens de transport (chemin de fer), Guislain DECROMBECQUE se consacre de plus en plus à l’agriculture.

   A son mariage en 1821 avec Sabine ROUSSEL, Lensoise d’origine, il possède 75 ares de labour. Son domaine ira croissant; dès 1849, il comprend 250 hectares cultivés avec 4 annexes (étables et bâtiments d’exploitation) à Vimy, Avion, au Bois-Rigault et au Bois de Lens. En 1868, il s’étend sur 450 hectares. A la ferme, s’ajoutent alors plusieurs ateliers et industries annexes (une sucrerie, une distillerie, un moulin à farine, un atelier de maréchal férant…). Il emploie au total entre 300 et 500 personnes pour l’ensemble de ses activités (culture et dérivés).

   Sur les immenses terres, réputées peu fertiles de la plaine de Lens, Guislain DECROMBECQUE déploie tout son savoir faire et son ingéniosité. Il utilise des engrais naturels variés et laboure plus profondément le sol. Le rendement de ses terres augmente et sa réussite a alors valeur d’exemple. On le surnomme “le défricheur de la plaine de Lens”.

   En 1855, à l’exposition universelle de Londres, il est reconnu comme l’un des meilleurs agriculteurs francais. Puis à l’exposition universelle de 1867, il se voit décerner le Grand Prix.

decrombecquestatue.jpg

A la fin du 19éme siècle, une statue en son honneur est installée place du Cantin. Elle sera détruite lors de la première guerre mondiale et jamais reconstruite.

( 17 octobre, 2008 )

Les lensois célèbres

Aujourd’hui, je débute une série de présentation des lensois qui ont marqué l’histoire, qu’elle soit politique, syndicale, sportive, culturelle ou scientifique.

Ces lensois, plus ou moins connus du grand public, ont contribué à faire la renommée de notre ville.

Ils ont pour nom :

  •  
    • Guislain DECROMBECQUE
    • Emile BASLY
    • Benoit BROUTCHOUX
    • Casimir BEUGNET
    • Alfred MAES
    • André DELELIS
    • Edouard BOLLAERT
    • Elie REUMAUX
    • Léon TACQUET
    • Félix BOLLAERT
    • Auguste BEHAL
    • Ernest SCHAFFNER
    • Georges CARPENTIER
    • Maurice GARIN
    • José BEYAERT
    • Didier SENAC, Daniel XUEREB et François BRISSON
    • Christophe SALENGRO
    • André HORNEZ
    • Stephan KUBIAK
    • Auguste DETOEUF
( 11 octobre, 2008 )

Petit tu es, petit tu resteras !!!

Vous connaissez la fable de la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf ? Et bien, nous, on a un petit qui veut faire croire aux gens qu’il est grand.  Il a pu abuser les français sur beaucoup de sujets, mais sur celui là, il ne peut rien faire : il restera toujours un « PETIT ».

010.jpg

à gauche : photo officielle diffusée par l’Elysée; à droite, celle de la Maison Blanche

Et vive les talonnettes :

004.jpg

003.jpg

005.jpg

Et quand y’en n’a pas assez, on se démerde autrement :

008.jpg

006.jpg

007.jpg

1...89101112
« Page Précédente  Page Suivante »
|